PREMIERE MEDITATION
Les corps ne nous eclairent pas , et nous ne sommes point a nous-memes notre raison et notre lumiere.
I. II me semble que le plus grand bien que je possede presentement, c’est ma Raison; et que si j’etais a moi-meme la cause de mes lumieres, et de mes connaissances, je serais en meme temps la cause de la perjection de mon etre. Je pourrais meme etre la cause de ma felicite : car comme c’est le plaisir et la joie qui me rendent beureux et content, je trouve tant de satisfaction, lorsque la lumiere de la verite se repand dans mon esprit, que j’ai quelque sujet de penser, que celui qui m’eclaire est celui-la meme qui me rend heureux.
II. Je sens que la lumiere se repand dans mon esprit a proportion que je le desire, et que je fais pour cela un certain effort que
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j’appelle attention (a). Cet effort qui certainement est de moi, est done cause de la production de mes idees : ainsi je suis a moimeme ma raison et ma lumiere. Et puisque les nouvelles decouvertes produisent en moi du plaisir et de la joie; je suis la veritable cause de ma perfection et de mon bonbeur.
III. Mais prends garde, mon esprit, ne te trompes-tu point? La lumiere se repand en toi, lorsque tu le desires, et tu en conclus que tu la produis. Mais penses-tu que tes souhaits soient capables de produire quelque chose? Le vois-tu clairement? Y a-t-il une liaison necessaire entre tes desirs et leur accomplissement ?
IV. Tu cours un peu trop vite. II y a peutetre un soleil (b) pour les esprits, comme tu en vois un pour les corps. II y a peut-etre une lumiere et une sagesse Eternelle, une Raison universelle (c), immuable, necessaire, qui eclaire tous les hommes, et qui les rend tous raisonnables. Si e’etait une telle lumiere qui t’eclairat, si celui, qui renferme les idees de tous les etres, t’aimait tant que de se vouloir bien communiquer a toi a proportion de tes desirs, ne serais-tu pas bien miserable de
( a) Fondemenl du prejuge. ( Note ajouiee dans la 3e ed .)
(b) Sagesse, v. 6.
(c) Jean, 1, 9.
MEDITATIONS CHRfiTIENNES
tirer de sa bonte des raisons de ton ingratitude? Ne serais-tu pas bien deraisonnable de juger que tes souhaits sont la cause veritable de tes lumieres, a cause de la fidelite et de l’exactitude avec laquelle cette souveraine Raison te donnerait ce que tu souhaites, dans le moment que tu le souhaites.
Y. Des que tu veux penser a quelque objet, 1’idee de cet objet se presente a ton esprit : mais c’est peut-etre une faveur que tu dois reconnaitre d’autant plus volontiers, qu elle t’est plus promptement accordee : c’est peutetre que les volontes de ton Dieu, qui sont immuables et toujours efficaces, s accordent avec les tiennes; et qu’en cela elles font ce que tu veux, et ce que tu penses faire. Tu fais veritablement un effort pour te representer tes idees : ou plutot tu veux malgre la peine et la resistance que tu trouves te les representer. Mais cet effort que tu fais est accompagne d’un sentiment par lequel Dieu te marque ton impuissance et te fait meriter ses dons. Yois-tu clairement que cet effort soit une marque certaine de l’efficace (1) de
(1) Efficace, adjeclif : se dit d'une cause qui produil 1 e^Subsixintif : comme efficacite, la propriete d'etre cause effpour cause efficace, voir : Med. IX, § II, et Recherche,
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tes volontes? Prends-y garde, cet effort est souvent inefficace, et tu ne vois point clairement qu’il soit efficace par lui-meme.
VI. Pourquoi juges-tu que tu es la cause de tes idees? Sais-tu bien seulement ce que c’est qu’une idee? Sais-tu de quoi elle est faite? Sais-tu meme si elle est faite? Rentret-elle dans le neant des que tu n’y penses plus, ou bien si elle s’eloigne de toi? La fais-tu renaitre, ou la rappelles-tu lorsque desirant de la revoir, elle se represente a toi? Si tu la rappelles, par quelle puissance l’obliges-tu de revenir? Et si tu la produis de nouveau, par quelle puissance, par quelle adresse, sur quel modele la rends-tu si semblable a elle-meme?
