‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 125 sur 258 · DIMANCHE DE LA PREMIÈRE SEMAINE. — PAIX INTÉRIEURE · texte numérisé non relu

DIMANCHE DE LA PREMIÈRE SEMAINE. — PAIX INTÉRIEURE

puis tout, assurait-il, en Celui qui me fortifie.1 » — Ainsi dans les accablements qui naissent de la tribulation, nous devons nous reposer en Jésus et en Marie, trouver en eux, par la prière, lumière, force et courage. L'avons-nous fait jusqu'ici?

Hélas ! ô mon Dieu ! quand je suis éprouvé, je ne pense qu'à ma peine et aux moyens de m'en délivrer, au lieu de me souvenir de mon Rédempteur et de sa divine Mère, qui est aussi la mienne. Quels consolateurs plus tendres, plus puissants, plus fidèles qu'eux puis-je trouver ou souhaiter jamais? Qui pourra comme eux me procurer le calme qui adoucit la peine, — la patience qui la rend méritoire — et la force victorieuse qui la fait tourner à mon progrès ? Je prends donc la résolution : 1° D'invoquer Jésus et Marie chaque fois que la tentation et la tribulation frappent à la porte de mon cœur pour le troubler et l'agiter. 2° De me rappeler alors le Calvaire, où l'Homme-Dieu crucifié et la Mère de douleurs ont souffert ensemble pour mon salut. Ranimez, Seigneur, ma confiance en leur bonté et en leurs mérites. Faites qu'ils soient l'objet spécial de mes pensées, mon secours pendant la vie, — mon espérance à la mort — et ma béatitude durant l'éternité.

dimanche de la première semaine. — paix intérieure.

Préparation. — ce Les disciples étant réunis, Jésus vint au milieu d'eux et leur dit : La paix soit avec vous ! » Ainsi parle l'Evangile. La paix, souhaitée si souvent aux siens par le Sauveur, est un bien inestimable. 1° Nous en méditerons la nature et les avantages. 2° Nous verrons comment on peut l'acquérir. — Ensuite nous formerons la résolution de nous mettre en garde contre le trouble, l'empressement, l'impatience. Car l'Esprit-Saint a dit : « Cherchez la paix, poursuivez-la sans trêve. » Inquire pacem et pertequere eam?

lo Nature et avantages de la paix.

Il est deux sortes de paix, celle des pécheurs et celle des justes. La première consiste à contenter ses inclinations vicieuses, à ne rien refuser à son cœur, ni à ses sens. C'est là une sorte de paix,

(1) Phil. i. 13. (2) Ps. 53, 15,

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