EÉSULTATS PRATIQUES DE NOTRE FÊTE
Aux temps hébraïques, il existait une loi sévère qui obligeait chaque homme, à une époque fixe, de se trans porter au lieu natal pour s'j faire enregistrer et montrer la force de la nation à ses ennemis.
Aujourd'hui MM., sans autre loi que celle de l'amour, nos compatriotes des E. U. viennent en ce jour montrer à la patrie sa force et lui témoigner leur attachement ; aussi y eut-il jamais un plus beau jour ! De tous les points de notre immense cité l'on voyait flotter j dans l'air, ces bannières magnifiques, I ces drapeaux symboliques, mariant ! leurs couleurs différentes dans d'uni- j verselles alliances. Toutes ces couleurs, M., forment celle de l'arc-en ciel. Ah ! Puirisent-elles donc être le gage de notre nouvelle alliance politique et religieuse et l'assurance qu'il n'y aura plus parmi noua de divisions, de tempêtes ni d'orages au dessus de nos \ têtes ! Voilà un des grands résultats que je vous supplie d'obtenir à tout | prix.
D^ fait, qui peut s"op[i.»sor aujour- :\ notre union ? Depuis longtemps nous la sollicitons et déjà en 1857 mémo lo pouvoir d'alors la faisait offrir à l'opposition du tenijis.
Aujourd'hui pins que jamais, puisque la persécution redouble nous avons besoin de resserrer nos rangs — cette fête nous le prouve. Il fiut absolument montrer un front ferme à nos ennemis, faire mentir le vieil adage dirigé contre les races latines que leur destin est la discorde et la désunion par la haine.
" I was r.il ! ihi-y s.iy, a wiiy waid tate, Your web of lisconl wovo, .\.ii(l while your tyrant> joyned in hâte You never joined in lovo.
• Donc 1er résultat ; nous avons compté nos forces, nous nous sommes réunis. J'en trouve la preuve dans l'enthousiasme du peuple qui rivalisa de zèle pour préparer cette grande démonstration. Cette marche imposante de toute une nation s'avançant processionnellenicnt vers la maison de soa Dieu pour y renouveler sa foi et demander au maître de la vie la continuation de ses faveurs est le spectacle le plus sublime qu'il soit donné à la terre de contempler.
Là, hier matin, aux pieds des autels du Dieu vivant, comme sur la montagne qui entendit le serment de de Vergara, poitrine contre poitrine, cœur contre cœur, " ceux qui avaient " été ennemis s'appelaient frères ; ceux '' qui avaient fait un pacte avec la di- •' vision, se donnaient le baiser de paix; " ceux qui n'avaient jusque là échangé ■' que la haine échangeaient le salut de l'amitié.' Ceux qui s'étaient toujours méconnus s'appréciaient mutuelloment.
Nous sentions que nous étions: enfants d'une même mire.
Et s'il nous fallait, MM., porter à l'ordre du jour tous ceux qui ont rivalisé de zèle pour le bien, l'union et l'honneur en cette ci. -constance, il faudrait nommer tous les Canadiens ou ne nommer personne selon cette belle parole de Chnrelte au ministre de la guerre, à propos de ses Zouaves, après la
sanglante hécatombe des collines de Patay.
MM., autrefois un peuple tiré d'esclavage s'avançait vers l'avenir qui lui était préparé, protégé par Jihova, conduit par ses chefs, qui, comme la plupart des nôtres ne devaient pas voir la terre promise, marchait sous l'égide d'une nuée généreuse qui les éclairant pendant la nuit, les garantissait, pendant le jour, des ardeurs du soleil.
N'avoDS-nous pas, MM., jouit du
Tout est préparé pour cette universelle entente. La patrie nous y sollicite, des écivains de talents nous en supplient, le Patriotisme l'exige, l'avenir le commande, la Religion le prescrit, le salut commun l'ordonne. Voix impérieuses aVixquelles vous tous ne sauriez résister sans être traîtres et parjures à la Patrie. Donc l'union entre nous sera le 2e. résultat obtenu par notre fête.