VII. Voici seulement ce qu’il y a de certain. Tu veux penser, par exemple, a un carre, et Fidee de ce carre se presente a toi : tout le reste t’est encore incertain. Tu peux done juger que tes volontes sont ordinairement accompagnees de certaines idees, tu en es convaincu par le sentiment interieur que tu as de ce qui se passe en toi. Mais par quelle raison jugeras-tu que tu en es veritablement la cause? Prends garde, de quoi formeras-tu
son efficacite). Les lexles essentiels sonl : Trait6 de la Nature et de la Grace, III, art. XIX a XXII, el surtoul la premiere des Quatre lettres du P. Malebranche touchant. celles de M. Arnauld, § V, p. 6 sq, t. II du Recueil de toutes les reponses... 1709.
l’idee du carre, la formeras-tu du neant ou des corps qui t’environnent? Si du neant, tu peux done creer. Mais sur quel modele? Mais d’ou as-tu ce modele? Mais si tu as un modele que tu n’as pas fait, a quoi te servira ton idee que tu pretends avoir faite? Le modele suffira. Car en ce cas ce sera veritablement ton modele, et non ton idee, qui t’eclairera, et que tu consulteras (1). Laisse done la ton idee pretendue, et reconnais que 1 Auteur de tes modeles est 1’ Auteur de tes connaissances.
VIII. Tu penses peut-etre que tu regois, ou que tu formes des corps qui t’environnent les idees que tu en as : mais n’ecoute pas tes sens. Consulte ce que tu reconnais en toi de plus eclaire et de moins sujet a 1 erreur. Penses-tu que ces corps soient visibles par eux-memes ; qu’ils puissent agir en toi, et se representer a toi? Penses-tu qu une figure puisse produire une idee, et un mouvement local un sentiment agreable ou desagreable?
IX. Le corps le plus capable d’agir en toi est apparemment celui auquel ton esprit est immediatement uni : car si ceux qui t environnent agissent en toi, ils n’agissent que par lui? Dis-moi done, quelle est sa figure, sa grosseur, sa situation? Est-ce cette glande
(1) Premiere et deuxieme editions : « Car c' est verP tablement ton modele, el non ton idee, qui t eclaire, et que hi consultes. »
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qu’on appelle pineale (1) ou quelqu’autre partie voisine? Si ton corps ou la partie principale que tu animes dans ton corps ne peut se representer a toi, comment cette partie pourrat-elle par elle-meme te representer les corps qui t’environnent?
X. Mais peut-etre diras-tu que c’est toimeme qui t’appliques aux corps de dehors; que tu te repands sur eux; que tu les penetres, ou celui qui en a re<ju Fimpression, et que tu en extrais tes idees : car il n’y a point de chimeres que tu ne formes, d’extravagances que tu ne soutiennes, de galimatias que tu ne sois pret de (2) dire pour defendre Fkonneur de tes puissances imaginaires. Courage done, repands-toi jusque dans les Cieux par tes rayons visuels (3) : ou si tu crains de te
(1) Glande pineale ou conarion, petit corps qui se trouve vers le milieu du cerveau, de forme conique, comparable ci une pomme de pin el du volume d'un gros pois. (Dictionnaire usuel des sciences medicales. Dechambre, Mathias Duval, Lereboullei, 1897). C'esi cel organe qui esl, scion Descartes, le siege de Fame. Voir : Traite de l’Homme, t. XI de Fedition Adam, pp. 176-177 el 179; Dioptrique, t. VI, pp. 109 el 129; Traite des Passions, I, art. 31 el 32, t. XI, pp. 351-353; Correspondance, l. Ill, pp. 19 et 361, et loute une discussion p. 137.
Comment Malebranche entencl cette residence de Fdme : Recherche, I, chap. X, §§ III et V ; II, premiere partie, chap. /er, § II. Entretiens, IV, § XI.
(2) Pret de : frequent au XV ID siecle; voir Littre, Dictionnaire, etc., el Huguet, Petit glossaire des classiques frangais du XVI I® Hachelie, troisieme edition 1920, p. 309.
(3) Italiques ajoutees dans la deuxieme edition.
dissiper dans ces grands espaces, et de quitter le corps que tu anirnes, re<jois avec soin Timpression ou l’eclat des etoiles : multiplie tes facultes et range-les par ordre pour la recevoir : divise-toi encore toi-meme en deux parties, dont Tune spiritualise les images de ces corps introduites, et conduites jusqu’a elle par le premier des sens, et I’autre les regoive parfaitement transformees en idees. Courage, te voila ta lumiere a toi-meme par ton adresse et par ta puissance : tu n as besoin que de la presence des corps pour les voir. Te voila Philosopbe parfait : car tu n as point recours a Dieu pour expliquer les choses les plus difficiles. Mais pauvre et superbe esprit, ton imagination te seduit. INe sens-tu pas la faiblesse et la vanite de tes puissances : ne vois-tu pas que ces deux intellects tant vantes ne sont que de pures fictions; et que les Philosophes ne les ont imagines que pour flatter leur orgueil, et couvrir leur ignorance.
