SAMEDI DE PAQUES. — CONFIANCE EN JÉSUS ET EN MARIE
plantés le long des eaux, constamment unis à notre Rédempteur, source intarissable des grâces du salut, et à notre Médiatrice, canal divinement constitué des biens de la Rédemption ?
0 mon Dieu ! je vous remercie de m'avoir donné en Jésus et en Marie tout ce qui peut le mieux satisfaire en moi les désirs de connaître et d'aimer, et le besoin incessant d'espérer. Accordez-moi le courage d'ÉTUDiER leurs grandeurs et leurs perfections, — de me confier en leur bonté et en leurs mérites, — et de m'attaciier à les suivre jusqu'à mon dernier soupir. Je veux, à cette fin, renoncer désormais aux conversations inutiles, aux préoccupations frivoles et aux affections étrangères à leur amour.
2° Pratique de la. confiance en jésus et en marie.
Si, pour honorer Jésus ressuscité, nous voulons ressusciter nous-mêmes à une vie nouvelle et y persévérer jusqu'à la mort, ne nous fions pas à nos résolutions, mais plaçons tout notre espoir en Jésus et en Marie, spécialement dans nos combats. Il est facile d'éviter le péché mortel, quand on n'est point tenté; mais combien n'avons-nous pas besoin de la grâce lorsque nous sommes en butte à des attaques violentes, de la part du monde, du démon et de la chair! Les saints ont passé comme nous par l'épreuve des tentations. Saint Paul en demanda la délivrance, mais il lui fut répondu : « Ma grâce te suffit.1 » Oui, la grâce nous suffit pour vaincre dans toutes nos luttes, mais cette grâce ne s'obtient que par une prière confiante. Quiconque veut vaincre par ses seules forces, deviendra le jouet de ses ennemis. « Quel désespoir pour les damnés de s'être perdus, s'écrie saint Alphonse, alors qu'il leur eût été si facile de se sauver en invoquant fréquemment Jésus et Marie ! » — Ne manquez-vous pas de le faire, surtout dans vos luttes contre vous-même et vos inclinations?
N'oubliez-vous pas aussi cette pratique, dans les souffrances de cette triste vie? « Nous sommes pressés, s'écrie l'Apôtre, par toute espèce d'affliction, mais sans en être accablés ; nous nous trouvons dans des difficultés insurmontables, mais sans y succomber ; nous sommes persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non entièrement perdus.2 » Qui soutenait donc l'Apôtre au milieu de tant d'adversités ? sa confiance en Jésus-Christ : « Je
(1)11 Cor. 12,9, (2) Ibid. 4. 8-9,