En 3o. lieu, MM., cette visite de nos compatriotes ici aura un mervcil-
même privilège jusqu'à ce jour ? No- leux efiet, celui de créer de nouvelles tre patriotisme religieux n'a t-il pas relations avec notre pays, puis surtout
été pour nous comme la nuée pour Israël, notre protecteur, notre guide et notre soutien ? Ah 1 il est vrai que nous avons souvent méconnu notre devoir au détriment de l'union mais plus d'antipathie, plus d'obstacle, plus de division, et comme autrefois dans la Judée, quand on trouvait le cadavre d'un homme assassiné sur la route, on faisait assembler tous les habitants de la ville près de laquelle gisait cette victime et là, la main étendue vers elle chacun jurait de ne pas avoir participé à ce crime. Eh bien, vous tous, hommes de partis, je vous conjure, ve nez et la main étendue sur la Patrie mutilée et assassinée par vos haines et vos divisions, venez jurer que vous n'êtes pas coupables du terrible état dans lequel vous avez plongé la Patrie et alors unissons-nous. Un poëte polo nais a composé un apologue touchant pour sa Patrie, laissez-moi la livrer à vos méditations : '•'■ Une femme étant tombée en léthargie, son fils appela des médecins. Je le traiterai selon la méthode de Biown, disent les uns ; qu'elle meure plutôt que d'être traitée selon Brown ; je la traiterai selon la méthode d'Haucmann, disent les autres ;
de ranimer le patriotisme. Il y avait autrefois un géant énorme qui, fils de la terre, reprenait une vigeur extraordinaire chaque fois qu'il touchait sa liière et son ennemi pour le terrasser et le vaincre dût l'enlever dans les airs ainsi en sera-t-il des Canadiens des E. U. Ils auront touché au sol de la Patrie, qui est leur mère aussi et désormais il seront invincibles, car, ils auront bu à la source du véritable patriotisme ; ils auront rafi'ermi leur espérance en notre avenir, après avoir constaté nos succès.
Puis, notre pays a besoin, pour exploiter nos richesse, et développer notre industrie et nos manufactures de mains habiles, où pourrons-nous en trouver de plus expérimentées que parmi nos compatriotes qui ont grandi au sein des manufactures américaines j ainsi au lieu de fiiire venir à grandi? frais d'Europe des étrangers, ne seraitil pas plus avantageux d'ouvrir ici une carrière lucrative à nos proches, à nos amis, en favorisant leur repatriement ?
Puisse cette convention forcer nos gouvernements à créer un tarif protecteur et en offrant de grands
qu'elle meureplutôtque d'être traitée se- avantages à la colonisation réaliser aussi
Ion Hauemaun ! alors, dans son dé.sespoir, le fils s'écria : ma mère, et cette femme se réveilla guérie." Eh bien !
la patrie est notre mère à tous, criez-lui donc du fond de vos cœurs unis et elle se réveillera pleine de vie, d'amour, de force et d'aspérauce. Ainsi, MM , tout nous invite à l'union intime entre nous : union politique, union religieuse.
cette légitime espérance. Qu'on ne voit plus de barrière morale entre les Canadiens de cette province et ceux des Etats Unis. Qu'il n'y ait plus de ligue, c'est-à-dire d'obstacle lérieux au repatriement de nos frères ! Voilà à quoi doit tendre cette démonstration j car \\ faut absolument arriver à une idée fertile de repatriement en cette cir-
constance, sinon notre fête n'a plus de signification. Un ancien empereur s'ëcriait avec désespoir : '' Varus, rends moi mes légions." — Kh ! bien, un deraimilion de Canadiens disperses aux quatre points de la république américaine vous crient : •' Eendez-nous notre Patrie !" Eh ! bien, rendons la leur.
Non, MM., il ne faut pas seulement étaler pompeusement nos fastes il faut arriver à un résultat pratique et comme les anciens Romains, si nous demandons des plaiisirsf tâchons aussi de donner du Pain à ceux qui dé.-^irent revenir à nous. Travaillons à agrandir le champ de notre industrie, à attirer le commerce de toutes les nations parmi nous. Opposons-nous, de toutes nos forces, à toutes les entreprises préjudiciables à notre agrandissement, et tandis que nous nous livrons à la joie surveillons nos affaires de manière à ne pas perdre, à Montréal, le monopole du grand commerce qui fait notre fortune, en faisant le canal Caughnauwaga, à notre détriment et en tolérant que le Pacifique n'ait pas son terminus au milieu de nous.
