JANVIER. — EFFETS SALUTAIRES DE LA NAISSANCE DU SAUVEUR
son Église. Déjà l'Étable semble en être le berceau. Marie et Joseph, les Bergers et les Mages en sont comme les premiers fidèles, les uns représentant la nation juive, et les autres la gentilité. Jésus, qui en est le chef, établira définitivement cette Église, au jour de la Pentecôte, et lui confiera la mission de nous conserver la foi, la grâce et les richesses spirituelles qui en découlent. Nouveau bienfait, inappréciable comme les deux autres, et qui devrait nous stimuler à nous en rendre dignes !
Nous le ferons : 1° Par une soumission sans réserve aux ensei* gnements de l'Église et du Prêtre, organes de Jésus-Christ. — 2° Par un soin spécial à participer avec respect, confiance et dévotion, aux sacrements de Pénitence et d'Eucharistie. Examinons où nous en sommes de ces deux dispositions.
Aimable Enfant Jésus! communiquez-moi l'humble docilité nécessaire à une foi vive, simple et pratique, qui soit comme J'àme de mes sentiments et de ma conduite. Que la prière habituelle et la réception fervente des sacrements me nourrissent, me fortifient et augmentent chaque jour en moi la vie de la grâce, cette vie qui n'est autre que la vie divine dont vous jouissez vous-même, de toute éternité, avec le Père et le Saint-Esprit, dans l'Unité de nature et la Trinité de personnes. 0 sublime prérogative! ô ineffable bienfait, dont je devrai rendre compte un jour! Cum enim augentur dona, rationes ctiam crescunt dunorum.
?0 MoYtiNS DE RÉPONDRE AUX BIENFAITS DE i/eNFANT DIEtl
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi prescrivit à deux de ses religieuses, de se tenir pendant les fêtes de Noël , aux pieds de l'Enfant • divin, et d'y faire l'office des animaux de l'Étable, c'est-à-dire de réchauffer Jésus tremblant de froid. Elles s'acquittèrent de cet «emploi, à l'aide de vives louanges, d'actions de grâces, de soupirs •d'amour, et de tous les actes d'une fervente oraison. — N'est-ce ipas aussi au moyen de l'oraison, que nous pourrons remercier l'Enfant divin de ses immenses bienfaits ?
Et en effet, la meilleure reconnaissance à témoigner à Jésus est Cille qui nous fait répondre à ses desseins sur nous. Or il nous donne la foi, qui élève notre esprit à la participation de la sagesse divine ; et c'est surtout dans l'oraison que nous recevons les lumières qui nous découvrent les mystères les plus cachés. — Le Verbe incarné nous apporte en outre le don de la grâce, pour