‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 115 sur 258 · LUNDI DE PAQUES. — LES DISCIPLES D'EMMAUS · texte numérisé non relu

LUNDI DE PAQUES. — LES DISCIPLES D'EMMAUS

Tels sont les effets précieux de la parole de Dieu et de la sainte Communion ! Reçues par des cœurs dociles, l'une et l'autre dissipent les doutes et la tristesse, affermissent la foi, raniment l'espérance, épurent la charité. « Notre cœur n'était-il pas tout brûlant, se disaient-ils, lorsqu'il nous parlait dans le chemin? » Il en fut surtout ainsi lorsqu'après avoir écouté son enseignement, ils le reçurent lui-même sous les espèces sacrées. Alors il n'y eut plus de mystère, la foi leur devint sensible, et ils crurent sans peine la résurrection du Sauveur.

0 Jésus, Dieu de l'Eucharistie ! du fond des tabernacles et dans la sainte Communion, vous éclairez les esprits et vous fortifiez les cœurs. Accordez-moi la grâce, non seulement de connaître les devoirs que la religion m'impose, mais aussi de les pratiquer fidèlement. Si votre seule parole enflammait les cœurs des deux disciples d'Emmaiis, que ne fera pas en moi votre présence réelle? Communiquez-moi le feu de la charité dont vous êtes le foyer. Par là je connaîtrai et aimerai vos grandeurs et vos maximes ; — le mystère de votre croix et de vos abaissements ne me sera plus en horreur, — et je me sacrifierai volontiers à la gloire du Père céleste et au salut de mes frères rachetés par votre sang.

2° Conduite des dbux disciples en ce mystère.

Quand le Sauveur aborda les disciples d'Emmaiis, il les trouva s'entretenant pieusement des événements de la Passion. N'avaientils pas en cela un titre à la visite de Jésus, puisqu'il a dit : « Quand deux ou trois s'assemblent en mon nom, je me trouve au milieu d'eux?1 » En parlant volontiers de notre aimable Maître, nous méritons qu'il vienne nous éclairer et nous instruire, comme il l'a fait en cette rencontre.

«De quoi parlez-vous? dit-il à ces deux disciples, et d'où vient que vous êtes tristes ? » Si Jésus nous faisait ces mêmes questions, pourrions-nous toujours lui donner des réponses qui lui plaisent? Pourrions-nous lui dire, par exemple : « Nous parlons de Jésus et de ce qui intéresse sa gloire ; nous sommes tristes de le voir si peu aimé ? » — Hélas ! combien de reproches à nous faire quant aux sujets de nos conversations, et quant aux motifs de nos tristesses! Nous y suivons bien plus l'attrait naturel que

(1) Matth. 18, 20.

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