De plus, M M., pour donner une grande confiance à nos compatriotes, protégeons-nou^ mutuellement, revendiquons nos droits et sachons les faire respecter, c'est à ce prix que les Canadiens des E. U. reprendront la confiance qu'ils ont perdue et qu'ils reviendront, non pas seulement, s'asseoir un instant au banquet de notre fête nationale, mais qu'ils reviendront reprendre parmi nous la position véritable à laquelle ils ont droit par leur énergie, leur intelligence, leur patriotisme et leur foi.
C'est alors, MM., que notre joie sera complète, et que nos forces seront centuplées de manière a ré.sister à tous les ouragans qui nous assaillent de toute ! part, alors, MM., le vais-seau qui porte j nos destinées poura étendre ses voiles, depuis les rives de l'Altlantiquc à celle du Pacifique.et voguer maje.stueu.sement vers le brillant avenir qui est destiné à notre nation sur cette terre d'Amérique.
Voici le
Rapport à la Cohvention des Délégués.
réponsos aux qiieelions po-é^s par :om 11 d'opRani-a iia d^ Montréal s sociétés cana tiennes lies Elits-,
Sur les
aux sociétés cana Uni^
VIkS lEDRS.
L" com té d'organisation i\^ la eociôlô St .Iean-Bd|iiisle iie Moniréil, n'a pas vu luns la cpjfbraiion delà fèie nal-onala sealfm^nt une occasion de «l^plcypr un fisl" i*us ou moi s consi'lprablrt de membres et de faire pircounr 1 s rues de no- . le gran le ville par une proie s'on plus , 01 moins nombrnuse. Il a pensai, sans i doute, qu'on peuple doii savoir s'afïîr ler
I 10 louie occasion et t moigaer à la f is
le sa forcH, de am nombre et de son ur.ijn palrioiique. Il n'a pas doul-^ que les circonsianct s ne fuss-rit favorab'es à un de|iloi>'menl au«si imposant que po sibie fl il attend de h migmtiqae dt^monsiration qi i vient d'avoir lieu ui rf^double. m^ni de respect de la part des nutiona'ilés qui nous eavironnent et nous pressent de tous ' Ô>'8.
M is il avait en vue un autre résultat non moins grand, non moins nobleet qu'il se fl lie d'obtenir avto non mcias de'cerliiule.
De^>uis vldg'-oinq ans. la province de Qa^-bec soufffe d'un fl^au qui la dépeuple e. lui fiii plus de mal que la guerre ne tjourrait lui en causer. De rallies de -es babilanie, tous j^une», vigoureux, pvios de sève et 'e vie partant chaqne aonée, quiiiant pal i^, famine, amis, tout 'e qu'ils ont appris à chérir, pour aller vivre sur une terre étrangère dont ils i;nor-nt la lingu , les n œ irs et les lois, ù h n'o il [Tt'U ou point de s-cours rtlig eux et de mssources pour l'Instruction de leurs enfai t^. Vous pircour z les canspagues ^t â c-aque pas vous r^nconlrtz l-^s maisons abandonnées et d^-s t-irres en f ich", vous vous iufoim'Z des causes de ce ti 'jésolction et vous ar>prf>n z que la f^mi le est partie pour \fs Et its-UaiB après av< ir vendu tout son rouant.
La guerre i:i' i e même n'a pas déto'irné le courant de l'emgr-il'O", ' t dans les flots le sar g qui ont coulé sur hs champs de btiill'^ p»'ndant cir q ans, il y avait du 3<ng, b*»aucoi p de sang canadien.
Toutes les m»i8i res pris»;s juqu'à prS seal pour arrêter Ife fl^au onl été vaines.
II a d'fi-* 1^-8 eirorls du cl-rgfi et du Parlement, et il continue de sévir, emportant obaque an' ée '25, 30 et même 40 mide de liO-» comjiûtr ot-s^ur 11 ierr« étrangère.
