FONCTIONNEMENT D'UN INSTITUT ANTIRABIQUE
Loi'S(|uc les mordus apporleiiL à rinstiliit la lôlc ou le bulbe de l'aiiinial monleur, il peut être iudiiiué de procédec le jour même ù la roclierche des corpuscules de Négri et de dillerer jus([u'à cetlé épreuve le commencement du traitement. Toutefois si une constatation positive est une indication formelle du traitement antirabique, l'absence de ces foi'mations constitue en laveur de la non-existence de la rage une simple présomption et n'implique nullement que la vaccination peut être évitée. Le nom des personnes admises à suivre le traitement, ainsi que les renseignements foui-nis par leur interrogatoii'e, par le vétérinaire ou le médecin qui a examiné ranima,l mordeur, par les rccbercbes qui ont pu être faites à l'institut antirabique même, sont inscrits au registre spécial. Le tableau cicontre reproduit le modèle adopté par la grande majorité des instituts antirabiques.
Médic. microbiens.
P. REMLINGER. — VACCINATION ANTIRABIQUE.
Nom cL l'rùnoius
Age (3l prolcssion
Adresse
Espèce de l'animal mordeur. . . .
DaLe de la morsui-e
Siùge des morsures
Nombre des morsuces
ÉLal des morsures
Vêtemenls déchirés, eLc
Cautérisation au i'er rouge
Cautérisation par agents chi-
miques
Date des cautérisations.
Renseigneinenls véléviiiuires.
Nom et adresse du vétérinaire..
Gortilicat
Résultat do l'examen de l'animal.
— avant sa mort
— après sa mort
llenseirjnemenls parLiculiers.
A qui appartient l'animal ?
Ou est-il devenu?
Modilications de la voix
Motlifications du earactère
D'autres personnes ont-elles été
mordues?
D'autres animaux?
Renseignements du laboratoire.
Animal amené le
Examen nécroscopique
Constatations histologiques
Résultat des inoculations
État du mordu au départ de l'institut
En possession de tout ou partie de ces i-enscigncnicnts, le médecin doit éviter d'inscrire banalement le mordu dans une des trois catégories de traitement (intensif, moyen, bénin), en usage dans la
FONCTIONNEMKNT D'UN INSTITUT ANTIRABIQUE. OU
plupart des Instituls. 11 doit « individualiser » chaque cas ol, n|)n\s mùro rôdexion, faire choix de la (brmule à a])pli(]uer qui pourra lorL bien sortir des moules habituellement udo[)tés. Il peut eiilin renouveler de vive voix au mordu quebiues-unes des recommaiidatkins que celui-ci a déjà pu trouver affichées dans la salle d'attente (1), mais ([u"il peut èti'c bon de faire entrer plus profondément dans son esprit.
L'interrogatoire des entrants étant terminé, on prépare les émulsions qui leur sont destinées et les inoculations commencent. Les mordus sont inscrits par ordre d'arrivée sur la liste du jour conforme au modèle suivant:
Liste des inoculations du -190...
Nombre de jours de ' traitemeiil.
Nom et
Prénoms.
Numéro des
inoculations.
Age de 1,1 moelle.
Observations.
Elle comprend, on le voit, quatre colonnes ; la première indique le nombre de jours de traitement que le malade doit subir la deuxième donne ses nom et prénoms ; la troisième le numéro de I mocula ,on subie ; la quatrième l'âge de la moelle à injecter 11 existe enhn une colonne d'observations.
