JANVIER. — MARIE OFFRE JÉSUS DANS LE TEMPLE
impatienter et vous plaindre! Oh ! que votre foi est languissante! qu'elle est faible et peu vivifiée par la charité !
0 Jésus ! je l'avoue, si je ressens tant de répugnance à m'humilier et à souffrir, c'est que je vous aime trop peu. Accordez-moi plus d'amour envers vous ; alors le seul souvenir de vos abaissements et de vos douleurs me rendra douces toutes les confusions, toutes les amertumes de cette vie. Fides, qtiœ per cliaritatem operatur.
19 janvier. — Marie offre Jésus dans le Temple
Préparation. — Ne nous lassons pas de méditer les mystères si instructifs de l'Enfance de Jésus, et voyons 1° Combien fut précieuse l'offrande de Marie présentant son Fils dans le Temple. 2°^ Comment nous pouvons l'imiter, en nous remettant x nousmêmes entre les mains du Seigneur. — Offrons souvent à Dieu notre esprit, notre cœur et notre volonté. Offeret wiusquisque secundum quod habuerit.1
1° Combien fut précieuse l'offrande de marie dans le temple.
La plus riche offrande qui fut jamais faite au Seigneur, est sans contredit celle de Jésus dans le temple de Jérusalem par les mains de l'auguste Marie. C'était comme l'offertoire de la première messe qui fut célébrée sur le Calvaire par l'immolation de l'Homme-Dieu. Cette offrande solennelle valait plus à elle seule que tous les holocaustes et tous les sacrifices offerts à Dieu depuis le commencement du monde. Aussi Marie, selon saint Epiphane, fit alors l'office de prêtre. Sainte elle-même plus que toutes les créatures réunies, elle offrit au Créateur la plus pure des victimes, l'image substantielle du Père éternel, la sainteté incréée. 0 prodige qui n'eut jamais son pareil ! Une Mère de Dieu offre un ï)ieu à Dieu lui-même ! et pourquoi ? pour qu'il en dispose selon son bon plaisir, même en le livrant aux plus horribles supplices. 0 don inestimable, vraiment digne de la majesté souveraine, et qui lui rend une gloire infinie !
Cette offrande si précieuse et si méritoire, nous pouvons, qui lo croirait? la renouveler chaque jour» en assistant au divin sacri-
(1) Deut. 16, 17.