L- com t-- d orgai.i-i^t on a p- n^é qi'il y avait ici une œu' re pairittique é enireprendre. Ne doutant paioi du pj:trloUs-
me de nos compatriote? éiti^ris ; sachant qul's ont conservé l'amour du pay^ el celui de leur rt-ligioa ; qu'ils ch^rissf-nl la largue tl les inslitntions de leur patrie, il a d'acide de l 's inv tir à prendre leur place dans la grande 'îémonslraiioa n t ona le el à • é éguer d' s represenianis à ceitcODvention, ; fn qu-s le Gana la apor^. ne de leur propre bor;che, 1 s cause? d»- Ifcur <lèp&ri, tt ce qui les eagagerait à rcveiir
Car nous comprenons ici el nous f « tons paifiileme;:! qu'^. le nombre t's-t d. venu, dans noire s-ystèie poil que, la gra.-de pi iisance ; que c'est lui q ji gouverne, lui qui t aval. le, consomm*', eor chit un ptuple et Lit vivre u.ie nation .lité.
Nous savons que la race fracçiise ne
peut s'itrphnler solilem^Lt en Amer qu<-
tt main 6: ir son terri il 'ians ce G .na^la.
arrosé du sang de nos ^è^esel cons-rve
au prix de laut de sac itii- p, que par 1h
concours de toutes ses forces Plus q ''à
aucune au re époque ''e notre hisioir»,nou-
réaii-ons l'indispnsable necestiié d-
l'union de tous les cœurs d^ins un n:êne
senliaent patnoii ]ue, de lous les bras et
c'e lout'S les iLt^s 1 gei c-!S 'iaas le travail
et la k t e q i devront nous as-urec i oire
place dans le jeu de la coasliiuiion c:»œ-
me éltmenl disrtiat t.
Le comilé d'organisation n a pas eu a cliTCber pour savoir i ù se ir.)uve le ealoi, la fcrce el l'aven r de noire naiionaliié. I a vu de lauire cô é des lignes un denai mi l;on de patriotes dont h ri tour plac rail 'a vrovince de Qa^bc à la lêle de la Coi fédération, et 1 sVbl dit: vtyots si' ne S'-raii point poss b'e de l-.s reu iir iie nouveau à la granle famil e, au centre du foyer nationi 1.
Le but i-î 11 convention est donc de rechercher les moyens de repaWrier ks canadi.-n3-f ar çais émigrés Afin deprépiir<r ses t-avaux, un questionnaire a ét^ a lr^£sî au* diverses socii lés avec piière a'y répondre le tjlus 'ôi possible.
Les que;-tior s portent spéci L'ment sur les iro s poirits sui» ants :
lo. Le nombre et les occupations dte Canadiens fi'arcais émigrés aux Etats- Un s ;
2o L<îur posi ion social», religieuse el politique ;
3j. Le nombre de ceux qui désie aient revenir H'uGii:ala; le genre d occu^itions qu i's r- ch-rcheraieut ei les avantages qui le- in Imr i' nt à se li vrer à l'agru cul u e el à la coloni^alion.
Le no > bre compara iv m=>i t limité d' répon e; n ises entre nos mains ne noue permet pas le préciser quant au cl itfre exaci des Gma iens en i.^ès ; ma s oo saii déjà, el personne n'gi or-', qu'il dépat&e coasiiérai.1 m' al un demi mu ua.
Oisat Fg bment que la plupart de nos compalrio es enci^^rés sont employfs dans les diverses manufactures qui couvrenl la république voisin-», lelies que les fi briques de cotjp, île lain^, de chauseur s el de mèjaux. Beaucoup y travaillett comme ouvriers, c'est-à-i1ire hommes !u m'^lier, el hs aui'-es en qualité de jour- Oi li rs ou d'iide?.
Un c-Tiain no nbre sont menuisiers et h irpen'.i rs, d'autres forg^O'i^.
Il y a quelques coiimis, U3 certain nom. bre lie mil ç os, iiois ou quatre avccits ■^t plus:eu.s prêtr-'S. Bien peu s'o:;cup8iit le travaux agnccleo, exce,^lô d ns les Etats de I Oittit cù celte clas.e e.t p'.us importatit'.
Le plus grand ma heur des Ginad ens -■m'gres et-i l'absence presque totale <1'hom- •neb iasiruiis. A part quelques cenlres uopileux etplas favori^ep^ iig <,ont livrés i eux-mêm-'s, s. ns guide, sans loini d'appui et sans personne qui s'occupe de leurs affaires el fasse Viloir 1-urs ilItôis.
