‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 109 sur 258 · LUNDI SAINT. (BIS.) — LA SAINTE FACE · texte numérisé non relu

LUNDI SAINT. (BIS.) — LA SAINTE FACE

est l'objet de la part des impies et des mauvais chrétiens? A cette fin, unissez- vous à la Vierge-Mère qui, pendant l'enfance du Sauveur, baisa si affectueusement ses joues divines, que les bourreaux devaient un jour si cruellement meurtrir. Unissez-vous aux Anges et aux Bienheureux, qui adorent dans le ciel Celui qui fut si indignement bafoué sur la terre.

0 Jésus! vous êtes le Verbe de Dieu, l'image de sa substance, et comme sa face adorable. Offenser votre Père, môme légèrement, n'est-ce pas vous faire rougir de notre ingratitude et répandre la tristesse sur votre beau visage? Ah! préservez-moi de ce malheur, et donnez-moi la grâce : 1° De réparer mon passé par le repentir. 2° De vous dédommager de la froideur des chrétiens à votre égard. Et à cette fin je vous considérerai souvent dans votre image, pour compatir à vos souffrances et m'embraser de votre amour.

2» Fruits de la. dévotion a la sainte faciî.

Un prêtre distingué de Florence ' avait coutume de prier devant une image de la sainte Face. Comme il passait chaque jour un temps considérable dans ce pieux exercice, il fut remarqué par une jeune mondaine de la maison voisine, qui s'imagina qu'il restait ainsi immobile devant un miroir pour s'admirer lui-môme. Elle lui témoigna le désir de voir ce miroir. Le saint prêtre y consentit : il lui apporta l'image de son Sauveur. « Voilà, lui dit-il, le miroir devant lequel vous devriez, vous aussi, vous contempler journellement. Voyez l'affreux état de ce divin visage qui expie vos crimes ; c'est l'image de votre âme ; c'est l'ouvrage de vos péchés. Purifiez-vous donc par le repentir, afin de mériter de voir un jour cette Face sacrée, qui resplendira dans la gloire. » — Ces paroles, dites d'un ton pénétrant, attendrirent le cœur de la pécheresse, qui commença dès lors une vie pénitente.

Et nous aussi, plaçons-nous souvent devant ce touchant miroir de la sainte Face, pour y considérer les ravages que le péché a faits dans notre âme, en la couvrant de tant de blessures, en la défigurant par tant de souillures, par tant de fautes de vanité, de mensonge, d'insubordination, de médisance, de sensualité, fautes qui exigent notre repentir et nos larmes. — Sommes-nous dans I'affliction ? l'adversité semble-t-elle nous accabler ? Quoi de plus

(1) llyppolile Galléatin.

capable de relever notre courage, que de comparer nos peines à celles de Jésus, et de lire dans ses yeux divins combien elles sont précieuses devant Dieu ? — S'il arrive que la défiance, la tristesse, le désespoir s'emparent de nous, tournons nos regards vers la figure meurtrie, mais calme et paisible de notre Médiateur, et disons au Père céleste :

« Seigneur! mes péchés m'épouvantent, le monde et le démon me dressent des embûches, où irai-je? à qui recourrai-je ? Ah! cachez-moi dans la face de votre Christ. N'est-il pas le miroir de vos miséricordes? Mon âme perdue en lui ne pourra plus voir autre chose que votre clémence toujours prête à me pardonner. » — Ah ! si, comme les Saints, nous savions contempler la Face de notre Sauveur, qui est aussi celle de notre Juge, nous apprendrions comme eux : 1° A harmoniser, dans nos sentiments et notre conduite, la crainte et l'espérance. 2° A nous avancer en conséquence vers le ciel, par la voie sûre de la défiance de nous-mêmes et de la confiance en Dieu, confiance qu'il nous faut rendre de plus en plus ferme et généreuse dans la pratique, en nous appuyant sur Jésus-Christ et sa divine Mère.

mardi saint. — La croix de Jésus et la nôtre.

Préparation. — Comme Jésus porta sa croix sur le chemin du Calvaire, ainsi nous portons la nôtre sur le chemin de la vie. Considérons 1° Les effets précieux de ces croix. 2° Les motifs que nous avons de les aimer. —Nous prendrons ensuite la résolution d'unir chacune de nos peines à celles du Rédempteur et de lui demander la patience au moment même où nous souffrons. Ad Dominum, cum tritmlarer, clamavi et exaudivil me.1

lo Précieux effets de la croix pe Jésus et de la nôtre.

Lorsque le genre humain vit le Fils unique de Dieu, chargé d'une lourde croix, s'avancer péniblement sur la route du Calvaire, il aurait pu pressentir l'heure de sa délivrance : l'iniquité de la terre allait être effacée, la justice divine apaisée, l'enfer

(I)Ps. 119, 1.

fermé, et l'espérance du salut rendue aux âmes do bonne volonté.

