I. Évang, selon saint Jean, chap. vu, vers
des mécomptes de la vie. A ces injustices et à ces misères Jésus-Christ oppose incessamment Dieu, sa justice, sa bonté, son secours. 11 adresse à Dieu tous les délaissés, tous les abattus, tous les tristes, toutes les victimes. Il leur commande, non-seulement ia résignation, mais l'espérance, comme la sœur et la compagne de la foi. Et ce ne sont pas les espérances du monde, les retours de fortune dans la vie actuelle qu'il présente comme ressource et consolation à ceux qui souffrent. Il ne veut pas de ces remèdes trompeurs. Il est parfaitement vrai et sincère avec les hommes en général comme avec ses apôtres; il ne leur promet le rétablissement de la justice et le prix de la vertu que dans cet avenir mystérieux où Dieu seul règne, et dont il leur ouvre la perspective sans leur en découvrir les secrets.
Bien ne me frappe plus dans les Évangiles que ce double caractère de sévérité et d'amour, de pureté austère et de sympathie tendre qui
apparaît et règne constamment dans tes actes et dans les paroles de Jésus-Christ, en tout ce qui touche aux rapports de Dieu avec les hommes.
Pour Jésus- Christ , la loi de Dieu est absolue et sacrée ; la violation de la loi , le péché lui est odieux; mais le pécheur l'émeut et l'attire : « Qui est l'homme d'entre vous qui, ayant cent brebis, s'il en perd une. ne laisse les quatre-vingt-dixneuf au désert, et n'aille après celle qui est perdue jusqu'à ce qu'il l'ait trouvée? Et qui, l'ayant trouvée, ne la mette sur ses épaules avec joie, et étant arrivé dans la maison, n'appelle ses amis et ses voisins, et ne leur dise : Réjouissez- vous avec moi , car j'ai trouvé ma brebis qui était perdue ? Je vous dis qu'il y aura de même plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui s'amende que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repenlance J . » — « Ce ne sont