‹ Méditations sur l'évangileChapitre 16 sur 64 · LA CIRCONCISION · texte numérisé non relu

LA CIRCONCISION

Moi-même, dans mes tentations et mes épreuves, je trouverai la même force, si je sais me vêtir de cette puissante armure, et combattre le tentateur au nom de Jésus. Ce seul nom rappellera à Satan la défaite que Jésus lui a fait subir ; il le confondra par le souvenir de toutes les souffrances endurées pour ma Rédemption ; ma position sera inexpugnable, tant que je demeurerai sbus l'égide de ce Nom invincible.

La douceur du nom de Jésus dépasse encore sa puissance.

C'est un nom céleste, apporté à la terre par un ange, et que les anges seuls sont dignes de prononcer. Rappelons-nous la circonstance où il fut prononcé pour la première fois, quand, huit jours après la naissance du Sauveur, on demanda quel nom lui serait donné, et que Marie, sa divine mère, répondit : « Jésus. » Avec quel respect et quel amour dut-elle prononcer ce mot î Avec quelle vénération dut-elle appuyer sur ce nom, dont seule, avec son saint époux Joseph, elle comprenait toute la puissance. Les assistants s'étonnèrent peut-être de la joie qu'elle ressentait à le prononcer ; mais pour elle, quelle douceur

dans ce nom ! Il lui appartenait, pour ainsi dire, car c'était le nom sous lequel elle connaissait son divin Fils. Elle ne l'appelait pas Seigneur, Maître, Fils de David, Christ; pour elle, il n'avait d'autre nom que celui de Jésus. Jésus était son enfant, son bien-aimé, son Jésus ! Que de fois ce doux nom retentit sous le toit béni de Nazareth ! Et comme à ce nom, devaient' jaillir les pensées d'amour et de dévouement ! Qu'étaient pour Marie la pauvreté, les mépris, toutes les épreuves humaines, tant que ses lèvres pouvaient murmurer ce nom, tant que sur son sein virginal elle pouvait serrer Jésus, ou le voira ses côtés !

N'est-ce pas aussi un nom bien doux à nos cœurs? Ne nous évoque-t-il pas l'enfance de notre bien-aimé Sauveur et ne nous attire-t-il pas à lui avec délices? Ne nous aide-t-il pas à l'aimer comme notre Jésus, devenu enfant pour notre salut? Et dans nos méditations n'est-ce pas toujours ce doux . nom que nous répétons sans cesse ?

Allons au calvaire ; nous y verrons suspendu à une croix cruelle, tout saignant de blessures, accablé de douleurs, d'angoisse, d'abandon, le plus aimable des enfants des hommes, qui endure tout cela volontairement, par amour pour nous ; demandons aux spectateurs qui il est, sous quel nom on le désigne, on nous répondra : « C'est Jésus de Nazareth. » C'est son nom unique, dans

Page 1