0.1 p-ut j iger de la pos ij.i sociale l'une pojuliiioQ p ir le nomb e U'hommes qu'elle fournil aux si uaiins influentes le 'a foci' t'^, insirute, capables ds jouer an iô e dans le gou^ernem-ut de la nalion: Ceux-ci sont les chef» naluri hd'ua peuple : ce soit eux q A represent soa ialeli'g-^nce develo. pé% se lonl les inierprêles de ses vœux et f.n! triomph.T sa cause.
Or, les Car a liens qi i ém'grent apparli nnenl pour la majeure partie à U ciaîse agricole qui n'a eu qa^ peu d'occasions de s'ias ruire ou à la cli>se ou rière doLt i' n^truclion est assez légère. Ce n'tttque depuis peu d'ann' es que <!• s prêtres el des •né le', i is soQl ailes s'eiab'ir aux Elatc- Uo'S. Parloul, ils 01 t r- ç 1 le plus chaii-ureui accueil et proJL il le plus grand bien.
La chose se comprend facile nen». La plumât de nos comjal'-ioies ne pirl'nt pas l'anfelais. Les ^ rètres qui desservent les congreKatiois irlao taises necomprenueni point le f a' çi s, et il en resu te pour les canadiens un eiai l'isol-menl qui leur est foit pènitde, car ils soai rest^'s ausil aitdcb' s que nous à !a r-hgian de nos pères. La vue d'un prôire lii.r fiil 1 1 lisir el i's n'apprennent p s plu ôi la présence le qu' 1 ju'iin au milieu feux qu'ils s'empressent l'ail rsej l-r à ses genoux. Ol ci'.e à ce si jet les exemi hs qui font la plus grand honn-eur à nos compalà He', mais qui t^mo'gu' nt en mèBe temps combien est séneuïe la lacune duni ils se plaignent.
Un autre da^^g^r non moins grand est c-lui qui résulte de l'absence 'l'é.;cl !S caih< 1 ques et franc ises pour Is enfails !• s deix sexe*. L s ec( 1 ■•< catholiques sonlassiz rares aux El i au Liai'', mais les écoles frat çaises le soi.t bien davai.tage.
Car le frat çiis élatt une largaa éirangère n'esil ^nsl ij^né que d'ui e matière très impa fat* ►•i dans les centres les pliif^ p puleiix et les plus ruhts stuei^ent Les Canadiens sont donc ob igf's d'en voyer leurs eDfdnts aux <'coles publiques lù les 11 çons q^i'ilâ r» ç.i>'enl ei qi i ne les entreiienut-Lt que des Ëiats-Ut i^ menacent de Uur faire perlre les souvet irs et l'amour de 'a Patrie qu'ils ont puisés au iein de la famiile. C'ebta'n»! que les am ricaln^ fidiroi t ^ar s'afs miler la popuLtion canadJenn-frai çaise, si cous ne nous hâ ODS de la rappeler au Canada'.
Oa coDçrit que dans ces circonstances, nos coœpainoi'S ne peuvent exercer une influer ce pi 11 que sensible. La plupart ne sont las naïufol ses, ne prennent aucun intérêt a la polpi^ue; ne volent pci-t ai x élections tt \ik'enl pour* ainsi dire, en d hors de la société qii 1 s eLtoore. Le nombre îles hommes riches est très mitiane, |lu>ieur3 vivent à l'aise; mtis la
manufac'uritrde Massachus tlp, quicom^:le au-delà de 4,000 Canadiens, répond : " Tous ont le désir di^ se rapatrier, si seu- " lemenlvous leur olfii z Us mônaes avac- " tages qu'ils onl ici. Quelque; -uns dési- " reut se livrer à l'agriculture, mais la " plupart préfèrent les manufactures, en " paît culier les chefs de f imille, vu que " les enfants, et surtout 1 s lilleF, y Irou- " vent de l'emploi,"
Oa n'en ÛLirail i lus, s'il fallait tout citer ; mais tous in;iâteit sur ce piint: que b plus grande pailie des Canaliens èro'grês rechercheraient au Ganaila 1*? travail induitriel qu'ils L iâseraient aux Etals- Unis.