— De même, quand le Seigneur nous afflige, c'est un signe qu'il veut nous pardonner, nous préserver de la damnation, nous faire recouvrer la grâce ou l'augmenter en nous, avec les dons et les vertus qui l'accompagnent. N'y a-t-il pas là de quoi nous inspirer l'estime de la souffrance ? Pourquoi donc, dans les épreuves, nous plaindre et murmurer?... t

Jésus portant sa croix pour s'y laisser clouer dans notre intérêt, nous donne en cela le plus fort témoignage d'un véritable amour.

- N'est-ce pas aussi une marque de sa tendresse, de nous appeler à partager ses peines et ses ignominies? Quand nous souffrons avec abandon au bon plaisir de Dieu, nous présentons en quelque sorte avec Jésus notre tête aux épines, notre corps aux coups, et nos épaules à la croix. Nous sommes donc avec lui sous les mêmes coups de fouets, sous les mêmes épines, sous la même croix. 0 précieux fardeau de la croix! tu nous unis à notre Dieu-Sauveur!... « Ceux que j'aime, dit-il, je les éprouve et les châtie,1 » pour les associer à mes opprobres et à mes douleurs. Heureux le disciple fidèle qui, semblable au Cyrénéen, porte la croix, de concert avec Jésus, sans se laisser jamais décourager!

Le bois sacré que porta le Rédempteur et sur lequel il mourut, est regardé par saint Jean Chrysostome, comme la clef de la Jérusalem céleste. — Il en est de même des peines que Dieu nous envoie : elles nous méritent la gloire et le bonheur éternels. « Bienheureux l'homme qui souffre avec patience, dit l'Esprit- Saint, parce qu'il recevra la couronne de vie!2 »

Pour vous rendre digne de cette brillante couronne, examinez quelle est votre croix la plus habituelle, et dans quelles dispositions vous la portez. Est-ce avec chagrin, avec humeur et impatience? Ne vous en faites-vous pas une source de péchés, une occasion de ruine, au lieu d'un moyen de vertus et de mérites ? Quels regrets vous aurez, à la mort, d'avoir si mal souffert les contrariétés de cette misérable vie!

0 Jésus! vous avez porté d'avance toutes mes croix dans la vôtre, et vous m'en avez allégé le fardeau. Souvent même vous avez changé mes amertumes en douceurs par l'onction de votre grâce. Ah ! faites-moi désormais estimer la souffrance et la regarder comme un signe de pardon, — un gage de votre tendresse - et un moyen puissant d'obtenir l'éternelle réatitude.

(l)Apoc. 3, 10. (i)Jac. 1, 12.

2° Motifs de souffrtr avec amour.

Jésus aima la croix; dès son incarnation, il l'eut toujours devant les yeux. Il aima les privations, les tourments, les opprobres qui lui étaient destinés. — A son exemple, contemplons souvent la croix par laquelle il nous a rachetés : nous y trouverons des motifs d'aimer comme lui les afflictions, la pauvreté, l'abjection. « Jésus a souffert dans sa chair, dit le Prince des Apôtres ; armez-vous de cette pensée ; d » qu'elle soutienne votre courage dans les épreuves de cette vie. Après que la Sagesse incarnée s'est abreuvée en votre faveur au calice d'amertumes, oseriez-vous toujours boire à la coupe du plaisir?

Imitateurs fidèles de Jésus crucifié, que n'ont pas fait les Saints pour marcher à sa suite? Avec quel amour ils ont embrassé la pénitence, supporté les affronts et les douleurs! « Rien n'est capable de me plaire en ce monde, disait la bienheureuse Marguerite-Marie, sinon la croix de mon divin Maître, mais une croix toute semblable à la sienne, c'est-à-dire pesante, ignominieuse, sans douceur, sans consolation, sans soulagement. Toutes les autres grâces ne sont pas comparables à celle de porter la croix avec Jésus. » — Ainsi parle cette amante du Sacré-Cœur et de la souffrance. Animés des mêmes sentiments, tous les Saints se sont fait une loi de renoncer pour Dieu aux satisfactions des sens, aux désirs de l'amour-propre, et de supporter généreusement toutes les tribulations d'ici-bas.

Quand donc nous sommes éprouvés, nous entrons dans leur famille. Bien plus, Jésus et Marie sont à notre tête et nous encouragent par leur exemple. — Dans vos afflictions, figurez-vous l'Homme-Dieu portant sa croix et venant au-devant de vous, comme il le fit à saint Pierre, pour vous exhorter à vous résigner; ou bien vous montrant ses blessures comme à sainte Thérèse, et vous disant comme à elle : « Tes douleurs n'iront jamais jusque-là. »

Non, créature coupable, jamais tu n'auras à endurer en ce monde autant que ton Créateur innocent. Comprends donc I'injustice de tes plaintes, de tes mécontentements en présence de la croix. Quelles que soient tes répugnances, il te faudra souffrir, soit en cette-vie, soit en l'autre; pourquoi donc ne pas faire de nécessité vertu ? pourquoi ne pas embrasser avec bonheur ce qui

(1)1 Peu. 4, 1,

doit te préserver des maux à venir et te conduire à l'éternelle béatitude?