L'appel se fait en commençant par les malades nouveaux ■ il se poursui par les mordus qui reçoivent les mêmes moelles V IV
1 ' 'rc ; jî'li'^'r'""'"^'^"? "'^'^ donc bientôt plus conforme à 1 OKhe d arrivée La peau de l'abdomen est frottée avec un tampon d ouate hydrophile imbibée d'une solution antiseptique eTTes
(1) Nous nous son.mes arrêté à Constuntinople A la rédaction suivante ■ avec soin la peau du ventr'e. 1.
grande régularité, deviier la fatigue, les refZissemenl. , H
alcooliques. . part cell eiles n'J^ ^ ir^rn^ it^^
rage qui, tout à fait exceptionnellement Tl-.,\J , ^''^ <^''» <'«
dus ni ..a ".étlwKlepastorieune nV^u ;,éd^^^^^^^^ "« sont donc
vUé des „,orsures ou du reUrd Ippor;^ rtli: s^^iî^'^^::.
REMLINGER. — VACCINATION ANTIHABIQUE.
imei^Lions pmLiquées .lans la .■.•gioi. .le Thypocoodre ou du Oanc. Los malades qui ojjL à sul.ir deux ino.'ulalions pendant les premiers iours n'en reçoivent bientôt plus, saut exceptions, qu une seule, alternaliveme.a Ju cOté droit et du côté gauehe. On se ser d une serin'-ue — de préférence d'upe seringue de btraus-Ooliin ^ stériÏÏsée parébulliliou prolongée dans une solution de borate de soude à 40 p. 1000. Le même instrument peut servu- pour tous les malades puisqu'ils softt jjioculés par ordre de virulence cro.ssaate. Une môme aiguille stérilisée une fois pour loutcs peut servir é.^alement pour toutes les inoculations, à condition d'èti e trempée ai^rès chaque injection dans de Fhuile chaude qui a également pour avantage de rendre la piqûre moins douloureuse. Pendant les premiers jours du traitement, les mordus graves, particulièrement les mordus à la lace sontconvoqués à nouveau raprès-midi pour une nouvelle série d'inoculations. En cas de morsure de loup, il est indiqué de multiplier davantage encore les injections et par conseqnent de conserver les mordus à llnstitut pendant toute la journée. Ls mordus graves doivent être interrogés de temps en temps au po nt de vue des sensations subjectives (élancements, iourm.llem nts démangeaisons) éprouvées du côté de leur cicatrice ou du Tembre mordu ainsi que des modifications objectives rougeur, tTes ence) dont la cicatrice pourrait être le siège. Ces phénomènes sont d svmptômes prémonitoires de la rage d'une importance re Grande S'ils viennent à se produire au cours des vaccinations, i e t indiqué d'inoculer rapidement au malade des doses massives d^ér^ulïïons vaccinantes. On a vu parfois (E. Roux) ces symptôme disrarXe sous l'induence d'un traitement intensif rapidement institué et les malades échapper à la rage
va de soi que dans i^n Institut antirabique les apms ch)iven ét e robÎet d'une attention très minutieuse au point de vue de leu pôid ?id ogrammes environ), de leur alimentation des sympU^me ou'ils mésentent, des maladies infectieuses contre lesquelles i ? n.to de es n otéc^er, des infections agoniques et cadavériques il itt pré e V eur cerveau et leur moelle... L'asepsie et i pÏÏ dSlg^lement être l'objet d'une surveillance toiUe :;Sère, sP^f -eut a^^ursde^^^^^^ -
entraînerait trop loin.
lïÉTHODE DÉS DIIillTlONS VIRULENTES.