Il ne faut pas oublier en effet que les fami'lf's qi i sont parties depuis dix ans ou plus ont con raclé des haliiudes qu'ils ne peuvent changer du jour au len 'emain. Les enfanis, à m-sure qu'ils ont grandi, ont appris des meiiers, sOLt ettrés dans les fabriques, ont acquis des connaissan-
majoriie vit au >our le jour, du salaire de ] ces spéciales qui eu fils nt à a«surer leur 80D travail qui varie de $1 53 à $Z 50 sui- | fXi!.t:!nce, et plus ta;d celle de leurs fivant les saitons et l'habileté qu'ils dé- milles. Demandera ces jeunes hommes ploient daa> leurs métiers respeciifi. de 8'elablir sur des terres incultes et de
Leur poïii'on, à tous les points de vue, I commencer des travaux de défrichement laisse ilocc beaucoup àd'^sirer, et il n'esl i auxquels ils ne sont pas habitués, serait pas étonnant qu' h lémoigaent en gêné- | évidemment une absurdité. Il fiut don-
ral un désir très-Vif d-s revenir au pays eu ils IrouveraieLt d s compatrict'is, des aœii. un clergé nombreux et dévoué, une organiSâiion puissante et un système pc-
ner à chacun une occupation qui convieL.ne à ses goù s et à ses pflnchauls naiurel?. C'est dore dans b développement des diverses Inlusties que l'on trouvera la
litique LÙ ils exerceraient naiureilement i secret du lapatiement d'une foita pro-
tous les dro.ls qui appartiennent à des hommes libres.
Sur ce point les réponses so;.t pour ainsi dire unar imes. Mais un obstacle s'oppose & cet élan ; un obsiach sénetx et qui nécess te l'intervei t on du Pari» m nt fedén i et de k Léglskture provinciale.
Les Caua'1ien.-frat çîis ont émigré, non point par gi tjt. mais jar une dure nécessité ; parca qj'ils ne pouvaient trouver ici !• s moyens d'elevtr et d'élabiir leurs enfants, ils ont trouvé ch z :es am-ricains des occupaions et des avantag- s auxquels Ils ne peuvent renonC>'r, à moins que le Car a la ne leur en offre d'équiviler ts. Comme ce point e t de beaucoup le ) lus imporlâLt, nous f-rrons quelques e> traits des réponses qui nous ont été communiquées.
Les canadiens de Westborough écrivent : "Ungranl nombre sera irjnt désireux de s« rapatrier, s'i's étaient certains da trouver de 1 ouvrage dans leur p^ys. Eiabliss- z des manufactures tt vous aurtz le moyen de rapatrier."
portion des Cana i^ns émigrés.
Les autres, tt ce sont ceux qui ont quitté d s terres pour se rendre aux Etats- Unis, seraient assez disposés à venir reprendre les travaux des champs, mais iars le cas seulemei t c ù ils auraient des garanties sérieuses que ce ne serai point pour reprendre la misère. Ce qu'ils demandetit, c'est une législation généreuse, donl 1-iS traits carat téri. tiqut-s seraient ;
lo. Des octiois graluiis de teires, dont le titre ne leur serait livré qu'après un certain nombie d'années de n^ silence et l'fxéculion de travaux de défrichements spécifiai.
2"t. D. s avances pour l'achat de «[raîns de semen:'^, Q'inslrumenls an titres, de mui^on", a'habitaiion?, remboursables à louRs termes.
33. La confection de bons chemins qui mt tient les nouveaux étab i'.semenls en communications rapides et fa. il js avec les graudi centrer.
40. La préf rer.ce donnée aux colons pour les travaux de coloniSc.t:on e^les ap-
La soi.ééSi. J-an-Bapii te de Ware, > p'^ovislonoemenis. Mass., suggère comme moyens de repa- 5o. L'octroi de bi lets gratuits de passatriement *• l'encouragemei t des manufac- ■ ge des divers pti: t» des Etats-Ua s à. " ture.s, l'octroi gratuit des te res et un Montréal.
"encouragement libéral de h part du I 6d. L'établissement en celte vi le d'une *' gouveroeuent." i grande agence centrale chargée de fournir
La sec èle de Lowell, la grand cent e les renseignements, de placer les nouveaux
venus, de Ips diriger vers les terres qui leur sont destinées, en un mot, qui en prenne soin depuis leur arrivée jusqu'au monoent où ils teronl bien èiablls.
