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WASSEHMANN ET LEBER. — MÉNINGITE ÉPIDÉMIQUE

lion nouvelle du milieu de culLure, on oltserve une légère perlucbalion dans la croissance, ([ui no Larde ceixindanl pas à redevenir régulière après une ou deux généralions. Tandis (ju'une addition de glucose au milieu nutritif facilite la croissance, la glycérine ne lui est pas favorable. Dans du bouillon contenant du sérum ou du sang, le méningocoque se met à pousser également, bien qu'avec quelque dil'liculté; de même sur la pomme de terre et dans le lait, qu'il ne fait pas coaguler.

Diagnostic bactériologique.

Comme, en général, le mucus de la gorge contient, même chez les individus sains, desdiplocoquej non colorables d'après la méthode de Gram, le diagnostic différentiel présente certaines difficultés. Le méningocoque n'étant guère pathogène pour les animaux qui servent d'ordinaire aux expériences, il faut avoir recours pour l'identilication à deux signes assez caractéristiques : la fermentation et ViKjijlutinatiun.

i° Von Lingelsheim, qui a étudié à fond la biologie du méningocoque et des formes qui lui sont apparentées, a fait observer, que, dans un milieu contenant du glucose ou du lactose, le méningocoque seul produisait de la fermentation. Pour le démontrer, il se servit d'un milieu nutritif contenant de la teinture de tournesol, qui rougit par suite de la production d'acide durant la fermentation. A 135 centimètres cubes d'un mélange liquide de trois volumes de gélose à 3 p. 100 et d'un volume de liquide ascitique, on ajoute 13 centimètres cubes d'une teinture de tournesol, contenant du glucose ou du maltose à 10 p. 100.

Le dit phénomène est un trait caractéristique et de grande importance, s'il s'agit de distinguer le méningocoque des autres parasites de la gorge plus ou moins inolfensifs, tels que le biplococcus phuryngis fluvus et le Micrococcus calarrhaiis. Tandis que ce dernier, qui se trouve presque toujours dans la cavité naso-pharyngienne, ne produit jamais d'acide, le premier en produit quelquefois des traces dans les milieux cités plus haut.

2" En second lieu, c'est V agglutination qui nous sert à distinguer le méningocoque des autres coques qui lui ressemblent. Danscebul,on sesert du sérum d'un cheval immunisé par des injections de méningocoques provenant de dliférentes races. Comme le sérum d'un cheval normal donne parfois, dans des dilutions faibles, l'agglutination, les contrôles avec ce sérum ne peuvent jamais être omis, d'autant moins que le pouvoir ngglutinatif des dilTérenles races est très vai'iable. Pour ce qui l 'iiicèi-ne là technique, on observera seulement

DIAONOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE.

l'agglutination macroscopique, soit en gouttes sur porte-objet, soit en ('•prouvettes et, non seulement après une ou deux heui-os, mais aussi après vingt-f|uatrc heures. Coninie nous venons de le dire, l'intensité du phénomène varie beaucoup chez les dilï'érentes races et il arrive que, dans un seul et même sérum, une race donne Tagglutination encore dans une dilution de 1 : 2000, tandis qu'une autre ne le donne plus à 1 : 300. Dans ce dernier cas, une augmentation de la températui'e stimule quelquel'ois l'agglutination à un tel point ([u'on a observé des races qui n'agglutinaient qu'à la température de 35° (Kulscher).

L'agglutination s'obtient le mieux de la façon suivante : Mettons dans plusieurs éprouvettes 1 à 2 centimètres cubes des différentes dilutions du sérum agglutinant, et comme contrôle les mêmes dilutions de sérum d'un cheval normal. Dans chaque tube, nous ajouterons ensuite une anse de culture fraîche, en la broyant finement. Les éprouvettes sont mises à l'étuve, et l'on fixe le résultat après deux heures et après vingt-quatre heures. Le sérum spécifique donne l'agglutination dans des dilutions bien plus fortes que le sérum normal.

Nous avons déjà fait remarquer que la pttthogénie du méningocoque vis-à-vis des animaux est en général très faible. Par des passages répétés ou bien par la culture en surface sur du bouillon, additionné de sang, le méningocoque devient quelquefois très infectieux pour la souris. Quant à la toxine, qui se trouve dans les corps des bactéries (endotoxine), on l'obtient, soil par filtration de vieilles cultures sur bouillon, soit en faisant un extrait aqueux (eau distillée) des cultures fraîches (c'est-à-dire 2 centimètres cubes sur une boîte de Roux). La virulence d'une telle toxine est ti'ès labile et se perd quelquefois tout spontanément. De même, sa toxicité vis-à-vis des animaux variebeaucoup. En générale,! à0,3centimèlrescubes injectés dans le péritoine tuent le cobaye. Mais, pour produire le même efi'et par la voie sous-cutanée, il faut une dose bien plus élevée.

Pour larecherche pratique du méningocoque on examinera, en premier lieu le sédiment du liquide céphalo-rachidien, qu'on obtient par la ponction lombaire. Après l'examen microscopique (méthode de Gram), on l'ensemence sur un des milieux cités plus haut, a(in d'identifier les cultures pai- les méthodes de la fermentation et de l'agglutination.

En dehors du litjuide céphalo-rachidien c'est surtout la muqueuse de la cavité naso-pharyngienne qui héberge les rnéningocoqucs. Pour les recueillir, nous nous servons d'un (il en platine, un peu plus Iclng que celui cri usage pour l'cxanieh bactériologique des

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