SEANCE DE VENDREDI
La Convention des So î^t<^s Nationales le Tf-unii vendredi pour la dernière fois.E 1p siégea depuis dix h'iures a. m. jusqu'à 2
c-tie condition, il e^t imp' ssible de pouvoir nous a lier élroit^m nt avec tous les Français d'Amérique et de leur ouvrir l'accès à notre Coaveniijn.
Mais c'est là une question d'inaportance relativement secondaire. Au lieu de perdre à ces discusions un tt^mps que nous pourrions employer plus ulllecnent à jeter les bases d'une organisation soiiie, nous leviions procéder de suite à lanom<naiioa d'un comité qui s^^rail charge de régler cette question, en élaborant une constitution.
M. Bélanger, réiacteur du Pionnier de Sherbrooke combat aussi la motion de M. Perreai U. Il dit qu'en repoussant le nom de canadien, et en travii laot à former une union franc lise, nous lisquerioo'» d'iveiller les sou| çins des raoes anglaises de ce continent. Nous avons des susceptibilités à ménager, et.dane t.iuies nos dora irch-s. nous levons te ir compte du tait qte nous partageons en commun notre sol et le gouvernement du paya avec les races étrangères.
A pf-opos de la po'iilque à adopter en vue de U colonisa ion et du repatriement,
heures p. m. Des résolut oas impoitanles il est d'avis que le gouvtrnement ne soit
pas app^^P à éli)b1ir celte politique en vue de nos coajpainot^'s seuls, el il'une idpnlère t-xclusive, 'le crainte d'exc l-ir h m^coateniem"! t de nos coopHinoi^'s >les autres origmbs, qui cinliiouenl comme nous au reveuu pub ic. Ls f^ouverutment devrait ètrn invité à travailler en g^n^rai au repitnm-^ni des G ma liens qui ont émigré en Ta oneanl- Id colonisation et en fdciiuaDt l'immigration en gèueral i de toutes les ni ti)aalii>^s. i
M. Marchand, d-'putè d'Iberville, ap- j prouve paifaiiemeut elle id^e et ajtpiau- | dit.
M. leSb^rifQupsnel.d'Arlhabaska, par- i lanl du nom à donner à la Oonvenijn. | dit que les D^l^gues n'ont pas le pouvoir i étant eavoy>?s pir des sociales caoddi^nnes frrtnç'lscs, le cbioger 1^ nom de l'as scciaiion. I s iOi t d'is del^^gués can^dlens, et ne sont pas autor ses à chinger ce nom | pour celai d" frar Çiis. 1
M.Taase ex inme la mèJie idée. lies!
délégués loiveai tenir à lunom'- d'i conserver à li Conven ion son nom de " Ca- '[ nadlenae-Frai çii«." Nous rejevrons c-ilainement un vuie de censure dds sociéiei> qui nous ont envoyés des d^^Uguës si nous changions le l t^e de notre association No js 06 voulons ancunemeni, pour c» 1 > exclure l-^s fra- ç lis qui voudraHrit se ra'lier à nous. Nous s^^rons au c nlraire toujours heureux de les accuei'l'r. L^s soc ^léB caaadienoes des Eiais Unis comptent preseLtiment un bon nombre d-i fraiiçii> et nous en voyons même quelqu^i- los parmi les dél^gu^s ici présents Tout cque nou-t voulons, c'est que 1-; nom de la Conventnn ne soit pas changé.
M. L-bBuf dii que Bi l'on ne donnai) d'autre nom à la coa eoii 'U que celui de franc ise, c 1 ' enlèverait à beaucoup d»canad ens 1 dètir d'entrT dans l'as-ocislion. qui aur-iil perdu son caracère national ti canadien. Il suffit que nous pui sioDB acc-pif-r 1 s franc ne qui se preseo tenl et qui nous C)n«ienaent.
