‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 37 sur 161 · LE VENDREDI APRÈS LE DIM. DE LA PASS · texte numérisé non relu

LE VENDREDI APRÈS LE DIM. DE LA PASS

L'Église applique en ce jour à la sainte Viei'ge les paroles adressées par Ozias; le prince d'Israël^ à Judith, qui vient de délivrer le peuple par la inorl dllolopherne. Il y a donc un certain rapport entre la situation de Tune et de l'autre , et l'acte •courageux de Judith, si différent d'ailleurs par sa nature et par la manière dont il a été accompli de la conduite de Marie, peut être regardé comme ^ une préfiguration de ce qu'a fait la sainte Vierge pour le salut du genre humain, et par conséquent pour la défaite du prince du mal, l'ennemi de Dieu et des hommes. En effet, Marie , en acceptant la maternité £vine, a dévoué sa vie à toutes les doubleurs qu'elle devait amener, comme le vieillard Siméon le lui a prédit par ces paroles : Votre âme sera transpercée par un glaive ; et de là la féte célébrée le vendredi après le dimanche de la passion, qui rappelle et vénère les sept douleurs de la sainte Vierge. Ainsi il peut lui être dit comme à Judith : Vous n'avez point craint d'exposer voire vie en voyant l'extrême affliction de votre peuple; mais vous vous êtes présentée devant notre Dieu pour empêcher sa ruine. Et il a été dit à Marie, comme à Judith^ qu elle a été bénie plus que toutes les femmes de la terre. £lle-méme dans son ravissement s'est écriée : toutes les générations m'appelleront bienheureuse. (Luc, I, 48.) Il a été dit à Judith : Les hommes, se souvenant

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