L^ASGENSION DE N. 8. JÉSUS-CHRIST
celui qui pouvait seul pénétrer vraiment les cienx,.
et qui est monté dans le ciel éthéré par sa propre puissance, et sans le secours de personne ni d'au* cune chose.
PRATIQUE
Chrétiens, en renaissant par le hapfitaie k la vie di» vins, nous socomes appelés à un progrès sans limite,
puisque notre esprit doit participer à la lumière et à la science de Dieu, et notre âme à son amour et à sa bonté. Donc, sursum corda^ élevons nos cœurs en haut, et marchons sans relâche sous la conduite de Jésus> Christ et de son Église et soutenus par sa grâce à la conquête de la perfeetion divine , quMl a recommandée à notre ambition, et promise comme prix de nns efforts.
PRIERE
Faites, nous vous en prions , Dieu tout-puissant
que, croyant IcruiGment que votre Fils unique, notre Rédempteur, est aujourd'hui monté au ciel, nous y habitions aussi nous-mêmes en esprit par Tardeur de notre désir. Par Jésus-Ghhst, etc.
LE BIMANGflfi APMS L'AâGSNâiON.
lr^ fiPiTRE DE SAINT PU^RE, IV, 7-11.
Soyez prudents, veillez et priez. Mais avant tout ayez une charité persévérante les uns pour ' les autres; car la charité couvre la multitude des pédiés. Exercez entre vous l'hospitalité sans lAurmure. Aidez-vous les uns les autres suivant vos moyens, cotnme des fidèles dispensateurs des dons de Dieu. Si quelqu'un parle, que ce sort comme si Dieu parlait par sa bouche. Si quelqu'un exerce un ministère, qu'il l'exerce comme par la vertu de Dieu , afin que Dieu soit glorifié en toutes choses par Jésus- Christ, auquel appartient la gloire et Tempire dans les siècles des siècles^ Ainsi soit-iL
L'Apôtre veut que nous réparions nos péchés par la diarité , c'est-à-dire que nous n'agissions plus que par la motion de Pesprit des enfants de Dieu, que nous avons regu au baptême, que nous devons attirer en nous par une prière incessante, et dont l'Église nous communique les dons par les
328 DIMANCHE APRÈS L'ASGEa^SION.
sacrements. Alors nous ne ferons plus rien en vue
de nous-mêmes, de notre avantage, de notre gloire ou de notre plaisir , mais tout, même les choses qui semblent les moins importantes, pour l'amour de Dieu et le bien du prochain. Notre disposition habituelle envers nos semblables sera comme celle de Dieu envers toutes ses créatures, de contribuer, autant qu'il nous sera possible, à leur être utile ou agréable, ne cherchant point avant tout dans nos rapports avec eux ce qui nous convient, faisant pour les autres ce que nous voudrions qu'on fît pour nous, et même à l'exemple de Jésus-Ghrist qui a réalisé ici-bas la perfection de la diarité , nous sacrifiant pour ceux que nous aimons, coname il nous a aimés touB jusqu'à mourir pour nous. Exerçons donc les uns envers les autres Thospitihlité sans murmure, c'est-à-dire sans nous fâcher de la peine, de rembarras, des dépenses que cela peut nous causer. Ce qui suppose que nous sommes prêts à faire participer le prochain à ce que nous possédons, à le soutenir, à le réjouir par la com« raunication de nos biens. Et par hosf)italilé il ne faut pas seulement entendre ici Tasile matériel avec les choses nécessaires à la sustentation ''du corps, mais encore la protection que nous devons lui accorder dans le monde , au milieu de la société, afin qull puisse s'y établir honorablement et s'y faire une position.
DDIANGHfi ÂPBËS L'ASCENSION. 329
C'est là une sorte d'hospitalité morale souvent
plus utile que la première, parce que, au lieu de dénigrer les autres par la médisance ou la calomnie , comme il arrive fréquemment dans les conversations mondaines , nous les patronnons , au contraire 9 dans leur réputation, les défendant contre les attaques malveillantes, et ainsi les couvrant de notre protection morale , comme si nous leur ouvrions un refuge dans notre propre maison. Enfin, si nous sommes vraiment chrétiens, enfants de Dieu, frères de Jésus-Christ, et ainsi animés et conduits par son esprits i tâchons de laisser cet esprit parler et agir par nous, afin que nous en soyons en toutes choses les ministres et les instruments. Que la parole de Dieu soit la lumière de nos discours , et n'ouvrons la bouche que pour donner passage à la manifestation de sa loi, de sa vdonté. Quel que smt le ministère que nous remplissions, les fonctions que nous ayons à, exercer , ne soyons jamais que les dispensateurs fidèles de la grâce divine, qui se communique sous des formes si diverses, et qm est accordée à chacun d'une certaine manière, et dans une certaine mesure selon sa position , et pour accomplir les devoirs de son état dans l'intérêt de tous. Alors ce ^qui vient de Dieu retourne à Dieu, qui tire sa gloire de toutes les hénédictions que sa grâce nous transmet par Jésus-
330 DIMANGRE APRÈS L'ASCENSION.
Christ , auquel appartint seul Fhoimeur et l'empire dans tous les siècles.