Le seo<»nd amendement, proposé par M Marchand, »-i d^-man lant de donner à * la Conv>-niioa le nom d Union Canadienne Fra' ç is« d'Anerijte et d'y alm-îitr-tous l-^s aro^Cdins d'origine franc Ise ou eanadienn -franc use, fut alors cii aux VOIX tl perdu
Le premi-r amenl^ment ayant ensuite été acc-| té, la motioa priLCuial^ tel e qu'amendée fut a l0|.tje. En voici li Itneur:
Coo'id'^rant qu'av c une organisation nationale puissant^', l-^s Cina lieos-F.at çais d'Amer ^ue pourraient avoir une large part 'l'inflaence, 1 psi pro, o->e :
lo Q .'une a>8'Ciùlon composée des socUtes nsiioaaiee cmadlenne -' aoçai O'et le secourn mutuels de l'Am-iiqu , -' it créée sou» le nom d Ui i >n Naiiona e Cnaditnn. -Française de l'Am-.rique.l'
2o. Que li siège de cette assoclalioa scii tixe à Montréal.
3 >. Qi'un bur-au de di-eclion provisoire soit nommé et qu'il soli composé l'un dAI<»gu^, ou, à f'éfdut d'un delt^gué, lu préti lent de chacane des socét s nationales canadiennes-françaises m Amériiue et drt leurs s» c o s, avec pouvo r l'adopter une consiiuiiod tt d * pr-'U Ire les mesi ros néosBsaires pour la faire fjnclionner.
4o Qie MM. 1^ JugeCoursoI, F. Houle, H. Fdbr-, L. O Davi ', Lorang r, Beau- .(rand, Gagnon, D olel, BMan<'"r, R'Vil. P imeau, Larnau, Drapeau. R'vd. Th?rien. R^vd P^re Lacombe, Lai liy, Marclnnl et h moteur ; for.De>ii ui comité l'organi-tt on uhirgô de met r • i nmé lalemenl en rap »o t avec les d ff ranies sc- 3i-les nuionales, ib enic leur concours et appeler nne conveiA' n le 'ears délégués, oh irgés d 1 l'a lojnoii de la conslitut'oa.
M Pdgi uelD fait a'ors remarquer que les canadi i s • t les m ts de Mani ot>i ne sont pas np ésett s dans ce cotineelil .pro^fsi que le nom de Lou s R ei S'oit ajiLté à ceux qui composent le tonité d'orgatiisiùon. G tle idée rtncjnlie de l'op^)0 i.ion f!a B I a serahl-e.
M. Gourscl, pr s lent d; la Convention etent arrivé à ce monHiit dai s li sal', ■'■ t iiivn (a- le vie -^rjsiieut M.. Houle, à pr n Ire 'a piroe
M Goursol prononça un di coirs plein le ticl, de couvenauCd et de modérauon.
A propos de li discus :i)a qoi a li)u i cet instant, il dit que s-s sympi'hies pour a c.u>e d sM'tis eldiKiei sont bien , connues. I a lui- nom -, à la tôle ' e la dénonsiratioa qui a eu lieu en l'h lan^ur de 'Agr Tacfié, lu 1 adrts e que les et 'y^na ie Vo t"eal 0 i présentée à ci vénérable •^vê^i e. G>^pendaol, en ce monunt, H par- I tdge d'avb de ceux qui a'objeclei. l à la pro- I position.
I L'objet principal de la Coivenlion était ! le t'ouver l'B moyens de lep t ler les Ca ; aadieiiB émig'ës aux Etat -Unis. Il comprend louie rimponance de cet objtt, et I combien il ett nece^siire de reumr tous nos elfoits \oir l'obt-jnir. L'-nireprisî 'S" (çrande, et nous aurons b-aucoup de 1 iifB;utes à surmonter pour l''X cuter. L'ouvrage du comité sera ai-Siz diflicile »aos susciter d'aut' es questloi.s que celles jui conceineut spf^cialeoaent la Conveciion. L'appel de M. Hiel & la convention do loerait à. penser que nous voulons faire { u le d-m3o»ii'alion politique, ei nuirait à , 0 Jtre entreprise . t chang-ralt son Ciractère. C^est bien ! c'est b en !)
