Deuléronome, ch. xxii, v. '^â
derniers, et Jésus demeura seul avec la femme qui était là au milieu. — Alors Jésus s' étant redressé, et ne voyant personne que la femme, il lui dit : Femme, .011 sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnée? — Elle dit : Personne, Seigneur. — Et Jésus lui dit : Je ne te condamne point non plus ; va-t'en et ne pèche plus à l'avenir*. »
Le culte mosaïque est chargé de cérémonies minutieuses et de conditions rigoureuses qui attachent à certains actes extérieurs, accomplis dans un certain lieu, le devoir de l'adoration et de la prière. Non-seulement Jésus-Christ s'élève contre les scribes et les pharisiens qui placent dans ces actes toute leur foi et leur piété; il fait plus; il enseigne à ses disciples la simplicité vivante de rOraison dominicale; et quand la femme samaritaine qu'il rencontre auprès du puits de Jacob
.4, Évang, selon saint Jean ^ cb. viii, v. 3-H.
lui dit : « Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous dites, vous autres, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui répond:
« Femme, çrois-moi ; le temps vient, et il est déjà venu, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le Père demande de tels adorateurs. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent Tadorent en esprit et en vérité*. »
Ainsi, non pour abolir mais pour accomplir l'ancienne loi, pour la mettre en harmonie avec l'œuvre nouvelle et universelle qu'il vient poursuivre, Jésus-Christ en écarte ce que, dans d'autres temps et pour une œuvre plus limitée, y a introduit l'imperfection humaine ; il n'y laisse que l'élément divin dans toute sa pureté et son empire. Mais il ne laisse à l'élément divin que son empire religieux et moral, car c'est au nom de celui-là seul qu'il parle; la loi religieuse et morale