£VANG1L£ SELON SAINT J£ÂN, XV, 20-27} '
XYI, 1^
Lorsque 1^ consolateur sera venu» l'Esprit de vérité qui procède du Père, et que je vous enverrai de k part de mion Père^ il rendora témoignage de moi. Et vous aussi vous en rendrez témoignage , parce que vous êtes avec moi dès le commencement. Je vous ai dit ces choses 9 afin que vous ne soyez point scandalisés. Ils vous chasseront des synagogues, et le temps approche où quiconque vous fera mourir croira faire une chose agréable à Bieu.>Ils vous traiteront ainsi, parce qu'ils ne ceonaisscntni mon Père ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque ce temps arrivera^ vous vous souveniez que je vous les ai dites.
Ce qui s'est fidt dam les apôtres doit s'opéittr
proportionnellement dans chaque chrétien. Le Saint-Esprit, qui a été don&é à TÉglise et qpi l'assiâte en tentes choses» y rand perpémeUsiMftt
DDCANGHE APBËS L'ASCENSION. 381
«témoignage à la divinûé de Jésus-Ghrist, et dans . le sacrement de confirmation les fidèles reçoivent plus abondamment les dons de TEsprit-Saint^ yii leifrendent capables de mieux connaître laSaavanr^ et de le confesser wfeù ph» de courage et de constance. Ce témoignage du Saiût-£sprit nous est donné mystérieusement au fond du coeur, et celoU là seul, qui le reçoit, le comprend, parce qu*il ouvre en lui le sens des choses divines. Âiois la lumière du ciel y entre, qui augmente et consolide la foi et avec la lumière la chaleur d'en haut , ce que le Fils de Dieu est venu apporter à. la terre et qu'il veut y faire brûler (Luc, XII^ 49), qui allume dans les âmes Tamour surnaturel, Tamour de Jésus-Ghrist et pour Jésus-Ghriât, qui les pousse à le servir et à le faire connaître, c'est-àdire k travailler à l'accomplissement de sa volonté et à l'avancement de son règne ici-bas« Alors aussi, comme les. ap&tres, mais suivant nos forces, nous
devenons capables de rendre témoignage à Jésus- Christ devant le monde, et cela de deux manières, par nos p4|oles et par nos œuvres. Par la parole nous professons notre foi^ nous proclamons que Jésus- Christ est le Fils de Dieu, le Yerhe incarné, descendn en terre pour nous racheter au prix de
son san^, et tous les dogmes qu'il nous a révélés et que l'Église enseigne; vérités qui scandalisent MUS qui n'ont point reçu le témoignage du Saint*
33S DIMÀISrGHB APRÈS L*ÂSGËNSION.
Esprit y parce qu'elles surpassent leur raison et
que le sens du divin leur manque. Mais nos actes, dgivent confirmer le témoignage de nos discours, et les œuvres du vrai chrétien, par lesquelles il confesse principalement Jésus-Christ, c'est Tobéissance à son Église et Tobservation de ses commandements. Autre scandale pour le monde , qui prétendant à l'indépendance, au moins dans son esprit, a horreur de l'autorité^ refuse la loi divine, et traite de chimères ou d'exagérations les vertus essentielles au christianisme, la soumission, Thumilité, la pureté, Tabnégation de soi-même. Tout cela, dit-il , n'est plus de notre siècle, dont la raison plus éclairée par Tobservation des faits a * mis chaque chose à sa place , et a trouvé Tart de satisfaire harmoniquement tous les besoins de l'âme et du corps, en sorte qu'aujourd'hui la chair, sacrifiée à l'esprit par la doctrine chrétienne, a été relevée à son niveau et réhabilitée par une philosophie plus savante et plus équitable. Nous attendons les vertus héroïques que le monde produira par cette voie, pour les opposer à celles des saints de la religion chrétienne! Pour vous, chrétiens fidèles, qui àvék reçu le témoignage de r£sprit, et qui voulez le rendre a votre tour, rappelez-vous la parole du Maitre : Ayez confiance, j'ai v^ûncu le monde. U y a aussi en vous quelque chose qui est plus fort que le monde, et qui le vaincra si