CONDUITE A TENIR VIS-A-VIS D'UNE PERSONNE MORDUE
lions. La mocsui'e est failo pai-lois à travers un tissu lâche, celui d'un bas de lil pai- e.xemijle. Il n'est pas impossible à la dent pointue d'un chien ou d'un chat de passer entre les mailles de l'éloire qui so rel'erment ensuite. Le traitement antii'abi([ue peut èti-e indi(iué. D'autres l'ois, les morsures sont faites à ti'avers une seule éj)aisseui' d'un tissu lin : j>ant de lil, panlalon de toih;, etc., le tissu ne subil aucune solution de continuité, mais il est humidifié parla bave qui peut médinlement venir au conlact de la jilaie. Ici encore, le traitement sera conseillé. D'autres fois, la morsure a lieli dans une région du corps qui, comme le poignet, est à la limite des parties nues et i-ecouvertes pîii' des vêtements. 11 est difficile de savoir si la morsui-e a été faite à nu ou à travers les habits qui n'auraient été nullement lésés. Dans le doute, on conseillera au mordu de suivre le traitement.
Lavage et cautérisation des plaies.
Lorsque le médecin s'est assuré qu'il se trouve bien en présence d'une morsure et non d'une contusion ou d'une plaie par ratissage, il doit procéder au lavage des plaies et à leur cautérisation. Le lavage, dont l'action est surtout mécanique, peut se pratiquer avec une solution de sublimé ou d'un antiseptique quelconque ou tout smiplement avec de l'eau propre. La cautérisation sera réalisée à a l'aide du thermocautère ou, à défaut, d'un fer rouge ordinaire. Bien que les caustiques physiques soient préférables, on peut recouru- aussi aux caustiques chimiques (nitrate d'argent, sulfate de cuivre, acide sulfurique, acide azotique, etc.). Cependant, les mordus viennent bien souvent trouver le médecin une demi-heure une heure et davantage après la morsure et les faits démontrent que, dans ces conditions, les cautérisations môme énergiques demeurent inefficaces. 11 y a lieu de se demander si ce n'est pas imposer alors une souffrance inutile que de pratiquer une opération qui, dans aucun cas, ne dispense de suivre le traitement antirabique et qui en outre amoindrit la vitalité des éléments cellulaires dont 1 mtervention dans la lutte contre l'infection peut avoir son utilité, lasse le terme d'une heure, neus conseillons l'abstention. Celle-ci est également indiquée dans les délabrements atroces, comme ceux qui résultent de certaines morsures de loups. Dans ces cas, la cautérisation, extrêmement douloureuse, est forcément incomplète cLZ' T abondanis. Les plaies aseptisées et
caut nsees son recouvertes d'un pansement occlusif. Un pansenient sec, simplement destiné à protéger la plaie contre les pous-
iMùdic. luicrobiuns. ~
sa p. lŒMLlNGER- — VACCINATION ANTIRABIUUJi.
sii-.'cs (le l'ah' oL le IVolXe.nenL des habils, suflil dans la grande uniionlé des cas. Il n'y a rien là du reste (|ui soil spécial a la .-afie et uousn'inslsLons pas. Dans des cas exceptionnels, (luel.ines pouils de suture pourront être praliqués. Ce serait une laule lourde que de faire subi.' à un moi'du une autoplastic en l'ègle, retardant anisi de quinze joui^s - connue nous l'avons vu une fois - son envoi a rinstitut antirabique.
Conduite à tenir vis-à-vis des personnes léchées ou griffées.
Il arrive que le médecin soit consulté non pas pour une morsure unis pour des plaies accidentelles que de la bave aura contaminées ou aura pu contaminer, pour des écorchures qu'un ch.en enraj^e ou suspect aura léchées. Le danger est le même que pour les morsures. Les léchements sur des excoriations même fort minimes comme les .^ercures des lèvres ou les petites plaies du pourtour ungueal connues vulgairement sous le nom d' « envies » sont fort dangereux en raisou du grand nombre des terminaisons nerveuses dans ces régions. La rage est également susceptible de se Iransmettre par COUD de griire. Le chien et le chat contaminent leurs patles e leuis grilles soit directement en les léchant, soil indirectement par 1 intermédiaire de la litière sur laquelle la bave se répand. En gril ant, ds mettent à nu de nombreux fdets nerveux sur lesquels le virus s'ensemence. 11 faut donc se comporter vis-à-vis des Pe>-sonnes léchées ou griffées par un animal enragé ou suspect absolument comme vis-à-vis des personnes mordues.