0 Jésus! ô Marie! inspirez-moi la résolution sincère : 1° De penser souvent à vos douleurs. 2° D'implorer votre secours, dans toutes les occasions qui se présentent à moi d'exercer la patience et la résignation.

mercredi saint — Du chemin de la croix.

♦Préparation. — « Et Jésus portant sa croix, dit saint Jean, s'avança vers le Calvaire.1 » Nous méditerons : 1° Les avantages de la dévotion au chemin de la croix. 2° Comment il nous représente le chemin de la vie. — Nous conclurons de là qu'il nous faut désormais supporter nos peines quotidiennes, sans murmurer, ni nous plaindre, si nous voulons être les vrais disciples de Jésus portant sa croix. Et bujidans sibicrueem, exivit in enm, quidicitur Caivariœ, locum.

1« Avantages de r.A dévotion au chemin de la croix

Sans parler des riches et nombreuses indulgences attachées à l'exercice du chemin de la croix, que d'avantages n'y trouvonsnous pas ! Chacune de ses stations est comme une école de vertus. Les livres de piété nous racontent les scènes de la Passion ; le chemin de la croix va plus loin, il nous y fait assister. Nous sommes en quelque sorte présents à la condamnation du Sauveur, lorsque nous considérons Pilate assis à son tribunal, et le Fils unique de Dieu, debout devant lui et écoutant la sentence de mort qui le frappe injustement. Et quel spectacle, grand Dieu! de voir l'Innocence infinie chargée pour nous de la croix des criminels ! de contempler le Tout-Puissant qui s'affaisse sous le fardeau do nos péchés! Et bajulans sibi cruœm.

Puisque l'exemple est plus entraînant que la parole, la fidélité à suivre Jésus sur la voie de ses douleurs est un des moyens les plus efficaces de sanctification, un moyen à la portée de tout le monde, et qui, sans fatiguer l'esprit, réconforte puissamment le coeur! Chaque station nous donne, en effet, un enseignement

(l)Joan. 19, 17.

facile et pratique, c'est-à-dire les exemples d'an Dieu, qui par eux-mêmes sont lumière et force, le Sauveur ne manquant jamais d'aider les âmes qui s'appliquent à les suivre. Combien d'instructions n'y trouvons-nous pas pour apprendre à nous humilier, à obéir, à supporter les contradictions et les oppositions d'autrui sans aigreur et sans impatience !

Est-ce bien là ce que vous y cherchez? Depuis si longtemps vous exercez cette dévotion; en êtes- vous devenu plus attentif à vous renoncer, à mourir à vos inclinations et à vos défauts? En voyant Jésus et Marie s'unissant sur la route du Calvaire, pour opérer ensemble le salut de tous les hommes, vous trouvez-vous plus enclin à vous dévouer au bonheur de vos semblables ? — En considérant le Cyrénéen aidant Jésus à porter sa croix, êtes-vous plus empressé à rendre service au Sauveur dans la personne de vos frères ?

Oh ! combien la faveur accordée à la Véronique, ô mon Dieu ! devrait me stimuler à graver dans mon esprit et mon cœur les traits sanglants de. mon Sauveur couronné d'épines et défiguré pour mon salut! Combien toutes les stations, en un mot, devraient m'apprendre la résignation constante dans les peines de cette vie, résignation qui est le secret de la paix intérieure, la preuve de la solide vertu et la source du véritable mérite ! — 0 Jésus ! ô Marie ! aidez-moi vous-mêmes à retirer toujours de la dévotion au chemin de la croix tous les fruits précieux qu'elle renferme.

2° Le chemin de la croix, image du chemin de la vie.

La vie présente, comme le chemin de la croix, est une longue carrière de douleurs, entre un Prétoire et un Calvaire. Le Prétoire figure la chambre où nous sommes nés, le Calvaire -îelle où nous mourrons. Dans la première, on nous condamne à mort, en renouvelant contre nous la sentence prononcée au paradis terrestre. Dans la seconde, elle s'exécute lorsque nous expirons sur notre lit de douleur, comme Jésus sur le gibet du Golgotha.

Les stations intermédiaires nous représentent les époques ou les jours de souffrances, dont Dieu a parsemé notre route ici-bas. Elles nous rappellent en même temps que notre vie est un voyage plus ou moins long, plus ou moins éprouvé, vers un Calvaire ou un lit de mort, et de là vers un sépulcre. Et que nous apprennent-

elles, si ce n'est à vivre saintement et à mourir en prédestinés?

