‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 38 sur 161 · LE VENDREDI · texte numérisé non relu

LE VENDREDI

de la puissance du Seigneur, ne cesseront jamais

de vous louer : vous êtes bénie de votre Dieu dans toute la maison de Jacob, parce que le Diea dlsraâi sera à jamais glorifié en votis par tons les peuples qui entendront parler de votre nom.

Noos ne voyons nulle part quelles sont exactement les sept douleurs de la sainte Vierge. Pen^ éue le nombre sept est-il employé ici pour signifier l'abondance, de ses peines, ou bien, si l'on veut^ les spécifier, on trouve Traiment dans la vie de Marie plus de douleurs qu'il n'en faut pour com*- {déter ce nombre. On est réduit alors à choisir les principales, que désigne en effet la tradition. Ce sont r 1* Taffliction que Marie dut ressentir par la prophétie du saint vieillard Siméon, qui lui prédit avec la gloire de son fils les contradictions auxquelles il serait en butte, ét tous les déchirement de cœur qu'elle en éprouverait; 2®* la fuite en Egypte quand, sur l'avertissement de Tange, la sainte famille fut obligée de quitter Nazareth et la Palestine, afin de sauver l'enfant Jésus de la persécution d'Hérode ; S*" les angoisses qu'elle a ressenties en ne retrouvant point son fils qu'elle a cherché vainement h Jérusalem et dans les environs, la douleur d'une mère qui croit avoir perdu son en&nt; 4* la trahison de Judas et Tarrestatton de Jésus, conduit garrotté devant le grand prêtre, * devant Pilâtes devant Hérode l Quelle douleur pour

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APRÈS LE DIKAHGHE I» LA PASSION. Si9

ime mère qui connail rinnocenoe de son fils, mais

aussi la haine el l'iniquité de ses ennemis ! Puis son jugement et sa condamnation à mort avec Umles les violences et toutes les indignités qu'il a subies: souffleté, flagellé, conspué, foulé aux pieds comme un ver de terre; toutes ces tortures retentissent dans son cœur maternel, qui en est plus déchiré que le cœur même de, son fils; 5* le , portement de la croix sur la voie douloureuse qu'il arrose de ses sueurs et de son sang, et où, suivant la ^adition, sa mère le rencontre, dans une de ses défaillances; 6° le crucifiement dont Marie est le courageux témoin, bien que chaque coup de marteau qui enfonce un dou dans la chair de son fils lui brise le cœur; puis tout ce qu'elle ressent sous la croix inondée du sang de Jésus, et pendant qu'elle (Bontemple ses pkties béantes et qu'elle entend le râle de son agonie, la dernière parole que Jésus lui adresse ainsi qu'à saint Jean, et qui lui donne un autro fils; 7** le côté de Jésus entr^ouvert par la lance du soldat, qui perce le cœur de sa mère, quand Tâme de son fiJs ne la sent plus; la déposition de la croix du corps de Jésus, qui l'enlève à ses regards maternels et à sa tendresse par l'ensevelissement 1 Douleur immense et que Marie seule peut éprouve^ à ce degré, parce que, mère de Dieu et ayant l'intuition de ce qu'est son fils, elle est accdoiée par le contraste de tant de gloire et de

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