‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 46 sur 161 · EVANGIU SELON SAINT MARC, XVI · texte numérisé non relu

EVANGIU SELON SAINT MARC, XVI

Lorsque le jour du sabbat fut passé, Marie- Madeleine, Marie, mère de Jacques et Salomé, achetèrent des parfums pour aller embaumer Jésus. Et le premier jour de la semaine, de grand matin, elles arrivèrent au sépulcre au lever du soleil. Elles se disaient entre elles : Qui nous ôtera la pierre qui ferme rentrée du sépulcre 1

Mais en y regardant elles virent que la pierre, qui était fort grande, avait été enlevée. Alors, entrant dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis au côté droit, vêtu d'une robe blanche, et elles furent effrayées. Il leur dit : Ne craignez point; vous cherdiez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié; il est ressuscité, il n'est point ici. Voici le lieu où on Tavait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée. C'est là que vous le verrez, conmie il vous l a dit.

0 joyeuse et consolante parole l Surrcxit , non M hiel II est ressuscité, il n'est point id. Un ange a annoncé à Marie rincarnation du Verbe dans ses entrailles virginales. Un ange a annoncé ans bergers de Bethléem la naissance de THonmie- Dieu qui doit sauver le monde. Un ange encore annonce la résurrection du Rédempteur, qui vient de sortir glorieux du tombeau, et sur cette pierre sépulcrale, à Tencontre de ce qui se fait pour les autres hommes» on n'écrira point : Hicjacet, mais : Nm esthiCjmmxU sicut diant. Son tombeau sera glorieux, avait dit Isaïe (chap. XII). Le crucifié est ressuscité; celui qui est mort de la mort la plus ignoininieiise et la plus terrible est maintenant en

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possession de la via k plus glorieuse k plu»

heureuse. Son règne commence après la tombe, là où finissent ordinairement ceux de la terre» Donc aujourd'hui y ensevelissant toutes ses igno* minies et ses douleurs dans le tombeau qui n'a pu le retenir captif, le Rédempteur a mis ses mystères n lumièfey 40com]di les prophéties, réalisé sa parole, tenu ses promesses, sanctionné sa dootrine, confirmé sa nii&siion, et donné au monde la preuve la plus éclatante de sa divinité. (Aom*yI,4.)

Or, la résurrection de Jésus-Christ est un fait aussi bien constaté que le fait historique le plus certain. Les témoins en sont nombreux : les deux Marie et Salomé au tombeau ; Marie-Ma^^deleine au jardin, les disciples d'Ëmmatts, le&apô* tires le jour de k pécke miraoQknfia^ et au cémûcb le jour de la première apparition de Jésus l'incrédulité de saint Thomas se rendant à l'évidence. sttMÎble^ qui parçok {» les yeux et tooelie avec Is main ; saint Jean après, et enfin plus de cinq cents personnes, dit saint PaiU(l Cor., XY, 6), qui ont eu k bcsibeur de voir «t d'entendre k Sauveur pendant les quarante jours qu'il a passés sur k terre au milieu de ses disciples^ pour les. inetnîfey ks fortifier daas kor fin, aoanlioir k«c espérSBCe et enflammer leur charSté.

Ce kit, confirmé par tant de témoignages est la kndemeBl Mitre fin; car il prOBve k SfÔMÈé

db Jé8»-GhnBL U s'est MÊsaaàté Im^mltme par

sa propre vertu, et cela n'appartient qu'à railleur de la vie. Donc s'il est ressuscité, il est Dieu; i^ii es^ Dira, m parole est la réritémêm^j eUe est infaillible, et ainsi elle doit êtie crue dans ses dogmes y obéie dans ses commaïKLeiueiits, et smrâ dans ses conseils» Done VÉ^^mb qttll a fondée, pour l'annenoer à foales les natâoms et la Oûoserver dans sa pureté, doit être écoutée et nspeclée. £lle a été instituée diviaeinent poar enseigner et gonvener tons ke lioiiiinM dans les affaires du salut. Dieu lui a dit : Qui vous écoute, m'écoute ; qui vous méprise, me méprise. (Luc, X, 16.)

La résurrectiôn de Jésus-Christ est le gage de la nâtre (i Cor., XY, 230i car nous ne pouvons ressusciter que par sa puissance et en union avec

lui. Nous lui sommes attachés comme les membres du corps k la tête, puisque par le baptême nous avons été faits membres da sou corps spirituel qui est l'Ei^lise, et la tête entraîne les membres, parlent eu elle passe. Si Jésus^hrist a'éiaii pas jqssneus, obrétiem , qui vivras^, scoffrons et mourons dans l'espérance de la vie céleste qu'il nous a promise et dont sa promesse est Tencouragement et la consolaUon^, noua serions les plus misérables des hommes. (1 Cor.. XV, 19.) Car, eiitre que iious seâeofi^ dea trompeurs ou des

trompés^ des hypocrites oa des imbéciles , nom serions encore déshérités de notre avenir et toutes nos tribulations et nos mortifications ici-bas sèment en pure perte. Notis aurions couru en vain dans la lice , et frappé Vbxt dé nos poings dans la lutte de cette vie, (1 Cor., IX, 26.) Mais le Christ est ressuscité, s^écrie saint Paul (1 Cor,, XV, 2)^ le premier d'entre les morts ; car comme la mort est venue par un homme ^ c'est aussi par un homme qu*est venue la résurrection des morts, et comme tous meurent en Adam, tous seront vivifiés en Jésus-Ghrist. (1 Cor., XY, 21.)

PRATIQUE

Puisque nous sommes rcssuscités avec Jésus-Christ par le baptême, recherchons les choses d'en haut et n'ayons plus de goût ni de désir pour celles de la terre.

PRIÈRE

Seigneur, accordez-nous la grâce d'entrer dans l'es* prit de TÉglise par une foi vive au grand mystère de la résurrection, par un amour sans bornes pour le Sauveur qui a voulu naître, mourir et ressusciter pour nous, par un vif désir de ressusciter un jour avec lui, et une volonté sincère et persévérante de nous maintenir dans la vie de la grâce, où nous sommes rentrés par la communion pascale, en sorte ^'on puisse dire

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à ceux qui nous chercheraient parmi les pécheurs et les tîédes ce que les anges disaient aux saintes femmes au tombeau du Sauveur : Non eil Aîc, resurrexit; il

n'est plus ici , il est ressuscité.

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