JANVIER. — FRUITS PRÉCIEUX DE L'OBÉISSANCE
28 janvier. - Fruits précieux de l'obéissance.
Préparation. — Après avoir médité l'obéissance de Jésus à Nazareth, voyons les fruits précieux que nous apportera cette vertu : 1° Pour notre sanctification. 2° Pour notre bonheur. — Proposons-nous de l'exercer toujours avec foi, en toute simplicité, nous soumettant avec respect à Jésus-Christ dans ceux qui nous tiennent sa place. In simpUcilale cor dis vestri, sicut Chrislo/
lO L'OBÉISSANCli NOUS SANCTIFIE
ce Pas de meilleur moyen de rompre les liens du démon, disait saint Philippe de Néri, que de faire la volonté d'autrui dans les choses permises. » Et pourquoi? parce que par là on se sépare de la volonté propre, toujours si faible et si dépravée, pour s'unir à la volonté toute-puissante et toute sainte du Très-Haut, manifestée par les supérieurs. Et comment rester alors esclave du péché, du démon et des penchants vicieux? Qu'on lise la vie des Saints, et l'on verra qu'ils ont cherché pour la plupart leur perfection dans la pratique de l'obéissance. — Nous ne ferons nous-mêmes aucun progrès, sans cette vertu. Tous nos défauts, en effet, ayant leur racine dans la volonté propre, en renonçant à celle-ci, nous les ferons disparaître de notre cœur et de notre conduite. De là cette assertion de saint Augustin : l'obéissance, dit-il, est la mère de toutes les vertus. Elle les porte toutes dans son sein, parce qu'elles sont filles de la volonté divine; elle nous les rend familières, en nous unissant au bon plaisir du Seigneur.
Si donc vous êtes dominé par l'orgueil, l'impatience, la susceptibilité ; si depuis longtemps vous gémissez de votre peu de vigilance, de recueillement, d'esprit d'oraison ; d'où cela provient-il, sinon de votre manque de foi dans la direction, de votre peu d'EXACTiTUDE à suivre les avis qu'on vous donne et à vous y confier comme en la parole de Dieu? N'est-ce pas de là que vous viennent ces faiblesses dans vos luttes contre vous-même, cette inconstance dans vos pratiques pieuses, ces alternatives de ferveur -et de lâcheté, de confiance et d'abattement, de paix et de trouble,
(l) Eph. G, 5.