PAI£R
£n vous remeroiant de la grâce que vous m'aves faite de naître dans votre %lise, d mon divin Sauveur, je vous prie d'y ajouter celle de me rendre semblable
à vous par le jeûne, par la prière, par la patience dans les peisécutions et les adversités, atin que je mérite de recevoir un jour dans la Jérusalem céleste la récompense promise à ceux qui se conforment à votre esprit et marchent m vos traces.
LE BIMÂNGIiE M U. PASSION.
£P1TR£ (aux Hébreux, IX, 11-15}
Jésus-Christ , le Pontife du siècle futur, étant yma dans le monde, est entré une seule fois dans le sanctuaire par un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'a point été fait de main d'iiomme, c'est-à-dire* qui n'a point été formé parla voie ordinaire ; et il y est entré non avec le sang des boucs et des veaux^ mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle. Car si le sang des boucs et des taureaux, et Taspersion de l'eau mêlée à la cendre d'une génisse sanctiûent ceux qui ont été souillés et purifient leur ct)air, combien plus le sang de Jésus-Christ, qui par le Saint- Esprit s'est offert lui-même à Dieu comme une victhne sans tache, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour nous rendre capables de servir le Dieu vivant. C'est pourquoi il est le médiateur du testament nouveau, afin que par la mort qu'il a soullérte pour ra-
DIMÂMGHE D£ LÂ PÂSfflON. 209
Gheter les prévarications commises sous lé prei*
mier Testament, ceux qui sont appelés reçoivent rhéritage éterneli dont la promesse leur a été faite.
En ce j ' ur, appelé le dimanche de la Passion ,
parce qi" l'Église se prépare plus spécialement à célébr*^ l'anniversaire de la mort du Sauveur, et c'est H>nrqaoi elle s'enveloppe de tous les signes du (* ail et voile les-cmcifix, les statues et les tablées , elle nous donne à lire ces paroles de saint Pau - -ni nous disent en substance la cause prin- . cipaV' -^t Tefficacité du sacrifice de la croix. Le sacrifie ne peut s'opérer que par rimmolalion d'une \ii ime^ et ses effets sont toujours en raison de la pureio et de la dignité de la victime. Le sang versé dans le sacrifice purifie en proportion de la vie offerte en expiation du» péché. C'est pourquoi les sacrifices de la loi ancienne étaient impuissants à effacer le péché de l'homme et à laver la conscience souillée par une volonté pervertie , et par conséquent ils n'étaient que des préparations èt des symboles du sacrifice véritable, qui pouvait seul expier l'iniquité des hommes par une immolation humaine, c'est-à-dire par Toblation de la volonté s'immolant elle-même librement ou restituant par Teffusion de son sang toute sa vie à Dieu. C'est ce