SCENE IX
DORSIGNY ronde, Mme DE MIRVILLE, M>»e DORSIGNY. MM. J'étais sûre de vous trouver ensemble; ah! pourquoi tous les ménages ne ressemblent-ils pas au vôtre?
Jamais de querelles, toujours d'accord; c'est édifiant;
ma tante est d'une complaisance angélique, mon oncle
d'une patience exemplaire.
DO. Tu dis bien vrai, ma nièce; il faut être patient
comme je le suis pour souffrir un pareil bavardage. MD. Ma nièce a raison, il faut être complaisante comme
moi pour entendre de pareilles sottises.
DO. Eh bien! madame, ma nièce ne m'a presque pas
quitté depuis mon retour; voulez -vous la prendre
pour juge?
MD. Très volontiers, je promets de m'en rapporter à sa
décision.
MM. Qu'est-ce que c'est donc?
MD. Imaginez-vous que mon mari ose me soutenir que
ce n'est pas lui que j'ai pris tantôt pour mon mari.
Quellenschriften 3. 7
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