lùi
V. — VACCINATION PAR LA MÉTHODE DES DILUTIONS VIRULENTES OU PROCÉDÉ D'HOGYES.
La méthode pastorionno classique que nous venons d'exposer présente cet inconvénient (|ue la virulence des moelles desséchées n'est pas toujours rigoureusement conforme à leur àgo. Les variations sont surtout frappantes lorsqu'on utilise de petits lapins et lorsque tous les animaux inoculés ne sont pas du mémo poids. Les moelles inégalement épaisses se desséchent aussi inégalement et la virulence ne décroît plus régulièrement suivant l'âgé de la moelle. Pasteur ayant émis l'opinion que la dessiccation diminuait la virulence en changeant non la qualité du virus mais sa quantité, Hogyes entreprit de parer à ces inconvénients en remplaçant les moelles desséchées par dù virus fixe dilué. On prélève au niveau du Lulbe d'un lapin qui vient de succomber au virus fixe un gramme de substance nerveuse. On l'émulsionne très finement et très nseptiquemen t dans 100 grammes de solution physiologique et on passe à travers une toile. L'émulsion ainsi obtenue sert à faire les dilutions plus étendues nécessaires au traitement des malades. Hogyes a vu que la dilution à 1/10 000 inoculée sous la dure-mère du lapin à la dose d'un quart de centimètre cube ne lui donnait pas la rage ; la dilution à 1/5 000 ne la lui donne pas sûrement et l'incubation est très longue ; enfin les dilutions plus faibles donnent des incubations de plus en plus courtes; celles à 1/200 et à 1/100 sont aussi actives que les dilutions les plus concentrées. II admet que les dilutions depuis 1/10 000 jusqu'à 1/6 000 correspondent à la série des moelles du quatorzième au huitième jour ; la dilution à I/o 000 équivaut à une moelle du septième jour ; les dilutions à 1/1 000, à 1/500, à 1/200 correspondent aux moelles des sixième, cinquième, quatrième jours. Le traitement est donc commencé par l'injection sous la peau du flanc de 3 centimètres cubes d'une dilution de virus fi.ve frais à 1/10 000; il est poursuivi par l'injection de 1-3 centimètres cubes de dilutions graduellement plus concentrées et se termine par l'inoculation d'un centmù'tre cube d'une dilution à i/100. La méthode d'Hôgyes donne des résultats identiques à ceux de la méthode paslorienne classique et il est bien difficile de se prononcer en faveur de l'une ou de l'autre. Elle est usitée rion seulement à Buda-Pesth, mais encore à Madrid et à Sofia. Les formules de traitement employées sont les suivantes :
P. REMLINGER. —
VACCINATION ANTIRABIQUE.
Traitement de 14 jours.
Morsureu à la main, el au jucd.
Jour Dwgré Ouanlité
(le riiiociiliUioii. lie la dilulion. en cenlini. cuhcs.
^ . i Malin 1/10 000 + 1/8001) :!-3
l"' ; l/GOOO + l/îiOOO 3-3
^ Ma Lin 1/^000 3
- ~ (Soir 1/2000 2
(Matin 1/2000 2
3° - Jsoir 4/1000 1 1/2
(MaLin 1/1000 U/2
~ /Soir 1/300 1
5c - Matin 1/200 1
(Matin 1/1000 + 1/5000 3-3
6° - /Soir 1/2000 2
(Matin 1/2000 2
- )soir 1/1000 U/2
(Matin 1/1000 1 1/2
8" - (Soir 1/500 1
ge — Matin 1/200 1
(Matin 1/6000 + 1/5000 3-3
- îsoir 1/2000 2
(Matin 1/2000 2
- Isoir 1/1000 1 1/2
(Matin 1/2000 1 1/2
- Uoir 1/SOO 1
l;ie Malin 1/200 1
14" — Malin 1/100
Traitement de 20 jours.
Morsures à la lête.
In„r ^egrS Quanlilé
de l'inoculalion. la dilution. en cenlnn. cubes.
■ Matin 1/10000+1/8000+1/6000 3-3-3
l" Soir "' .... 1/5000+1/2000 3-2
(Matin 1/5000 + 1/2000 3-2
2^ - Isoir 1/1000 + 1/500 U/2-1
3e Matin 1/200 1
(Matin 1/0000 + 1/5000 3-3
- )soir 1/20004-1/1000 2-H/2
(Matin.':: 1/1000 + 1/500 1 1/2-1
^° - Soir... 1/200 l
'Matin 1/COOO + 1/3000 3-o
6" - !soir .::: 1/2000+1/1000 2-11/2
(Matin 1/1000 11/2
'^^ - Soir • 1/500 1
8e - Matin 1/200 J
c Malin .... 1/6000 + 1/5000 a-3