FÉVRIER. FUITE EN EGYPTE. — PÉCHEURS ET JUSTES
péché, et, comme le saint Patriarche de Nazareth, nous placerons notre perfection dans une obéissance entière à Dieu et à ceux qui le représentent. Ut stetis perfecti in omni voluntale DeiS
1° Les pécheurs représentés par hérode.
Combien est insensée la défiance d'Hérode à l'égard de Jésus ! Il craint que cet Enfant ne soit le grand Roi attendu par les Juifs, et qu'il ne lui ôte un jour sa couronne. — Ainsi les pécheurs craignent de devenir malheureux en faisant à Dieu les sacrifices qu'il leur demande. Déplorable aveuglement! ils oublient, les ingrats ! que le Seigneur leur enlève leurs vaines et coupables satisfactions, pour leur en procurer de plus nobles, de plus pures, de plus solides. Us passent ainsi leur vie dans la défiance et l'éloignement de leur Créateur; et, au moment de la mort, ils désespèrent de sa miséricorde.
Hérode ordonne le massacre de tous les enfants qui se trouvent à Bethléem et dans les environs. Il force ainsi le Sauveur à s'expatrier. — Combien de chrétiens, en se rendant coupables de péché mortel, le contraignent à sortir de leur cœur, et livrent par là leur âme au démon ! « Ils me traitent, disait Jésus à sainte Brigitte, comme un roi que l'on chasse de son royaume, et que l'on remplace par un brigand. » Quel horrible attentat!
Hérode envoie ses satellites à la recherche de l'Enfant-Dieu, pour le mettre a mort. — N'est-ce pas encore ce que font les pécheurs? non contents d'avoir ouvertement rompu avec le Roi des rois, ils sèment partout la contagion de leurs maximes impies et de leurs mauvais exemples, s'eftbrçant ainsi de faire mourir Jésus dans les cœurs. Malheur à ceux par qui le scandale arrive! s'écrie l'Evangile.
Voulons-nous échapper au triste sort qui attend les pécheurs, ennemis de Dieu ? fuyons leur contact, leurs écrits, leurs conversations; et gardons-nous de suivre leurs exemples. 1° Ils ont commencé par la négligence et la tiédeur ; évitons les fautes les plus légères et les moindres infidélités. — 2° Ils ont refusé à Dieu des sacrifices, de peur de devenir malheureux; plaçons notre bonheur dans le parfait renoncement, qui nous affranchit du joug de nos passions et nous unit à Dieu, source et plénitude de paix,
(1) Col. 4, 12.