SEPTUAGÊSIME. MARDI. — JÉSUS AU JARDIN DES OLIVES
septuagesime. mardi. - Jésus prie au Jardin des Olives.
Préparation. — La prière de Jésus au Jardin des Olives nous enseigne les qualités que doivent avoir les nôtres : 1° Le Sauveur, en priant, se recueille et s'humilie. 2° Il prie avec confiance et persévérance. — Examinons si ces dispositions du divin Maître sont aussi celles de notre ame, lorsque nous méditons et offrons à Dieu nos requêtes pour obtenir ses faveurs. « Quand vous n'êtes pas exaucés, dit saint Jacques, c'est que vous priez mal. » Petitis et non accipiiis, eo qnod maie petatis.1
1° JlîSUS PRIE AVEC ATTENTION ET HUMILITÉ.
En arrivant au Jardin des Olives, Jésus dit à ses Apôtres : « Demeurez ici, pendant que j'irai plus loin pour prier.2 » Et il se retira à l'écart pour converser avec Dieu. — Que nous apprend-il par là, sinon à nous recueillir, quand nous voulons parler à la Majesté divine? Il ne convient pas que des pensées profanes se mêlent en nous au souvenir de Dieu et des choses du salut. Sans le recueillement, notre esprit manque au respect que doit la créature à son Créateur ; notre cœur est privé de ces désirs ardents si nécessaires à la bonne oraison, à la prière efficace. — Avant donc de nous adresser au Seigneur, bannissons de notre imagination, de notre mémoire, de notre entendement toutes les images étrangères aux choses saintes, tous les souvenirs du monde, toutes les pensées terrestres. Tenons notre Ame dans un calme parfait, comme le requiert l'importance des affaires à traiter avec le souverain monarque du ciel et de la terre.
Retiré à l'écart, Jésus se prosterne la face contre terre,3 nous donnant ainsi l'exemple de I'humilité profonde qui doit accompagner nos prières. — En comparaison du Créateur que sommesnous? nous ressemblons à des grains de sable, à des atomes imperceptibles sortis du néant; plus vils encore, nous sommes des coupables dignes de châtiments éternels. Comment osonsnous donc implorer la faveur du Dieu tout-puissant? — Jésus
• (1) Jac. 4, 3. (2) Matth. 26, 36. (3) Ibid. 38.