JANVIER. — MARIE OFFRE JÉSUS DANS LE TEMPLE
fice. Une triple dette pèse sans cesse sur nous à l'égard du Père éternel : nous lui devons des hommages dignes de lui, — des actions de grâces en rapport avec ses innombrables bienfaits, — une expiation équivalente à la multitude et à la malice de nos péchés. Comment nous acquitter envers lui? Tous les Anges et tous les Saints ensemble ne pourraient y suffire. — Comment, en outre, subvenir ici-bas à nos besoins immenses et continuels ? Jésus nous répond : « Prends-moi ; offre-moi à mon Père, et il sera satisfait, et tu obtiendras par moi toutes les grâces du salut. »
Pour obéir à ce désir du Sauveur, offrons son divin sacrifice toujours renouvelé quelque part sur la terre, offrons-le pour tous les instants du jour et de la nuit, en nous unissant d'intention aux prêtres qui célèbrent dans le monde entier, et à la bienheureuse Vierge l'offrant dans le temple et sur le Calvaire. — Oh ! que cette intention aura de valeur auprès du Tout-Puissant! Elle fera participer nos œuvres, tous les moments même de notre vie, aux mérites infinis de l'immolation d'un Dieu.
Et quelle force, ô Jésus ! n'auront pas nos prières en vertu de votre sacrifice! Nos peines, nos occupations, nos actions, même les plus indifférentes, seront, en quelque sorte, divinisées par leur union avec votre Cœur sacré, immolé pour nous sur les autels. Accordez-moi la grâce de vivre toujours dans les sentiments qui vous animent, c'est-à-dire comme une humble victime des volontés du Père céleste.
2o Comment imiter marie en nous offrant a dieu
La bienheureuse Vierge ne s'est pas contentée de présenter à Dieu l'Agneau sans tache, qui efface les péchés du monde, mais elle s'offrit encore elle-même avec cette auguste victime de notre salut. Ainsi nous devons, pendant le divin sacrifice, nous offrir nous-mêmes avec tout ce qui nous appartient. Ce qui est à nous et ce que nous sommes, tout est la propriété de Dieu par droit de création, comme l'ouvrage appartient à l'ouvrier, et le domaine à son maître. Notre Rédemption, au prix d'un sang divin, est venue confirmer ce droit du Tout-Puissant. Quelle obligation n'avonsnous donc pas de nous offrir, ou plutôt de nous restituer à Dieu !
Nous l'avons fait sur les fonts baptismaux, et, si nous sommes religieux, nous avons renouvelé, rendus plus sacrés encore nos