XI. Interroge ta Raison, consulte ta conscience, rentre en toi-meme. As-tu quelque idee, ou quelque sentiment inteneur de ces deux puissances, et de ces autres facultes que tu te donnes si liberalement? Tu dois les sentir si tu te les attribues : tu dois les connaitre si tu Pen sers. Veux-tu juger sans examen : veux-tu sans raison te distinguer de toi-meme. II ne faut dire que ce qu on
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voit clairement : il ne faut s’attribuer que ce qu’ou sent interieurement. Autrement on devine au hasard, on s’eleve en idee, on se grossit de vent, et I’orgueil et 1’amonr-propre fait de l’Etre de l’komme un compose fantastique de grandeurs et de puissances imaginaires.
XII. Je te prie done, quelle action produistu lorsqu’ayant les yeux ouverts, tu vois ce qui t’environne? As-tu sentiment interieur de Taction de ton intellect agissant ? Quoi, tu ne sais et tu ne sens rien de ce que tu fais? Mais n’est-ce pas la une preuve evidente que tu ne fais rien? Tu exprimes du carre que tu vois ou de son image corporelle, Tidee qui le represente, et tu ne connais ni ne sens 1 action par laquelle tu fais cette expression merveilleuse : Qui t’apprend done que tu agis dans cette operation?
XIII. Mais je te demande, quand t’aviseras-tu de faire tes expressions? Car les images corporelles des objets, suppose qu’il y ait de telles images, ne sont "point intelligibles : elles ne peuvent se representer a toi. Agirastu sur ce qui t’est inconnu? Mais qui t’avertira d’agir, qui reglera ton action? Multiplie done encore tes facultes, si tu veux defendre ton pouvoir, et ton independance.
XIV. Lorsque tu vois proclie de toi un carre ou un cercle en differentes situations,
les projections qui se font de ces figures sur ton nerf optique , sont toutes differentes, et par consequent les images corporelles, qui s en forinent dans ton cerveau, ne peuvent pas etre les meines : elles doivent ressembler a des parallelogrummes ou a des ellipses de toutes fagons : et cependant tu ne vois toujours qu’un meme carre ou un meme cercle. Par quelle adresse exprimes-tu des idees semblables a ces figures, et tout-a-fait dissemblables aux images dont tu assures toutefois que tu les exprimes.
XY. Au contraire lorsque tu vois sur un tableau certaines figures, tu t en representes qui leur sont tout-a-iait dissemblables : lorsque tu vois des ellipses, tu te representes des cercles, et tu formes des idees intellectuelles de carres sur des images corporelles de parallelogrammes. Comment te laisses-tu tromper par tes propres puissances, malgre toutes tes connaissances, et tous les efforts de ta volonte? Et comment exprimes-tu des idees, qui ne ressemblent, ni aux images dont tu les exprimes, ni meme a l’objet qui envoie ces images pretendues.
XVI. Puisque ces puissances te trompent ne t’en glorifie pas : et puisqu’elles sont contraires a tes volontes, ne les appelle point tes puissances. Elies ne sont point en ton pouvoir, si elles agissent en toi malgre toi.
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Ce n’est point toi qui agis par elles, puisqu’elles resistent a ton action, puisqu’elles agissent contre tes efforts, ou puisqu’elles agissent sans que tu v penses.
XVII. Tu demeureras peut-etre d’accord que les Idees des objets qui t’environnent se produisent en toi par une puissance que tu ne connais pas, et qui lie t’appartient pas, pourvu que l’on t’accorde aussi que cette puissance ne produise tes Idees que de ta propre substance, car tu veux trouver en toi toutes choses; et si tu sens bien que tu ne les renfermes pas toujours actuellement, tu pretends du moins les renfermer en puissance et dans leurs Idees.
XYIII. Mais, je te prie, peut-on tirer d’un Etre aussi limite que tu es, les Idees de tous les etres; d’un Etre d’une seule espece, les Idees de toutes les especes; d’un Etre imparfait et deregie, les idees que tu as de la perfection et de l’ordre? (a) Trouveras-tu dans la mutabilite de ta nature des verites necessaires, dans l’inconstance de tes volontes des lois incapables de' cliangement, dans un esprit de quelques jours, des verites et des lois Eternelles ?
XIX. Tu penetres les Cieux, tu perces les Abimes : tu decouvres le mouvement et la
(a) Voir les Entretiens sur la Metaphysique. Entr 2. (Ajoutt d parlir de la deuxttme edition.)
situation des Astres, tu devines la qualite et la formation des metaux : tu te repands meme au dela des Cieux, car tu passes les bornes du monde que tu consideres, et cependant tu t’imagines que tu renfermes en toimeme tout ce que tu vois. Quoi, penses-tu etre assez grand pour renfermer en toi les espaces immenses que tu aper^ois? Pensestu que ton Etre puisse recevoir des modifications qui te representent actuellemcnt 1 infini? Penses-tu meme avoir assez d etendue pour contenir en toi 1 Idee (1) de tout ce que tu peux concevoir dans ce qu’on appelle un atome; car tu con^ois clairement que la plus petite partie de la matiere que tu imagines, se pouvant diviser a Finfini, elle renferme en puissance une infinite de figures et de rapports tous differents.
