Évtmg. selon sailli Jr.tm, cliap. vu, vers. 4-6. (GGG
IÉSCS-CHRIS1 SKLON L'ÉVANGILE. ffl
2° lÉsiis-cnniST et ses préceptes.
Tantôt avec ses disciples seuls, tantôt entouré d'une multitude empressée et étonnée, du haut de la montagne, au bord de la mer de Gennésareth, dans une barque, le long de la route, dans la maison du pharisien Simon et du péager Lévi, dans la synagogue de Nazareth, dans le temple de Jérusalem, Jésus parle. « Il ne parle pas comme les scribes, » ni comme les philosophes; il n'expose pas un système; il ne discute pas une. question; il ne se promène pas, comme Socrate
avec de doctes amis, dans les jardins de l'Académie et dans le labyrinthe de l'esprit humain. Jésus parle aux hommes, à tous les hommes indistinctement; il leur parle de la vie humaine, de l'âme humaine, de la destinée humaine, de ce qui les touche tous également. Et il leur parle « comme ayant autorité. »
Que leur dit-il? Quels enseignements, quels commandements leur donne-t-il avec cette parole pleine d'autorité?
Il leur enseigne, il leur commande la foi, l'espérance et la charité, ies vertus qui, depuis dix-neuf siècles , portent son nom et sont essentiellement les vertus chrétiennes.
Est-ce en son propre nom que Jésus-Christ enseigne et commande? Nullement: « Ma doctrine n'est pas de moi, dit-il, mais elle est de celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il reconnaîtra si ma doctrine est de Dieu ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son
chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherciie la gloire de celai qui l'a envoyé est digne de foi... Je ne suis pas venu de moi-môme, mais celui qui m'a envoyé est véritable, et vous ne le connaissez point; mais, moi, je le connais et je viens de sa part, et c'est lui qui m'a envoyé 1 . » En rapportant tout à Dieu, Jésus-Christ ne cherche point à le définir, à l'expliquer; il l'affirme et le montre; Dieu est le premier des faits, le point de départ de toutes choses ; la foi en Dieu est la première source de la vertu, de la puissance comme de la vertu, de l'espérance comme de la résignation
Car Jésus-Christ a la parfaite connaissance de l'homme aussi bien que la parfaite foi en Dieu; il sait qu'à elle seule l'âme humaine ne peut porter, sans désespérer ou sans se dessécher, le poids des injustices du monde et du sort, des misères et