ADORATION DES BERGERS
fournir toutes les louanges de l'humanité entière, tous les hommages des justes et des saints les plus favorisés, tous les honneurs même des esprits célestes, accumulés depuis sa création. Quelle gloire pour Dieu, dans cet abaissement sous les voiles de l'humanité, afin d'expier le péché et de satisfaire à l'honneur divin outragé ! Quelle gloire pour Dieu, dans cette soumission à la volonté divine, et dans cette obéissance rappelée par ces simples paroles : « Mon Père, me voici ! Ecce venio '/Chaque parole de sa bouche est pour le ciel une musique mille fois plus suave que tous les chœurs delà hiérarchie céleste; chaque souffle de sa poitrine est une louange plus retentissante que les roulements gigantesques des globes dans leur orbite. Sa présence ici-bas exalte et élève la terre presque à l'égal des cieux. Et puis, outre cette gloire directement procurée à Dieu par cet « Enfant couché dans la crèche », quel autre tribut de gloire et d'honneur, dans tous les fidèles qu'il devait par la suite rassembler, dans tous les adorateurs du vrai Dieu, dans tous les imitateurs de ses propres perfections, dans tous les saints qu'il devait susciter, pour remplir les places laissées vides par les anges rebelles!
I Hebrae., x, 7.
Avec la gloire de Dieu, Jésus apporte la paix aux hommes de bonne volonté.
Paix terrestre, par les principes de vraie justice, qu'il vient établir dans les rapports des hommes les uns avec les autres.
Paix sociale et domestique, par la charité, la douceur, la fraternité qui, grâce à lui, deviendront le fondement de la morale.
Paix intérieure, par la puissance que la grâce de sa Religion procurera aux âmes, dans la lutte contre les passions.
Paix divine, paix avec Dieu, par la réconciliation qu'il va opérer en faveur de l'homme.
Paix éternelle du ciel, qu'il va reconquérir pour les hommes au prix de son sang.
Quelle paix parfaite, totale, apportait donc au monde le divin Enfant de la crèche !
^ffcctionA et ^éôolutionA
« O très bon Jésus, que vous montrez bien vite où se trouvent vos prédilections !
Pour premiers adorateurs vous choisissez de pauvres bergers qui, n'ayant pour abri que leurs tentes ou le ciel, ne peuvent vous offrir un refuge plus hospitalier. Tout autre qu'eux, dans ce pays, se serait cru obligé par devoir et par amour à inviter