‹ Médicaments microbiensChapitre 25 sur 163 · MORDUE · texte numérisé non relu

MORDUE

A. — EXAMEN DE Là PERSONNE MORDUE.

L'e.xamen d'une personne qui a été mordue ou qui croit avoir été mordue par un animal enragé ou suspect a une grande importance. Bien souvent, le praticien pourra la rassurer d'un mot et lui épargner, en même temps que des angoisses parfaiteiuent comi.réhensibles, l'ennui d'un voyage au siège d'un Institut antirabique;

P. REMLINGER.— VACCINATION ANTIRABIQUE.

Y a-t-il eu vraiment morsupe ?

La première ([ucsLion à résoudre esL la suivaiiLe : Y a-L-il ou iioii eu morsure?

Diafîuostic (lilTéi cnliel avec une coiitiision simple. — 11

faut (lisLinguerdeux cas suivant que le Iraumalisme a porté sur des parties nues ou recouvertes par les vêtements.

Danslepremiercas.il s'agit parfois d'une simple contusion produite par le museau de l'animal. 11 est impossible de découvrir non .seulement la moindre plaie, mais même la plus petite solution de continuité des téguments ayant pu servir de porte d'entrée au virus. Ces personnes seront rassurées et renvoyées. Par contre, la moindi'e érosion épidermique mettant le derme à nu commande le traitement antirabique.

Diagnostic différentiel avec une plaie par ratissage. — Lorsque l'agression a eu lieu par-dessus les hal/its, le diagnostic ditl'érentiel se pose entre une morsure et une plaie par ratissage ou par tiraillement. L'examen des vêtements tranchera la difficulté. Ceux-ci ont-ils été déchirés ou simplement troués, perforés par les dents de l'animal? 11 y a eu vraiment morsure et bien que le virus ait été en partie absorbé par les étoffes, la plaie a pu en recevoir une quantité suffisante pour que l'apparition de la rage puisse s'ensuivre. Les mordus de cette catégorie doivent être dirigés vers uti Institut.

Fréquemment, par contre, on observe une plaie qui peut même être large, profonde et saigner beaucoup. Mais elle a été faite pardessus une robe et un jupon, par-dessus un pantalon et un caleçon, par-dessus une veste et une chemise et l'un au moins de ces deux vêtements, souvent l'un et l'autre n'ont pas subi la moindre solution de continuité. 11 est évident qu'alors il n'y a morsure qu'au sens vulgaire que le public attache à ce terme. 11 s'agit en réalité d'une plaie par ratissage, produite par le tiraillement des dents de l'animal sur les vêtements de la victime et celle-ci ne court aucun dan-er. Les caractères de la plaie corroborent souvent le renseignement fourni par l'intégrité des habits. Au lieu des deux traces de crocs qui d'ordinaire caractérisent une morsure, on trouve une plaie linéaire, le plus souvent superficielle et entourée d'une zone ecchymotique. Ces caractères sont toutefois accessoires et c est a. l'état des vêtements qu'il convient d'accorder la plus grande

importance. , ■ .„

Cette rè-le que l'absence de toute solution de continuité conlieindique le^lrailement antirabique ne va pas sans quelques excep-

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