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PRÉPARATION DE LA TOXINE DIPHTÉRIQUE

lOOG^^raniiiics.

Glycùtino •

Clilocuiv lie socliuni —

Phospliatn liipotassiquc 2e''.ri

Laclato d'ammonium f'"*''.-)

Sulfate (le masni'siuin 'tB'',;i

Clilorurc do calcium 0*^''.'l

Asparaj^ino S'^''.^

lliii;oiinen(| ol Doyon (1) répôlent, les expri-iences d'Ouchinski cl IrouveiiL : <> que k's résuUaLs positifs avancés par rauleur doivent ôtro considérés comme loul ;i fait o\-ceptionnels, du moins pour la diphtérie » .

C'est aussi l'avis de Hadicy (2) qui vient tout récemment de reprendre l'étude de cette question et qui propose d'ajouter du glycocolle pour obtenir un milieu plus parlait; voici sa formule :

Glycérine 3 grammes.

Clilorure de sodium Oe:'',GO

— de calcium 0bT,08

Sulfate du magnésie Oif',32

Pliospliate bipotassiqne OB''', 23

Lactate d'ammonium 0s'',7.')

Glycocolle Osi',10

Eau Q. S. pour 100 grammes.

Pour accoutumer certaines races réfractaires à un tel milieu, des quantités croissantes de celui-ci sont ajoutées à du bouillon. Hadley linit toujours par obtenir des cultures sur la solution glycocollée.

Choix du microbe. — Quel que soit le milieu de culture choisi, on remarque que tous les microbes ne donnent pas une toxine diphtérique également active. Non seulement on voit que les microbes virulents qui tuent rapidement les animaux donnent en général une toxine plus active que des microbes peu virulents; mais encore on trouve que, parmi les plus virulents, les uns donnent des toxines très actives, d'auti'cs des toxines peu actives ; le pouvoir toxigène n'est pas absolument dépendan^de la virulence. La conclusion qui découle de ces observations'ést que, dans la pratique, on doit i-echercher dans les microbes virulents quels sont les plus toxigènes. On fait un choix et on examine ensuite quel est celui qui on dehors de l'organisme conserve le mieux ses propriétés toxigènes ; parfois on trouve des microbes très actifs lorsqu'ils viennent d'être isolés et qui, dans la suite, ne conservent pas la fonction toxigène, il faut donc les élimin(;r.

(1) lluTOUNiiKQ et DoïoN, Société de biologie, 18 «vi-il 1800, p. Ani.

(2) Philii'Pe B. Hadley, Journal of infecC. discases, sitppléinciit du 3 iimi 1907, p. 95.

140 LOUIS MAhtlN. — SÉROTHÉRAPIE ANTIDIPHTÉRIQUE.

Modes de coliscrvalion du iiiicrohe. — Quand on a Liouvé un bon niiciobo, bon producteur de toxine, et consei'vant celle propriété, il iinpoi'lo de le garder (!n culture en dehors de l'oi^Kunisine.

Chaque laboratoii'e a ses méthodes; ce qui jirouve du reste ([u'il n'y en a pas d'absolument parfaites. Nous conseillons avant tout d'éviter les milieux dans lesquels les microlxis pi'oduisent des acides.

Cette règle est généralement observée dans tous les laboratoii-es et voici quelles sont les méthodes les plus em])loyées :

Kosenau (1) conseille les ensemencements journaliers sur sérum, sur agar ou sur bouillon.

A l'Institut Pasteur, nous ensemençons tous les deux jours en bouillon.

Malgré ces précautions, il arrive que le pouvoir loxigène diminue; nous indiquerons comment on peut le remonter; mais en général dans tout laboratoire on conserve de vieilles cultures qu'on doit rajeunir par deux cultures successives lorsqu'on veut s'en servir.

Nous employons des cultures sur sérum coagulé, les tubes sont ensemencés par stries, puis placés àletuve à 37° pendant quarantehuit heures. On les relire et ou les laisse dans un local à température basse, 10°-12" et constante. Il faut avoir bien soin de recouvrir ces tubes d'un capuchon de caoutchouc ou mieux de les l'ermer à la lampe. On peut atissi employer les vieilles cultures siir bouillon et les rajeunir au moment de s'en servir.

Spfonck, usant d'un autre procédé, ensemence sur sérum liquide, qu'il met vingt-quatre heures à l'étuve à 37°, puis conserve la culture en dehors de l'étuve à l'abri de la lumièra. Quand on veut t-eprendre le microbe, il faut le rajeunir; pour cela on l'ensemence d'abord sur sérum, et de ce sérum dans le bouillon qui doit servir à produire la toxine.

Augmentation du pouvoir toxigène. — Quand un microbe perd une partie de son pouvoir toxigène, on peut l'augmenter par différents procédés. Roux et Yersin, avaient conseillé pour augmenter la virulence d'Un microbe, de l'associer au streptocoque, soit en culture, soit en injections aux animaux; ce moyen peut servir pour augmenter le pouvoir toxigène. On a aussi de bons résultats en pratiquant des passages par les animaux et en particulier par le cobaye. Enfin nous avons souvent remonté le pouvoir toxigène en plaçant dans le ventre de lapins un sac de coUodion rempli de bouillon ensemencé avec du bacille diphtérique; après quelques passages, le microbe devient très toxigène.

(1) RosE^AO, The i.nn.unity unit for sliindm-izing Diphtei-ia aiUiloxin {ïfygienic laboratory nuit., avril 1905, ii" 21).

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