Nous ne devons pas oub ier que nous
! ne sommes pi* s- uK en Ba. -Canada Nous
I levons pen-er qu'il y a il'auires na iooa-
lités parmi nous. Parmi ces naiionalites
nous avons des amis, des hommes, des.
hommes dont nous avons besoin et dort nous avons conquis les j^ympatbie?. Nous devons nous rappeltr qu'au- lessus dtnous flîlte le drapeau d'une puissance qui a garanti nos droits et nos lib-sites, un^' pui since qui est la plus for e et la plus libie du monde. (Appl )
Les Batr-Unis sor.t aussi un pays libre, et ceux qui vont y hatiit-r, sont ansri protégés et y jouissent dd li libe t'\ Là nous avons des droits fgaux avec toutes les naiionaliiés Les leiren, les forêts ei les avantages naturels du pays nous som ouverts. Nous aurons noire )usie pan pour nous et nos compairi(.te>, et la seule question qui doit nous occuper en ce mi ment et que nous ne devoas pas perdre divue est de savoir comment opérer le repa- Iri^m'^Di de nos compairio es.
Le mr.yen qi.'oa s^uggè e à cet eff;t, esl d'obtenir des concessions de terres pi b'iques et d'argett, d'ouv ir des chenins de colonisation et de construire d'autres travaux pull'cs ; ei c'est au cam te à déterminer quelles seraient les m-'sures les pli s justes et les plus expédientes dai s c-s clr constances. Nous avons eu hiirunedi cussion inléress nie sur C' tie quesiior, et, n'ayai t tas eu l'avantage de voyager aux Biat^ Unis, jai appris des fa ts inJt.ortanls en écoulant ce débat. R-^palrions nos compatriotes et favorisons leur élablissemetl parmi nous, c'r-st une grandel belle enlrepiise ; mais n'oubi'ons pas qufe les au res nalonaluéB ont aussi dro i de participer aux mêmes avanlag s, ei su ivaot la mesure de leur conlributioa aux revenus communs.
Que les fils de l'Angleterre, des Etat - Uni'-, de l'Irlande, viennent ici. Nous d. vous les accueillir à bras oavTt-. Justice égale pour iou'-, telle doit être notre max m^ Nous demandons noire juste pa i parmi les oct'ois qui doivent être accor lés pour facilli'-r le rapctriement, sans von kir empêcher les autres nationalités d'aviir pai t à ces octrois dons la proportion à laquelle Itur donne dro t leur paît de contribution au revenu pi b ic. Nous w pouvons demander une pdiique exclu ivement en vue du rapatâ-mett dt'S Cao*.diei s-Fiacç*ip. Nous devons seuem^'Ui tâ;her d'( blenir une bonne po'iiiiue -U COioriisaùon qui facilite l'établissement d colon'", et par conséquent le retour de nos compatri( tes, san* li uiter lo 't» f <i'< ces facilités aux seuls Ganadien-frani^ai^.ce qui céerait inévitablement d>s m conleulemenis parmi les races étrangères.
Le hévérend M. Mithon dit qu'il n" peut approuver la proiio>ition, et que la motion n« i eut avoir d'tlf-t, pour la rriisoi que M Rl^l n'est pas délégué et ne peui par conséquent faire parti-^ du comité.
M. Pagnuelo croît ma 'gré les opiniot s cottreires qui viennent d'être exiiiniéf-s que ia pro^ ositioa d'ajouter le ne m de M.
Riel à ceux des membres du comité d'org itisaion, comme représentant des Ganalien« it Métis de Manitoba, f-st juste et l-^vra t être accpiée dt la C>ov;entioo. i nous voulons av. ir 1 i; fl jence à liquel- [■i nous avons dn t, nous ne d-^vons pas courber le dos à h ment qnanl on nous fdppe. G'esi en momranide l'^^nergie daos la réchmation de nos droits que nous pirviendroQS à élab ir nos droits ei à obtenir j istice. Nous d^^vons souienir et appuyer paitout ceux qui soutiennent nos droits, C'.imm>i M. mel.
M Jison Perrault combat les arguments le M. Pdgnuelo 11 dit qu'il n'f-st pas plus qiusiion le Riel ici qu-i de l'emoereur de la Gbin'^. Il p'^opose qu'on Uissh ce débat de cô é et qu'on en vi-nneàla ques ioa principal-^, celle de la nom nati )n d'un conifé chargé d'eliborer une constitutioa.
