‹ Médicaments microbiensChapitre 37 sur 163 · MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES

A. — Phéuonièues subjectifs. — Dans la grande majorité des cas, la vaccination antirabique ne détermine chez celui qui la subit aucun phénomène objectif ou subjectif digne d'être noté. La douleur produite par l'injection est très modérée ; elle disparaît complètement après une ou deux minutes. Au point d'inoculation, on ne constate aucune particularité ou tout au plus — surtout chez les personnes obèses — une rougeur diffuse très légère. Dans les premiers temps de la vaccination pastorienne, on avait cru i^emarquer que cette rougeur augmentait avecle degré de virulence de l'émulsion. Cette opinion n'a nullement été ratifiée par la suite. Cliez les personnes en cours de traitement, la constipation est la règle. Elle n'est jamais assez intense pour susciter quelque complication.

Quelquefois, soit que la rougeur locale soit un peu plus vive que d'ordinaire et s'accompagne d'une légère induration, soit indépendamment de toute manifestation au point d'inoculation, les mordus accusent le soir quelques lancées au point où les injections ont été

f,'?o'r?o ^' = '■'''^'^ ""^'"'^ ''°'^P« une 'fièvre modérée

[SI ,5 a 38»), un peu d'agitation et d'insomnie. Ces phénomènes qu'un bain tiede atténue très rapidement durent, en l'absence de toute tl.erapeul.que, de deux à trois heures, puis disparaissent sponta- Remetil..

P. REMLINGER. — VACCINATION ANTIRABIQUE.

QueUiiiolois aussi, on nol(! au coui's du IraiLcmcnl une iuméj'aclion des (jangUons axiUaivca. Al)so[umonL indolore, elle passe inaperçue de la plupart des malades. Quel(iuos-uns la découvi'enl i)ar iiasard et la signalent alors au niéd(!cin. Celle adénite a été attribuée par différents aulcui's à la souilluie de réinulsion pai' des microbes vulgaires. Tel n'est pas noire; avis. D'une pari, en efl'el, cet engoi'gement ganglionnaire s'observe alors que les régions inoculées ne présentent pas la moindre trace d'inflammalion. De l'autre;, on ne la voit pas apparaître dans les cas heureusement rares où, au niveau de ces mêmes régions, il e.\iste une lymphangite bien caractérisée, voire de véritables abcès. 11 est probable qu'elle est liée à l'absorption du vaccin lui-même. Un sait en effet que celui-ci est absorbé par les lymphatiques tandis que le virus est transmis aux centres par les nerfs. Une tuméfacLion analogue des ganglions axillaires a été notée par C. Paul chez des neurasthéniques auxquels il injeclait des émulsions de substance cérébrale de brebis saines. Ceci ne prouve rien contre l'hypothèse que nous émettons e( la confirme plutôt. On conçoit mal en effet qu'intimement lixé sur les éléments nerveux, le vaccin antirabique puisse être absorbé indépendamment d'eux.

B. — Phénomènes objecttls. — Objectivement, on note une augmentation souvent très marquée de la leucocylose totale. Cette hyperleucocytose s'accroît de façon progressive. Elle atteint son maximum à la fin du traitement, puis disparaît très vite. Elle n a nen de spécifique et se voit également à la suite de l'injection de moelles normales.

La vaccination antirabique ne produit pas de variations nettes dans le rapport des diverses variétés de globules blancs entre elles^

Il n'existe pas de polynucléose ou de mononucléose constante et typique; on n'observe pas davantage de variations du pourcentage physiologique des divers mononucléaires.

bu côté des urines, on ne note aucun phénomène intéressant. Le rein supporte très bien les injections pastoriennes. La présence de l'albumine n'a jamais été constatée et des analyses très minutieusement faites n'ont jamais montré du côté des échanges nutrili s de moditications tant soit peu importantes. DilTérenls auteurs ont cru devoir s'assurer que le vaccin ne s'éliminait ni par 1 urine m par la salive et que, par conséquent, ces liquides étaient, chez les personnes en cours de traitement, absolument inollensifs.

MODIFICATrONS PATHOLOTrlQUES.

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