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MÉD. SUPP. XIV. — CE QUE NOUS DEVONS DEMANDER A DIEU

toutes mes affections. Rendez-moi désormais docile à vos attraits, et réglez si bien ma vie que rien en moi ne blesse jamais votre pureté et votre sainteté infinies.

2° Ce que nous demandons pour nous dans le pater.

Nous avons besoin, dans le présent, du pain qui sustente le corps et de l'aliment spirituel qui soutient l'âme, en particulier de la sainte Eucharistie. Or, nous réclamons ces biens en disant : « Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour. « — Comme le corps a sa nourriture, l'âme a la sienne : pour l'esprit, la vérité; nous la trouvons en croyant, en lisant, en méditant, en écoutant la parole de Dieu, en nous rappelant la présence divine et les mystères qui nous font connaître le Rédempteur. Pour le coeur, ce sont les sacrements, la prière, les pieuses affections et les résolutions pratiques. — Nous demandons ces aliments, en implorant la grâce d'user de ces moyens de manière à nous fortifier spirituellement.

Mais n'avons-nous pas, dans le passé, commis des fautes? Nos péchés ne sont-ils pas des dettes contractées par nous envers Dieu ? Comment en obtenir la rémission ? en remettant nous-mêmes à notre prochain les offenses qu'il nous a faites. Telle est la bonté désintéressée du Seigneur, notre Dieu ! il oubliera nos fautes, mais à la condition que nous oubliions nous-mêmes les torts de nos frères envers nous.

Dans l'avenir, nous avons à craindre les maux contraires à notre salut. Et en effet, combien de dangers nous entourent! que d'occasions de péché peuvent se présenter à nous ! Comment nous en garantir? c'est en priant le Père céleste de ne point nous laisser exposés à la tentation ou au péril de tomber. Et ne nos inducas in tentationem. — Rien plus, nous le supplions de nous délivrer de tout mal, c'est-à-dire des maux du corps et de l'âme, en cette vie et en l'autre. Inutile de vouloir les énumérer ; ils sont sans nombre. Mais parmi eux, les principaux sont le péché et la damnation.

0 mon Dieu et mon Père ! daignez avant tout me préserver du plus grand de tous les maux, le péché mortel, qui engendre en nous le remords et nous conduit à des supplices sans fin. Faitesmoi fuir les fautes vénielles, si sévèrement punies dans le purgatoire; et, comme je désire de vous le pardon, donnez-moi la force

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