D'dbor 1, personne ne coanaîl 1 a iresse de Kiel Q lant à lui, il déclare qu'il r-'sigaera comme membre liu comité ^i h («roposition -rit acceptée el le nom d-i M Ri'il ajouté à oeux des membres qui composent le cca it^.
M. Pdgoue'lo fiait par retirer sa motion. El proposition de quelques membres, les noms S'iivanls sonl ensuite aj lUtés au comUe û'orgatiisalijn charg-î d'elab irer ua pri>j-rt de cous iiL ton et de le soumet. re aux d fi 'renies sociétés nauonales ou de t ienfdisance : Béiange', Lareaii. Drapeau. Pdré, G i gnon, R^vds. MM. Thérien, Prlmeau, Michon.
M. Jeseph Tassé proposa ensuite Ii résolu ion suivaute, secondé par M. J. C. Bélanger :
Gon>idérant qu'un graa l noiahr<» de nos couopatriotes émiiîres aux Euti-Unia leeireni retourner au Canada el qu'ils sont pour li pluiart employés dans Us manufactures de la Nouvelk-Vrgleurre ;
Go^isiderant qu'ils ne rt\i-n Iront en gran 1 nombr-* au pays que dans 1^ cas où nous pourriOTS leur i ff ir le mèn-^ travail \u ils ot)tit-nnent dans ces mdnufjcurea ;
Gousidérant que nous ne saunons dévelpp.ier notre inlusirie minnfdotuiière -ans l'aloptioa du sy tème prolectear qui I prév< la ddos tius l'^s pays oii cette ialu ine a pris de l'impoitince et de i'&xlens on ;
Il est réso'u qu'», pour aiteia Ire cette double fia,l'eiab i^s-^menl des maoufictures et- le repatru^ment de a-is compatriotes ^migres, Il i nporlu qu'une proiectloa suffisante so t accord-îe à nos manufactures laus les branches d'in'duslnes les plus tjroprr-s au pays, pour leur permel^re de lu t r avantageusement avec ceux de l'é-
t arig-T.
M. Tassé dit qu'il n'accompagnera pas celle resoluiion de loni^s comnenta res, Dd'grè son ^xlIÔ ne i npr>riance. Il sait [ i« la Province de Q i-b^c et favorable pr s jue tout entière à une proleotioa sa-
ge ft mod-^r-'e qui favoriserait le développ^ni'^nt 'le noire iodustr e manuf icUirière, cl 11 Sflii aii!-8i qu-i la t^raalt) majoriH d^^ dél-'gu^s de la Ci)n\eniion ne pen-enl pas auiremeit sur ceue question. I' se co tentera dm faire remarquer que c'est la proteciim qui a créé rniduslrie mani'fictu rière en Angl' terre, en France. aux Elil- Uois et dan» tous 1-s pHys cù elle a pii le plus de développement. El e auran poor ro're (^y l^s mèD»'s avanldgas t^t tl'e lui assurerait en peu le t>^mps un- position imponatiie parmi I^-b pejpiesmaoufaciuriers S'il n'y a pas de meil'eur moy^n pour faire revenir au pays U ) I <8 gran nombre de nos compati i.)ies émigrés, que d'établir des maoufa^iures, oq' ne saurait adopter un m< yo plUà tfSeace que ci-Iji qui lui est ioOi {ué daos cette resriition. Ces remarques dont nous tonnor s 1 1 s 1^staoce furent vivrmeni apf.Iiudits par l'oSe mb é") dont elus exprimai;Lt évi lemment 1rs opiniot s.
M. Davi<l lé'lqua qne \^ protecim CSlcocst ;éfé^ d'une autre nîîbière aciuellemeni pants Us manuficturieis qui sont le mieux en é ai <ie juiter de la q <is ion. Les manufdclur ers s >nt i'a\isque le i irr éjhinge avf-c les EiiisUos s rait plui avantageux que la proi'CHoo pour notr^ iodut'-ie Prulant que le go'ivernemen' fé éal ♦ st à pié^jarer un tr<jiié de libr-éch-iD^e <us ro'Juitsmanufjctur ers, il es' ptut èire inoppoitun d'ugiier cet^ qu stion iJt. S 1 s manufdctuii Ts s >nt <l'ojiaion quM f lUt la protecl on conire I'Adgl-îierre tt le ubr^é change avec 1 s E^a s- UùJs, ne doit-on pas per s^r qa'i s s )Dt en é at d«^ ji'ger la pcB non mieux que tout autre? Uj momeLt <u'i s si proaonceni, leur oD'nion doit pié/aloir.
