MÉDIT. SUPPLÉM. XI. — COMMENT ON DOIT PRIER
tions, confusions, contrariétés, qui réclament de moi : paix, silence et résignation.
xi. — Gomment on doit prier.
Préparation. — « Vous demandez, et vous n'obtenez pas, dit saint Jacques, parce que vous priez mal.1 » Pour obtenir, nous devons prier : 1° Avec une humilité pleine de foi. 2° Avec une confiance persévérante. — Profitons de cette méditation pour nous renouveler dans l'esprit de prière et dans la pratique de l'anéantissement de nous-mêmes et de l'abandon à Dieu, quand nous implorons son assistance. Omnia quœcumque orantes petitis, crédite quia accipietis, et evenient vobis.-
lo II faut prier avec une humilité pleine de foi.
Un Centurion, dit l'Evangile, avait un serviteur mortellement malade, dont il désirait beaucoup la guérison. Il eut l'heureuse pensée d'envoyer vers Jésus, ne se croyant pas digne d'aller luimême. A peine informé de quoi il s'agit, le Sauveur se dirige vers la demeure du malade. Mais le Centurion, confus d'une telle bonté, lui envoie dire par ses amis : « Seigneur! je ne suis pas digne de vous recevoir dans ma maison, ni même de me présenter devant vous. » — Quelle étonnante humilité!
Mais aussi quelle foi vive! « Dites seulement une parole, ajoute-t-il, et mon serviteur sera guéri. Car tout homme que je suis et dépendant d'un autre, je me vois cependant obéi par mes subalternes ; combien plus le serez-vous, si vous commandez à la maladie de quitter mon serviteur ! » — Ayant entendu ces paroles, Jésus en fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient : « Je n'ai pas trouvé une si grande foi dans Israël. Allez, ajouta-t-il, et qu'il vous soit fait selon votre foi, » et à l'heure même le serviteur fut guéri.3
Combien cet exemple ne mérite-t-il pas nos réflexions ! Le Centurion se juge indigne de s'approcher du Sauveur, et ce bon Maître l'exauce sans même entrer dans sa maison. Oh ! que l'humilité confiante lui est agréable ! « La prière du cœur humble, dit
(l) Jac. 4, 3. (2) Marc. H, 24. (3) Luc, 7, Matth. 3.