‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 61 sur 258 · CARÊME. PREMIÈRE SEMAINE. LUNDI. — DES TENTATIONS · texte numérisé non relu

CARÊME. PREMIÈRE SEMAINE. LUNDI. — DES TENTATIONS

l'Esprit-Saint, qui est éprouvé et tenté ! après ses épreuves, il recevra la couronne de vie que le Seigneur promet à ceux dont il est aimé ! • » Quam repromisit Deus diligentibus se.

0 mon Dieu ! inspirez-moi vous-même la résolution sincère de profiter de mes tentations pour devenir plus humble, — plus fervent, — plus ferme — et plus constant dans votre service.

2° Moyens de profiter des tentations.

<( Personne, dit l'Apôtre, ne cera couronné, à moins d'avoir combattu légitimement,2 » c'est-à-dire selon certaines règles. Mais quelles sont ces règles à suivre pour mériter la couronne? La première, c'est de ne point perdre la résignation, ni la paix. Il n'y a jamais de faute mortelle, tant que notre volonté raisonnable n'a pas pleinement consenti en matière grave et après une entière délibération. Or notre volonté étant libre, nulle tentation, quelque longue et violente qu'elle soit, ne peut jamais nous forcer à consentir malgré nous; en d'autres termes, le péché ne saurait souiller notre amc, si nous ne le voulons expressément. — Pourquoi donc nous agiter, nous troubler et perdre courage, en nous voyant tentés? Le Seigneur ne permet ces combats que pour augmenter notre vertu. Résignons-nous donc à lutter contre nos ennemis les plus acharnés.

Cette lutte consiste surtout dans la prière, — le mépris, — la diversion. La prière doit être prompte, confiante, persévérante. Il ne faut pas laisser grandir la tentation, mais lui opposer aussitôt l'invocation des noms sacrés de Jésus et de Marie, ou toute autre oraison jaculatoire. Il faut de plus compter sur Dieu, dont la .gloire est intéressée à notre triomphe, nos ennemis étant aussi les siens. — Mais suffît-il de prier une fois, deux fois? non, répond saint Alphonse, on doit le faire aussi longtemps que dure l'attaque. Il faut même redoubler d'instance, à mesure que la tentation nous presse davantage. Le soldat ne déploie-t-il pas toute son énergie, toute son adresse, quand il voit sa vie en danger? Aurionsnous moins de courage et de constance, quand la vie de notre ûme est en péril?...

Pour amoindrir le combat, tournons souvent le dos au tentateur, ne daignant pas même écouter ce qu'il nous dit, et encore

(l)Jac. 1, 12. (2) Il Cor. 12, 7.

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