M Bé arg-r dit que ce qu'il faut offrir aux Caradi>-DS des Eiai&-[Jriis c'esi l*' travail d' s cnanufacti r>s II a(>peri qu» ledésrdeo'S coœiatiot s ém gtés -s de voir ici dt s mam factiiH s ri du revenu y travail r. La lësilution de M. Tassé dem^n l** la prétest un pour c^s maoufuct'irts, eil '■ n-' peut .lonc q i'ô re lavorab ement accueillie par nos compairiot-s des E ais-Ui-is.
D^maLdousau gouvernement fVIéral de remun er ih tir f, de t-nir compte de la coodil'on cù se irouvela province de Qa"hec, du faii dr l'émigraiion Je ^u s certaia que nos ministres ne peuvei.t ser^f ser à reconnalire l' m^oriance de c-ii»qu^'Sti n et la néceasiin de la proiect on induit ieil-, qu- mon am', M. David, i' mocit''ait lui-mème en termes si éloquents pas plus t r I q l'ni-r soir.
M. Marchand dit qu 11 est Irft -'angpreux, eaecoriomi'i uo il que d'affirmer un prio' ipe d une manière ab-olue. Tom est relduf daos c s -ortes d" questions. H croit qu'. n l'alt-^ de R'C p osite serait favorable à l'industrie cauaaienae.
La motion d-i M. Tassé est alors mise aux 7cix ei alopt e par une forte m<jirit'^. La motion sui /anie ett e isuiie proposéa p r M Pari. Ga^^oon, secondé p.ir M. Ohs. Tiiibauli, ei ad ipiée à l'unanimité : ' Q le celte Conveiition'g'^néral * d.s délègues du p uple Cana lien-Kranças dés re bflirmer sul-nnellemeul Is princi ^>'■s Ciiboliqiies qui soit la base de la natlonalit' canadienne fa'çaisrt, Il est résolu qu'une a Iresse si^n-^e des nonas des delé- I gat 3 le toutes les Sociétés, par le Prôsij leiii de Cr'ite Convention, repr^senl'es à I celle Co:ivenli.)n, soi envoyée au St. Fera, I le remerciant pour sa béuédiciion papale I et 11 i olfranl les vœux du peu^lcaoalien pour son bonheur et 1 1 prolongement de son exi;l^nce jasqu'à ce qu'.l puisse voir le jour de son triomphe ; que le I Giand-.\ua.ô lier de l'Association St. Jean j riapiiste de Montréal soit prié de préparer I et t ansmettre cette adresse au Sjuveraia I Pontife.'
i M. Mallef, délégué de Washington propos ■ à ; o i toor une a itre resolution pour affi mer d'une manière oEBiielJe les p icoues r ligieux de a Convention.
Les Cana liîOS-Français d ivent être tiers de lei r loi et se trouver heureux d'être nés au sein de lEglsi catholique. O'est nctre devoir de la defeudie e nous e 'ODS >y(npaihiser avec 1 s caihoi^ues persécutes d'Allemagne, d'Italie, d'E>paj^ne. A irès quelques obj-'ciims di M Jcsoo P.;rrtaat, qii trouve que la résolution qui vient d'èt e adoptée affi'm i assez les principes de l'as e abbe, sans qu'il àoit besoin d'une deuxième, Celle m. t on est ado itee.
