‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 25 sur 258 · ÉPIPH. OCT. DIMANCHE. — JÉSUS PERDU ET RETROUVÉ · texte numérisé non relu

ÉPIPH. OCT. DIMANCHE. — JÉSUS PERDU ET RETROUVÉ

lution : 1° D'agir toujours dans l'intention d'honorer et de glorifier mon Créateur. 2° D'accomplir sa volonté sainte jusque dans les détails de ma vie et au milieu des peines inséparables de mon exil. Quia in his quœ Patris met sunt oportet me esse.

Epiphanie, octave, dimanche (ms\ - Jésus perdu et retrouvé.

Préparation. — « L'Enfant Jésus demeure à Jérusalem, dit saint Luc; ses parents le cherchent et ne le retrouvent qu'après trois jours.' «Considérons 1° La douleur qu'éprouva Marie dans ce mystère. 2° Comment on retrouve le Sauveur après l'avoir perdu. — Proposons-nous de le chercher lui seul, dans nos pensées, nos désirs, nos affections, nos intentions, en agissant et en soutirant toujours unis à lui. Omnia in nomine Domini Jesu Christi.*

lo Douleur de marie, dans le mystère de ce jour.

Pour nous former une idée de cette douleur ineffable, figuronsnous une reine, qui se voit enlever en un instant l'espérance de sa maison et de son royaume; un saint qui, de l'abondance des douceurs célestes, tombe subitement dans une désolation semblable à un enfer. Ces rapprochements ne nous donnent qu'une faible idée de la douleur de Marie, dans le mystère qui nous occupe.

Elle est Mère, mais quelle Mère! Mère plus aimante que toutes les mères ensemble. Tout son amour se concentrait sur le Fils le plus ravissant qui fut jamais; sur Celui qui fait au ciel la joie des Anges et des Bienheureux. Et c'est ce Fils infiniment aimable et tant aimé, quelle perd tout à coup, sans savoir ce qu'il est devenu. 0 angoisse! ô tristesse! ô poignante affliction! — « Espérance de ma vie, s'écriait cette Mère désolée, où ètes-vous? pourquoi m'avez-vous délaissée? ou plutôt pourquoi et comment vous ai-je perdue? » — Et cette Vierge fidèle frémissait à la pensée d'avoir peut-être déplu à ce Fils qui est son Dieu ! C'était là surtout ce qui remplissait son cœur d'un regret plus vif, d'une douleur plus profonde, que le repentir si vif et si profond que ressentirent jamais de leurs fautes passées tous les saints réunis.

(i) Luc. 2. 43-40. (2) Col. 3, 17.

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