‹ Méditations socialesChapitre 4 sur 52 · LA NAISSANCE · texte numérisé non relu

LA NAISSANCE

Pater noi>ler qui ei in ealit Sanctificelur nomen luum.

AMEN

D. Que devons-nous remarquer tout particulièrement dans la Naissance de St. Jean-Baptiste ?

^. Remarquons d'abord, — Et cette première remarque est une vraie marque d'honneur, dont on doit décorer le berceau canadien, — que St. Jean-Baptiste était le fils d'un Pontife de l'ancienne Loi. (i) Le Canada n'at-il pas eu, pour origine de sa conception à la vie des peuples, l'apostolat de Prêtres de la Loi nouvelle, de ces Missionnaires et de ces Martyrs, de ces Jésuites, de ces Recollets et de ces Capucins, qui ont vivifié de leur parole et arrosé de leur sang les racines.de la Patrie Canadienne ? — Le Canada, — il ne doit l'oublier en rien, et s'en souvenir en tout, — est de race sacerdotale comme son Patron. — Il y a tout un monde politique dans cette mémoire.

La naissance de St. Jean fut miraculeuse. vSon père, était un vieillard, et sa mère était également fort avancée en âge, quand l'Ange Gabriel, le même qui devait annoncer, quelques semaines après, à la Vierge Marie qu'elle

(i) Fuit in diebus Herodis régis Judiex sacerdos quidam nomine Zacharias, de vice Abia ; et \xxfii illius de flliabus Aaion et nomen ejus Elisabeth. — Lue I, 5.

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