Le Hé/. M. ThTien, curé da Notre- Ome du Désert, lut Is resolutons sui- .ant-'s:
1). Qie \: goiivfriement d-î Q lébeî fO l r- s>u''Ciueu>' m nt requis d'ouvurdi nouveaui ch'^mia^ de colonisât on, ei d'am-^1 oier ceux qui existent d ji, speci ilem-Li sur Id Gxiiueau et la Kivière-aux- ^lèv/res ;
ïo. Qu'on crée en divers endroits des eiablisbrcnents pour recevoir et log-rles Qo iveaux colons sans r-ssources comme on fan. pour les im n grant ^ e iropéeos ;
3o. Qje 'on donne avis dans les jouroaux ilu Canada et des Elats-Uois de l'état des terres p ib iq ie=, du prix, des con- 'itiOQs ttdt-8 avautages de licolonlaioo, et toutes les autres informations ne. ces aires, contenant la valeur des proluiis de la frrme, le sahir- d^s iravdilleur-» tt les moyens d'arriver aux terres puidi u s ;
4o. Qu'r liS agents des terres soient re- {uis ili \i lier 1 urs s^-cilons et de fournir de-* rapports sur la l,uiIi é du sol, les ^rog'èj de 1 1 colonisât ou et 1 :a avantages j.je ces sec ioi.B olfrenl, etc.
M. Tbéii^a développa ces idées dans ua
^■is"OJrs rfmarqiiahle • hs résolutions furent a 'lopiè'-s •» l'unanimité.
M. P gnuelo pré^♦n e ensuite une nouve'la reto uiion exprimant des symna thies de la Gouveniion pour Riel, pt pn posant d'adrisser une péuiion au gouveruemm' fedt-ral pour demander lamnisiie.
ta. J Perrault e'L qu' 1 jues autres connbailent ceiie proiOJlion. M. Peirauli dit que plufi-îurs membres de la GonverliDD donneront leur < é nission, Bi el e esi adopt*»e. 8 jil uq débat des plus violants.
M. Monlmarquel, dé égué de Ke tvi'le, dit qu'il ne co. çoit pas qae l'on bin\ iise ainsi 11 nom de Kiel d'une assemblée cnadienne, ei cju'on cra gne de prononcer ce n>mdans une Gonv^niion nationale comme oeil -ci Si vous avez peur ici de parltrde hi-'l, nous, délègues des canadiens d>-s Elot^.U(li•*, nous ne craigntns pas d'affirmer un iriacip»', lorsqu'on nous demande de le faire. Dans que ques jours quand nous serons de retour sur le iTritoire américain, nous pourrona affirmer nos opinion^ sur c"- point, si on nous interdit de le faire iji et de saisir la seule occ^^ion que nous ayions d'tffi mer nos sympathies pour la cause des canadiens ei meiis du Nord-Ou'Sl
A ce mom nt M Frédéric Houle laisse ie fauieuii iTésideniiei, pour pouvoir prendre paît à la discussion.
Il pronooc-j un discours des plas énergiques, en fdvt u • de Mi il 1 1 de la motion qui est d'Vdnl la Gonvemioa 11 dit qules Ganadiena ne doiv-r.t pasavor peur de lever la lêie tt Je fai e ce in. i re l-uis sentim-nis. On a eu recours partout au fanaime tourcoxbaiire Rel. Dans le HaufGanii'la, les soci^t^s n'ont pas eu peur d'ciffirm'-r leurs sympath es pour Scott et leur h iie pour Kitl Desié^olutions incendiaires ont été passées i.a'toi t, même en plein pariem^^nt, à la face des canadiens courbant li tè e. Et nous n'avions pas le courage de demmler un acie de justice, lorsque les aOYersaires de notre race sont si énergiques pour demander uae inj isiice. Nous aurions pnur lorsqu'ils montrent cette au lace i L* s le moyen de nous faire écraser loul-a fait.
Si les Gana liens- Français n'avaient pqs courbé l'échiné sous la verge du finaiisme, à la dernière session ftitjerole la question de R el ne serait pas si dé'-espé èr aujourd'liui. Nous avons enhar.. i le faUdlisme par notre là ;hete.
M. Charles Ttiibmlt propose de modifie! la r-'Sel it'on c'e Id manière suivante:
Q le nos gouvernauls. protègent ^gale- DQHnt ei résident j istice eg^le a nos com patrotes diMaiiobaet des autres province^. Le fanatisme les guette pour Ifh ass-assiner, qui nos gouvernants lespntègeul.
M. Monimarquet : Le fanatisme les
guette pou'»' les assassiner, parceque nous dVoos petr ; parceque nous n'csjns pas combattre le fanatisme.
Un délégué de Hull dit qu'il n'aurait pas présenté lui-même la motion, mais ^ue, puisqu'fl e ett devant li Gooveoiion, il considère de son devo r de voter pour.
