‹ Méditations sur l'évangileChapitre 8 sur 64 · N'AISSAKCE DE NOTRE SEIGNEUR · texte numérisé non relu

N'AISSAKCE DE NOTRE SEIGNEUR

éloignés confus, nous sentant impuissants à rien apporter à un monarque si magnifiquement servi. Mais notre Sauveur a dédaigné toutes ces circonstances, qui jettent de l'éclat sur la naissance des grands de ce monde, et nous le voyons sur sa couche de paille bien plus grand et plus glorieux qu'un enfant royal dans un berceau doré. Il est environné de gloire, de sa gloire qui n'a besoin d'aucun rehaussement extérieur. Aussi nous apparaît-il comme notre bien! Nous pouvons entrer sans crainte, à la suite des bergers. Il n'y a là que Marie et Joseph, que nous connaissons et que nous aimons. Nous n'avons qu'à les saluer tilialement, et voici Joseph, qui nous accueille avec douceur comme des bienvenus, tandis que Marie, remplie de grâce, nous souriant avec toute la bonté de son cœur de mère, nous invite à approcher. Elle soulève le voile de la petite couche de paille, et nous montre le visage de ce cher enfant, si frêle, tout souriant et pur comme le ciel. Elle nous fait contempler avec amour ses traits plus beaux que ceux de tous les enfants des hommes ; et si nous témoignons quelque ferveur dans notre affection, elle nous laisse prendre dans nos bras, caresser et presser sur notre cœur le divin Enfant. Nous nous sentons à l'aise dans cette douce et humble compagnie, autant que nous nous serions sentis gênés au milieu des pompes d'un palais.

Profonde sagesse de Dieu, qui s'est manifestée dans le choix de ces circonstances particulières de la naissance du Sauveur !

affection* et lêéAolutionô

Bénissons notre divin Sauveur d'avoir voulu souffrir dès sa naissance afin de gagner notre amour, et disons-lui : « O bien-aimé Jésus, vous êtes vraiment mon Sauveur, et je m'approche de vous avec un amour profond et sincère. Vous n'avez pas dédaigné une couche de paille et une crèche, aussi je ne crains pas de vous inviter à venir dans ma pauvre demeure, à vous reposer dans mon misérable cœur.

Comment aurais-je jamais osé vous offrir une si indigne hospitalité, si, le premier, vous ne m'aviez montré jusqu'où vous pourriez descendre par amour pour moi ! Je vous connais trop bien, je connais trop votre divine enfance et votre humble naissance, pour ne jamais redouter un refus, quand j'irai près de vous avec amour et confiance.

Mon cœur dans lequel je vous demande de demeurer, je l'avoue, est plus indigne de vous que rétable de Bethléem, souillé qu'il a été par le péché. Mais les larmes du repentir le purifieront, les témoignages de mon amour l'orneront; et, du

Page 1