IV JOUR
Troisième béatitude : Etre dans les pleurs. Matth. v. 5.
Bienheureux ceux qui pleurent ({\ soit qu'ils pleurent leurs misères, soit qu'ils pleurent leurs péchés, ils sont heureux, et ils recevront la consolation véritable, qui est celle de l'autre vie, où toute affliction cesse, où toutes les larmes sont essuyées ('2K
Abraham disoit au mauvais riche (5) : Tu as reçu tes biens en ce monde, et Lazare a reçu ses maux : c'est pourquoi il est consolé, et tu es dans les tourmens. 11 est heureux, car il a souffert avec patience : son état pénible le forçoit souvent à pleurer des maux extrêmes, et il n'avoit point de consolation du côté des hommes : le riche impitoyable ne daignoit pas le regarder. Mais parce qu'il a souffert avec patience, il est consolé : Dieu l'a reçu dans le lieu où il n'y a point de douleur et de peine.
Le monde se réjouira, et vous serez affligés : mais votre tristesse sera changée en joie ( ;. C'est la promesse du Sauveur à ses disciples. La tristesse et la joie viennent tour à tour : qui s'est réjoui sera affligé; qui s'est affligé sera réjoui : Bienheureux donc ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
W Matth. v. 5. — W Apoc. xxt. I\, — > (3) Luc. xyi. '^5, — W Joan.