LA CIRCONCISION
son enfance et dans sa Passion. Tous les autres titres disparaissent : le seul qui reste et par lequel nous puissions l'invoquer, c'est son nom de Jésus. Ce nom, dès lors, ne sera-t-il pas celui que j'aimerai par-dessus tout, et que je répéterai le plus fréquemment avec ferveur?
^{fccticnâ et p^âcluticnâ
« Oui, ô bien-aimé Jésus, que la musique de votre doux Nom remplisse toujours mes oreilles, que les lettres qui le forment soient à jamais gravées dans mon cœur, que le son en retentisse sans cesse sur mes lèvres !
Que ce Nom soit ma défense et ma sauvegarde contre le démon, mon bouclier contre la tentation, mon refuge dans tous les dangers !
Il sera l'objet de mes louanges et de ma vénération; en lui je me réjouirai, en lui je me glorifierai ! Mes pensées, mes paroles, mes actions seront consacrées à votre saint Nom !
Dans le trouble, je le prononcerai, et il me réconfortera, car il me rappellera les souffrances que vous avez endurées pour moi au début et à la fin de votre vie.
Dans la ferveur, quand avec plus d'ardeur mon cœur se tournera vers vous, ô Jésus, votre Nom
viendra sur mes lèvres, et je le répéterai souvent pour vous exprimer mon amour.
Mais surtout à mes derniers moments, je désire et j'espère recourir à ce Nom tout puissant. Puisse ma langue le redire aussi longtemps qu'elle pourra ! Puisse mon cœur le méditer tant qu'il en aura la force !
Béni soit à jamais sur la terre et dans le Ciel, par les hommes et par les anges, votre adorable Nom, Nom de paix, de joie, de consolation, d'espérance, d'amour! Nom qui renferme pour nous tous les gages du bonheur ici-bas et dans l'éternité 1 »
JjA Présentation au Jemple
Prélude. — Représenlons-nous la bienheureuse Vierge Marie entrant dans le Temple avec son divin enfant dans les bras, pour y accomplir tous les rites prescrits par la Loi
l^rcmicr ^cint
UELLE humilité dans cette première visite du Fils de Dieu à ce Temple qui lui appartenait, et que sa présence honorait cent fois plus que tout l'or et toutes les pierres précieuses dont il était orné ! Comme ces richesses semblaient mesquines et ternes aux yeux des anges
devant réblouissement causé par la présence du Sauveur I Le sanctuaire lui-même paraissait pauvre, comparé aux parvis extérieurs où se tenait le divin Archétype incarné des symboles de l'Ancien Testament. L'Agneau divin, splendeur des cieux, lumière de la céleste Jérusalem, illuminait en ce moment le temple de la terre et mettait un terme à toutes les figures et images de la loi antique.
Mais aux yeux des hommes, ce qui se passait là n'était que la reproduction de scènes quotidiennes : une jeune mère qui venait présenter son fils premier-né, en tout semblable aux autres fils des liommes, et ne portant aucun signe d'une nature plus élevée ou d'une personnalité divine. Combien, en voyant la mise pauvre de cette Vierge Mère qui fuyait les regards de la foule, ce pauvre enfant, cet humble charpentier et leur modeste offrande d'une paire de tourterelles, durent dédaigneusement s'éloigner, en les considérant comme des gens de peu d'importance et ne méritant pas l'attention ! Et pourtant, à cette heure, s'accomplit une des plus belles prophéties des livres sacrés : « Et bientôt viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez et l'ange du Testament que vous désirez \ »
I Ef statim veniet ad tcmplum siiiim Domtitator qnem vos qiiœrilis, cl angélus testantenti quem vos vulîis. Malach., m, i.