7o Ecitin. pourvoir avant tout aux b?soius n ligieux par la construction d églises ei l'eial lis-ement de bonnes écoles
Tels sont, dans leur ensemble et dans leuis détails, les désirs formu es par no? compatiotes des Eiat-Unis ; t h sont les rer s 'ignemenls qu'ilsnous ont eux-mêmes fourciis sur la position qu':li occupent dans la république voisine.
Les difT reiits peints qui ne sont ici qu'iniiqjés seront sans d ule l'obj'it, devant cette convetition d'une discuesion approfondie.
De s voix autorisées se feront entendre qui reliront ilu baut de la tribune 1 s avantageas que la légls''atioa récente confère aux èmisraots, les sacriti^es que le gouvernement s'impose pour augmenter la population et les chances que nos compatriotes auiaient, en revenant, d'améliarer leur posiiion.
Mais lien n'empêche que nous ne signalions les progrès que notre province a faits depuis quelques ai.n^es ; l'aspe-ît nouveau que pré ente nos villes; les développements de nos ressources agricOs, inlustiielles et minières, et celui dont elles sont susceptibles. Il n'y a peut-ê;re pas de pays au monde que la nature tii mieux doué que li Province de Q-iebcC E la ne manque de rien de ce qui est e£senlitl pour assurer sa grondeur, si puissince et sa prospérité. Ses ttrres sont fertiles et ne demandent qu'une agriculli.
furet t adoptées à cttte réunion. Le nom ■ie la Convention fut déterminé après une ongue discussion. Un com t^, provisoire chargé délabo-er une constitution fut nommé. Plusieurs autres mesures furent aussi adoptées.
La discussion s'ouvrit sur le nom de li Convention. M. Joson Perreau t commença le débat en proposant un« motion qui changeiit par une des'S cliuses le nom le "Convention Caoalieonc-française " et celui de " Convention française." La discussion se fit sur ces deux* mots. La 1 lapart des délégués ptir-nt la parcla chacun à éon tour. M. Tnibsault se prononça contre li clause, ainsi q> e le Rvd. M. Michon, curé de Liwrence, M. L. 0. David, M. Marclund, M. P., M. L^bœuf, eic.
M. Beatigranrl, qui avait s*>condé lamolion, d' frtodit la clause en question, et dit que la Convention devait comprenlre tous les fracçiis des Etate-Unis tt liu Canada, et par conséquent s'appeler " G.nventioa françiise" et non 'Gonventioa Canadienoe-francdise."
M. le Major Malh.t, délégué df s Gana- 'iens de Washington, dit qu'il connaît bien la Français des Etats-Unis et les Canadiens, et qu'il est convaincu qu'il est impossible de les unir. Ils sont trop portes à la discorde et à la division. Il sait que les Franc is caihliques, aux Etats- Unis, EOi.t nos meilleurs amis, trais que les Frai çiis impies et irréligieux n'a m>intpas notre race et ne nous font pas bon accueil. Ce qu'il nous faut, c'e^t une As.ociation de Ganadienc-françai?, ayant les mêmes
re amîliorée pour récompenser largemett ! sympathies religieuses et sociales. Avec
le travail du f'jrmitr. Ses ficilit^s indu tritlhs sont incomparables. Nous avons dans nos fleuves et nos rivières le pouvoir moteur que les autres nations emprunt^^ni si cher à la vapeur. Nos mines de toutes sortes sont d'une richesse fabuleuse.
Eiifin, sous p^u de jours pourrion;-aous dire, l'immense marché américain nous sera ouvert par le traité de réciprocité, et le Canada y trouvera les consommateurs qu'il craignait de ne point avoir en nombre suflisant dans ses propres limites.
Le moment ne saura t donc être mieux chosi pour le rapatriement, et s'il fallait quelque chose de plus, la convention pourra le demanfer en adoptant la forme qu'elh j jgera convenable.
Nous n'avons aucun doute que les représentations d'un corps aussi imposai t ne manqueront pas de rccevo r des pouvoirs qui r.oas gouvernent toute l'a.teslion qu'elfe méritent.