‹ Médiocre et rampant: ou, Le moyen de parvenir und Encore des ménechmesChapitre 92 sur 98 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LES PRECEDENS, LE NOTAIRE, entre Dorsigny neveu el Mad. Dorsigny.

N. Je suis le très - humble serviteur de toute la compagnie.

MD. Eh! c'est M. Gaspard, le notaire de la maison.

N. Oui, madame, M. Dorsigny s'est donne la peine de passer chez moi.

MD. Comment! il est passe chez vous, avant son départi

N, Comment? il est parti! voilà donc pourquoi il n'a pas eu la patience de m' attendre; j'ai trouvé, à mon retour, ce billet de sa main. Voulez -vous bien vous donner la peine de le lire?

CH, C'est le notaire que voti*e oncle était allé chercher.

DN. Pour le mariage de Lormeuil.

CH. (À Dorsigny,) Si nous pouvions nous en servir pour le vôti'e.

DN. Chut! écoutons.

MD. (lit.) „Je vous prie, monsieur, de vouloir bien passer chez moi, ce soir même, et de m'apporter le contrat que vous avez dressé pour ma fille. J'ai mes raisons pour que le mariage se fasse cette nuit môme."

CH. Pour le coup, madame ne peut plus douter du consentement de monsieur.

S. Maman, vous n'avez plus besoin que mon père vous écrive, puisqu'il a écrit à monsieur.

MD. Qu'en pensez- vous, M. Gaspard?

N. Mais cette lettre me paraît assez claire.

MD. Allons, mes enfans, soyez donc heureux, puisque M. Dorsigny lui-môme vous envoie le notaire.

DN. Allons vite, Champagne, une table, une plume, de l'encre, et signons.

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