Ne devons-nous pas, en effet, comme le Sauveur, nous charger de notre croix, en entrant dans la vie ; la porter généreusement en avançant en âge, et nous relever courageusement lorsque les peines nous accablent et nous font tomber sous leur fardeau? — Mais pour y parvenir, quelles assistances n'avons-nous pas? celle de la divine Mère, qui vient au-devant de Jésus et de tous ceux qui souffrent; celle de nos frères, représentés par le Cyrénéen, et qui nous consolent, nous soutiennent, nous encouragent par leurs paroles charitables; celle enfin d'un Dieu couronné d'épines, et que nous rappelle le voile de la Véronique, où nous voyons l'image de Jésus, nous invitant à unir nos douleurs à celles de notre Roi rassasié d'opprobres.

Plus nous approchons de notre lit de mort, comme Jésus du Calvaire, plus nous devons nous humilier, — nous repentir, — nous détacher. Et n'est-ce pas ce que nous enseigne le Sauveur, quand il tombe la face contre terre ; qu'il nous exhorte à pleurer sur nous plutôt que sur lui-même ; et qu'il se laisse entièrement dépouiller comme le plus pauvre des mortels?

Mais voici la mort qui se présente à nous ! la maladie nous cloue sur un lit de douleur. Ah ! que n'avons-nous les dispositions de Jésus cloué sur la croix ! De ce lit de souffrance, il prie, il pardonne, il soupire après le ciel pour nous et pour lui ; puis il s'abandonne sans réserve à la volonté du Père éternel, et il expire dans cette disposition. Ainsi nous devons souhaiter de mourir un jour. — Après notre dernier soupir, on nous enlèvera de notre lit funèbre, comme on a descendu Jésus de la croix ; on nous remettra à l'Eglise, notre Mère, comme on a remis à Marie le corps de son Fils ; puis on nous placera, comme l'IIomine-Dieu, dans le tombeau, pour y attendre la résurrection.

0 Jésus ! ô Marie ! je forme la résolution de parcourir, au moins chaque semaine, les stations de la voie douloureuse. Communiquez-moi la grâce d'y puiser le courage de porter généreusement la croix de tous les jours, — de me relever de mes chutes, — et de persévérer jusqu'à la mort dans la fidélité à tous mes devoirs.

JEUDI SAINT. — LA DERNIÈRE CÈNE. c231

jeudi saint. — La dernière Cène.

Préparation. — « Après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin.1 » Ainsi parle saint Jean, en rapportant la dernière Cène, dans laquelle : 1° Jésus mange l'Agneau pascal avec ses disciples, et leur lave les pieds. 2° Il institue l'Eucharistie, comme un souvenir de sa charité envers nous. — Le fruit principal de cette méditation doit être de nous porter à remercier souvent Jésus du bienfait inestimable de l'adorable Eucharistie. Quid rétribuant Domino pro omnibus quœ retribuit mi/ii?*

]o Première partie de la dernière cène.

Au jour des Azymes, dit saint Luc,3 Jésus envoya Pierre et Jean, préparer la Pâque : « En entrant dans la cité, leur dit-il, vous rencontrerez un homme portant de l'eau ; suivez-le dans la maison où il va, et parlez au Père de famille. Celui-ci vous montrera une grande salle toute meublée; préparez-y ce qui est nécessaire. » — La Paque figure ici l'Eucharistie. La salle toute meublée, que nous représente-t-elle, sinon l'âme en état de grâce, enrichie des vertus surnaturelles et des dons du Saint-Esprit? Pierre et Jean, c'est la foi et l'amour, qui doivent nous disposer prochainement à recevoir l'Homme-Dieu.

Le soir du Jeudi saint, l'Agneau pascal était sur la table du cénacle où s'assemblèrent les disciples avec leur divin Maître. Cet Agneau figurait l'auguste Victime de la croix et de nos autels. Ou s'en nourrissait debout, un bâton à la main, et les reins ceints, comme pour se mettre en route. On y joignait des herbes sauvages et amères, et on le mangeait à la hâte. — Que nous indiquent ces cérémonies? d'abord, que l'Eucharistie est l'aliment de l'exil et du voyage vers le ciel ; ensuite, qu'il faut s'y disposer par la chasteté, la mortification des sens, et s'en approcher avec une sainte avidité.

Vers la fin du repas, le Sauveur se lève de table, prend un linge qu'il passe autour de lui, verse de l'eau dans un bassin, puis, à genoux devant ses Apôtres, il se met à leur laver les pieds. 0

(l) Joan. 13, 1. (2) Ps. 115, 3. (5) Luc. 22.

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