‹ Méditat́ions sur la mort et l'éternitéChapitre 37 sur 40 · RELATION ENTRE U VIE ET L'ÉTEMITÉ · texte numérisé non relu

RELATION ENTRE U VIE ET L'ÉTEMITÉ

Qtumd quelques heures fugitives seront encore écoulées, Ta volonté sera pleinement accomplie en moi, je déposerai enfin mon fardeau terrestre, et mon âme sera délivrée des chaînes du péché ; mes yeux verseront la dernière larme de tristesse qui est due à la terre; ma pousfière retournera h la poussière; et je reposerai parmi les morts.

Comment me reconnaîtrai -je dans mon allégresse, lorsque le sombre voile tombera de mes yeux, lorsque Tange de lumière me recevTa comme son frère, lorsque mon regard percera les mystères du Ciel, lorsque les choses sacrées qui étaient cachées à ma vue mortelle seront révélées au grand jour à mon esprit affranchi?

Ici-bas, avant que Tu aies pu m^enseigner Tes voies cachées, ma sagesse que Ton vantait était un vain rêve; mon regard curieux pouvait à peine saisir un reflet des joies sans nombre que mon âme goûtera un jour; cependant, confiant en la vérité de Ton Verbe, je crois, je suis convaincu que je recevrai la récompense que Tu m'as promise.

Miséricorde divine, sans borne ni limite! les Cieux n'ont ni assez de voix pour chanter Tes louanges, ni de paroles assez ferventes pour servir d'écho à nos actions de grâce et Te remercier de ce que Tu nous prêtes Ta lumière pour nous guider dans Tes voies. Un seul rayon de Toi brille bien plus que le soleil, la lune, et toutes les étoiles qui scintillent au firmament.

(Apocalypse xjv. 13.)

L'année n'est qu'une série de courts instants qui ) sucQ^èdent avec rapidité. Qui a conscience de la

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fraction infiniment petite de la vie qui est comprise dans chacune de ces infiniment courtes périodes de temps, et qui s'évanouit pendant que j'y pense? Lorsqu'une année s'est écoulée, si on regarde en arrière sur cette période plus longue, elle ne noua semble elle-même qu'un instant. Elle existait encore tout à l'heure, elle est expirée, et elle ne reviendra jamais.

Le jour passe rapidement, suivi d'un autre qui passe avec la même vitesse. Un instant n'a pas plus de durée qu'un clin d'oeil ; et que sont les semaines, les mois, et les années, si ce n'est une suite d'instants semblables, que je comprends sous un seul nom?

Dans toutes choses, je vois s'opérer de continuels changements, et pourtant, en réalité, elles restent toujours les mêmes. 11 y a des milliers et des milliers d'années, tout était comme c'est aujourd'hui. Tout ce qui est susceptible de changement est toujours compris dans ce qui est immuable ; ce qui est passager dans ce qui est éternel. Je distingue des minutes, des semaines, des mois. Mais c'est seulement l'intelligence humaine qui analyse, établit des distinctions, et applique des noms différents à ces intervalles. En réalité, toutes ces fractions de la durée ne composent qu'un seul et même temps. Ce que je désigne sous la dénomination de saisons^ n'est

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