XX. Je t’accorde cependant que tu puisses recevoir actuellement en toi des modifications infinies; mais, quand tu penses a des espaces immenses, tu ne vois pas seulement des modifications infinies, tu vois une substance infinie, tu ne la vois done pas en toi.
XXI. Reponds-moi. Tu vois clairement, que Fhyperbole et ses asymptotes et une infinite de lignes semblables, prolongees a l’infini, s’approchent toujours sans jamais se
(1) Premiere edition : « idee ».
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joindre i tu vois evideznment qu’on peut approehcr a Finfini de la racine de 5, de 6, de 7, de 8, de 10, et d une infinite de nombres semblables, sans jiouvoir jamais la rencontrer, comment, je te prie, te modifieras-tu pour te representer ces choses?
XXII. Comment toi, qui es un Etre particulier, te modifierais-tu pour te representer une figure en general? Comment toi qui n’es pas tout etre, mais seulement esprit, pourraistu voir en toi les corps ? Comment pourrais-tu voir en toi cent ou un centieme 5 en toi qui ne peux ni te multiplier par cent, ni te diviser en cent? Concois-tu que la modification dun etre particulier puisse etre une modification universelle; qu’on puisse decouvrir des corps et les modifications des corps dans des etres qui ne renferment que les proprietes des esprits; qu’on puisse diviser a Finfini les esprits, comme les corps, afin d’en multiplier les parties?
XXIII. Ne consois-tu pas qu’un cercle en general ne peut etre fait, et qu’il peut etre connu? Ne sens-tu pas que les corps que tu vois sont entierement distingues de toi? Et ne comprends-tu pas que les nombres que tu compares entre eux, sont bien differents de tes modifications, que tu ne peux comparer entre elles, et dont tu ne peux decouvrir aucun rapport?
XXIV. Tu t’imagines qu’il est necessaire, que tes Idees soient des manieres d’etre de toi, afin que tu les apergoives aussi clairement que tu fais : et tu lie prends pas garde que tu ne comprends rien dans tes propres sensations, qui certainement sont des modifications de ta substance.
XXV. Sais-tu clairement ce que c’est que ton plaisir et ta joie, ta douleur et ta tristesse? Peux-tu comparer ces clioses entre elles pour en reconnaitre les rapports, aussi clairement que tu connais que 6 est double de 3 et que le carre de la soutendante d’un angle droit est egal aux carres des deux cotes? Si tu ne connais tes modifications que d’une maniere fort imparfaite, pourquoi mets-tu tes Idees de leur nombre, comme si sans cela tu ne pouvais les apercevoir aussi clairement
que tu fais?
XXYI. Tu sens tes modifications, et tu ne les connais pas : tu connais tes idees et les choses par leurs idees, et tu ne les sens pas : des que tu veux t’appliquer a quelque Idee elle se represente a toi, et quoique tu veuilles sentir du plaisir ou de la joie, tes volontes ne produisent rien en toi. Comment done ne vois-tu pas la difference qu’il y a entre tes modifications et tes Idees ?
XXVII * Tu ne te modifies pas comme tu veux : et tu penses a ce que tu veux. D oil
vient cela; si ce n’est que tu n’es pas fait pour te sentir ni pour te connaitre, mais pour connaitre la verite qui ne se trouve pas en toi? Tu ne connais point clairement tes sensations, quoiqu’elles soient en toi et une meme chose avec toi. D’ou vient cela? si tu es ta lumiere a toi-meme, si ta substance est intelligible, si ta substance est lumiere illuminante , car je t’accorde qu’elle est lumiere, mais lumiere illuminee (a).
XXVIII. Sache done que tu n’es que tenebres, que tu ne peux te connaitre clairement en te considerant, et que jusqu’a ce que tu te voies dans ton Idee ou dans celui qui te renferme toi et tous les etres d’une maniere intelligible, tu seras inintelligible a toi-meme. Tu reconnaitras peut-etre dans la suite de tes Meditations la Verite de ce que je te dis presentement : convaincs-toi seulement que les Idees, par lesquelles tu aper^ois les objets, ne sont point des modifications de ta substance, puisque tu connais clairement tes Idees, et que tu ne connais que par sentiment interieur, et d’une maniere fort confuse et fort imparfaite, tes propres modifications, et encore pour les autres raisons que je t’ai proposees.
(a) S. Aug. tract. 14. in Joan. (Les iialiques el la reference ont ete ajouUes dans la deuxilme edition.)