M. Houde: Si le parti actiell?m nt au poiivi if crcit s'attirer des syaopaihies des Canadiens des Etals-Ui.i< et les encoura- «nr à revenir en Ganada, en abinioonant comme il le fait nos compatriotes das autf-es provinces, il se trompe grossiè/ement.
M. J. Perrault. Nous voulons fa're notre devci -, mais il y a souvent plus de courage à montrer de la prudence qu'à casser les vires. La résolution qui est devait 11 Convention ne p^-ut pas ôire adoptée. Nous n'avoi s pas d'epiihèles inj'irieuses a lancer aix ennemis de Riel. Nous ne luisons pas qu' h sont des fanati* qll^s. Si nnu3 voulons avoir li lib>-rié de défenrtrr R '1, donnons aux autres la 11b> rté d'approuver Scoit,
M. Hjude : Quand les autres étaient au pouvoir, vous ne chiniitz pas sur ce tonlà.
M. P-^rraultiJe proposa la contre-motion suivante :
Que celte Ginvention sympathise avec les efforts du gouvernement liJt'ral pour régler la question si reiçreitible du Nord- Oa^st et pour obienii' la jittice pour M. Kul.
Une voix : Où sont les e ffirts du 'gouvernement pour obtenir tout cela ?
M. Perrault : Vous ne les voyez peuté'rei^as: mais ils n'en sont pas moins
réels.
La chaleur de la discussion qui suivit empé ha M. Perrault de coniinutr. Enfla une motion de M. Maliel, délégué le WasbuKioo, pour renvoyer la qu'^sii )n à plus tard fat adoptée par la G n Vr-n i)n, qui se lispersa, aprè s'èire ajournée sine die, et avoir iai>s« au comité provisoire le règlement des quactloos d'organisation.
COXCfiRT PIQUE NiQUE A L'ILE STE. HEutivE.
Nous voudrions avoir l'espace ft le temps de donner un comple-r<n lu de ce j itiih national dont le succès l'tmporle sur tout ce que nous avon;- jamais réalisé ►-n Gana la sous le rap.oil mis cal. De bonne heure, 'es prom' neurs parurent en l'oi le el toute la j '.urnée les I dt ^aux traversiers rrgorgèei.t de mon le, à tel point, que piès do IS ù 20 000 p'-r-onnee lurent iran'poilée-s sur l'ili Sie. H lèae. Nous avons vu celte mulii ude immense tressail-
lir aux accents vigoureux de la lousiqae ' martiale ei du nobla cbanl ciDaiiea. |
Les f)nf^^es des E'alsUiis oni ren lu i a merve lie 1 1 car tdte <1e M J. Ble. La- | belle, oruai isle de Noir -Daoi'^. Le cocceri triait i'OU^ $a direoiiou. Il a œèrnë 1 de chiu les Tel citations et les présidents '> des corps '1e muMqae améticain lui pré- , sentèreni des fidre&ses de rem*ri ciment.
Certes le concert a été à la hauteur de! la grandr fèie nationale 1 1 vers 6 heures i Montréal rtcevau ses patiioiiques enfan's ; et ceux qui pour avoir longumps vécu sur le sol éirang*'r, venaient a" jour marquer cineotur l'union qae la communauté d'orig'nd établit e.i-e nous. >.
FÊÏB AfJ CARRÉ VIQSR.
Attirée par la nouvelle que nous avi->us annoncée, la semaine dernier-', que des c>rps de musique américains donnerai -nt un couceit au 0 irrô Viger, une foule immense se retvlil à c-t endro't. La musique ne se lit entendre qu'à 9J heures.
Elire chaque morceau, les fusses, des chandelles romaiies et ai. très ji^^ces furent lanc-^es de ch^z M Divernay, aux «rands apuliudissemeots de la foui-. Au tnomei t oii les musiciens quUtaienl le jar- Im, M. Davernay les invita à entrer ch^z ui et à prendre quelques rafraîchissement?. [ s ac:eptèrenl l'invitation. Après avoir' passe quelques instants ch-z lui ils i prirent congé en ;ouaal Auld Lang Song I et home Sweet Home.
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