CîiDlTATlOKS
ccvriez ce béui fruit de vos enlrailleâ ; Vous êtes bénite par dessus toutes les femmes; et le fruit de vos entrailles est béni ': vous êtes bénite par où vous êtes heureuse : bénite et heureuse par deux choses : heureuse , par le grand mystère qui s'est accompli en vous selon la chair ; et heureuse, par la foi qui vous y a unie selon Tesprit.
Cette même vérité nous est encore expliquée en un autre endroit par Jésus-Christ même. Une femme, ravie de son discours , s*écria parmi la troupe : o Heureuses les entrailles » qui vous ont porté, et les mamelles que vous avez sucées » Et Jésus dit : Mais plutôt , heureux sont ceux qui écoutent » la parole do Dieu , et qui la gardent \ Mais plutôt» r est-ce qtfil veut dire que sa Mère n'est pas heureuse de Tavoir nourri, et de l'avoir eu pour fils? Non sans doute, ce n'est pas cela : il ne dédit pas sainte Elisabeth , qui a dit par l'instinct du Saint-Esprit : Vous êtes heureuse : ce qui vous a été dit s'accomplira ; mais il veut qu'on reconnoisse avec elle , que la vraie cause du bonheur de sa sainte Mère, c'est d'avoir cru : non pour détruire la vérité de ce qui s'est accompli en Marie selon la chair, mais pour y joindre le fruit intérieur fju'clle a reçu en croyant. Il faut donc joindre de même à co qui s'accomplit en nous selon la chair dans l'eucharistie , ce qui s'y doit accomplir par la foi et scion l'esprit : et l'esprit nous viviûcra , si nous croyons que le bonheur qui nous est promis nous vient à la vérité de l'un et de l'autre , mais qu'il nous vient comme à Marie plutôt de l'esprit et de la foi que de la chair et du sang.
De même , quand on lui vint dire : Votre mère et vos frères sont là; et qu'il répondit :Ma mère et mes frères sont ceux qui écoulent la parole de Dieu^ et qui V ac<:ompUssent : ce n'étoit pas qu'il renonçât à la liaison du sang où il éloit entré en se faisant homme ; et encore moins pour nier, que, comme les autres hommes, il n'eût été conçu du sang de sa Mère : mais afin que l'on entendît d'où venoit la liaison véritable qu'il vouloil qu'on eût avec lui ; et que sa mère , qu'on estimoit ftvcc raison bienheureuse, selon la parole de sainte Elisabeth»
» Lrc Xî. 2/ . 28. — ' Ib. v:!i. 20. 2!,
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XLH* Jooa. Disoern^tneut dea Disciples fidèles «t d6» Incl^dliles. (Joan. vr.