SCÈNE IX
CHAMPAGNE, M«ne DE MIRVILLE, DORSIGNY neveu
M«ne DORSIGNY, SOPHIE.
CH. Le voilà, madame, le voilà.
MD. Qui, mon mari?
CH. Eh! non, mon maître.
S. Mon cousin !
CH. Oui, mademoiselle, il avait raison de vous marquer qu'il arriverait presqu'aussitôt que sa lettre.
MD. Mon mari part, son neveu arrive; avec quelle rapidité les événements se succèdent.
DN. (avec ses cheveux et F uniforme de son régiment.) Ma
chère tante, enfin je vous revois; j'aiTive plein d'i«-
quiétude.
MD. Bon soir, mon cher neveu, bon soir.
DN. Quel froid accueil!
MD. Je suis enchantée de te voir; mais mon marî .... DN. Lui serait-il arrivé quelque accident?
MM. Mon oncle est arrivé ce soir d'un long voyage, et
il vient de repartir à l'instant même, sans que nous
sachions pour quel endroit.
DN. C'est incroyable.
CH. C'est unique, en vérité.
. Pidsqme T^ilà Champagne, il va nous expliquer cette •vimtore.
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m. Tu*- pBWilIe ^li^^ion «t faite p»w l»oB<«r tonte 1»
&millr.
CH. V..n> entfndfz bien nu'ù n* p»> e» le traips de >"»iiin>»-r arani i^in départ. (TiaHipa^ne. m'a-t-U dit l'iniiK-t dt- IVut m'obli^ de partir «■r-le-ehamp. p^'or . . . Saint-Peterï.b(Hirï:. jVibéis et je pare- J'écrim â m» femme le plalôt qu'il me sera posoble; quant au mariaire de ma fille avec son eonân, elle «ait cpe j'appmove eette Daion.
DN. Qu'en lends-je? mon cher oncle appronve . . . CH. itni. mon^ienT. il l'approitTe. — Je laû»e ma femme la mailnviv^ de twnt: j'espère, a-t-îl ajonté. trouver à DMU) iviuur le?^ nore^ faite? et ma fille henrense. MO. Kt il «-st parti seul ?
CH. Seul? )).t.< dn tont. il ayait avec lui nn grand monsieur nui avait reellemenl l'air fort distingué, MO. Je n'eu re«ens pas.
MM. Il faut prt'venir se? désirs, et qu'il trouve, à aon
retour, ee mariage fait.
S. l-e eousentemeut de m<ni père roe paraît bien certain, et je «e me ferai aucun scrupule, à-présent, d'épouser