‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 61 sur 161 · DIMANCHE APRÈS L'ASCENSION · texte numérisé non relu

DIMANCHE APRÈS L'ASCENSION

enfants de Dieu et frères de Jésus-Christ, portons haut ce titre qui obliire, et rendons témoignage par nos paroles et par nos œuvres à l'Ësprit-Saint dont nous avons reçu les dons.

FRiiBS.

Dieu tout-puissant et éternel, faîtes que notre TOlonté soit toujours soumise à Isr ydtre et notre cmxr tout déyoué au service de votre divine majesté. Par

Notre-Seigneur Je.-. us-Christ, etc.

LE DIMANCHE P£ U PMÏEGÛIË.

ACT£S D£S APOTRES» II, Hi.

Quand les jours ^ de la Pentecôte furent accomplis, les disciples étant tous dans un même lieu, on entendit tout d*un coup comme le bruit d'un vent violent qui venait du ciel et qui remplit toute la maison où ils se trouvaient. Âxt mèone instant ils virent paraître comme des langues de feu, qui se divisèrent et sTarrétèrent sur chacun d^eux. Alors ils flirent tous remplis du Saint-Esprit , et ils commencèrent à parler diverses langues , selon que le Saint-Esprit leur donnait de les parler. Or il y avait à Jérusalem des juifs religieux de toutes les nations qui sont sous le ciel. Dès que le bruit s'en fut répandu , la foule s'assembla, et ils furent confondus , de ce que chacun entendait les disciples parler dans sa langue. Ils 'On étaient stupéfaits et ils disaient dans leur étonnement ; Ces gens qui nous parlent ne Mnt-ils pas tous GalUéens ! Gomment donc les

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entendons-nous parler chacun la langue de notre pays? Parthes, Mèdës» Ëlamites, ceux d'entre nous qui habitent la Mosopotamie, la Judée, la Gappadoce, le Pont et TAsie, la Phrygie et la Paniphylie, TÉgypte et la Libye, autour de Gyrène» et ceux qui sont venus de Rome, juifs aussi et prosélytes, Grétois et Arabes, nous les entendons raconter chacun dans notre langue les merveilles de Dieu.

n en est du miracle des langues, que les apfttres

se mirent à parler aussitôt après avoir reçu le Saint-£sprit, comme des autres miracles qui devaient suivre et confirmer la prédication de ceux qui croiraient et seraieut baptisés. Ces grandes manifestations de la puissance divine par des signes extraordinaires ont été nécessaires dans les commencements (le rÉglise pour frapper Tesprit des hommes, et les ouvrir à Taction de la parole apostolique leur annonçant les vérités étemelles et de* vaut conquérir leur foi. Mais cela ne veut point dire qu'il suffise de croire et d'être baptisé pour opérer des miracles; ce qui est le privilège des apôtres et de quelques hommes que Dieu a daigné employer dans la suite pour répandre sa parole, manifester sa volonti', c l accomplir ses desseins. De même il ne suffit pas d avoir reçu le Saint-Esprit

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pour parler toutes les laDgues de la terre. Par le saerement de confirmalion chaque chrétien reçoit aussi les dons du Saint-Esprit^ et par refficactté de ces dons célestes il est rendu capable de professer avec courage la doctrine de Jésus-Christ, et de combattre avec force pour sa cause. Il est «ffermii consolidé, coufiriiié dans la foi par la vertu d'en haut) qu'il reçoit comme les apôtres au jour de^la Pentecôte, mais dans une autre mesure, sous une autre forme, et se manifestant par d'autres effets. On n'entend plus le vent impétueux qui ébranla le cénacle ; des langues de feu ne paraissent plus sur la tête des confirmants, et ils n^é tonnent plus par le don des langues. La descente du Saint-Esprit est moins sensible, elle s'opère par l'imposition des mains du pontife, et par Fonction du saint chrême. Néanmoins il aihve encore souvent que le miracle des langues àe reproduit, mais d'une manière toute spirituelle : ce c^ui, au dire du pape saint Grégoire, n'est pas moins merveilleux que les mirades qui s'appliquent aux corps. Ainsi parler toutes les langues du monde signifie avoir le don de se faire entendre de tout le monde, et dans le fait nous ne savons point comment les apôtres se faisaient comprendre des juifs de tous les pays, soit qu'ils parlassent des langues diverses, soit qu'ils n'en parlassent qu'une seule, devenue miraculeusement intelligible à tous. Aujourd'hui en-

-core une âme pleine de foi^ et que TËsfuit-Skaijat anime de la chaiité da Jésot-Chriat, troava le moyen de se faire écouter et comprendre par les hommes de toutes les conditions et de tûus lea âges, par la persuasion d'one éloquence surnaturelle, qui souvent n'a rien de conamun avec la pompe de l'éloquence humaine* (1 Cor., I, 17.) En parlant à une multitude de personnes, qu'il réunit momentanément dans un même sentiment, dans une même pensée, dans une même volonté^ rkomme de Dieu ne parvient-il pas à faire de sa propre conviction la conviction de chacun, et ainsi de parler en ce moment la langue de tous; et tous ne peuymt-ils pas dire aussi avec étonnement : Gomment celui-là, qui m'est tout à fait étranger, exprime-tril si bien ce que je sens et parle-t-il si nettement mon langage t Gomme dime la gtftce de Dieu peut spirituellement faire voir des aveugles, entendre dê& soucds ^ redresser des boiteux , et rendre le mouvement aïo^paraly tiques ; comme elle peut guérir et ressusciter les âmes, elle peut aussi, et cela arrive tous les jours dans l'Église, accorder k ses ministres le don dp parler toutes les langues du ciel et de la terre, c'est-à-dire de faire sentir, comprendre et goûter la parole divine aux hommes •de tous les pays, de toutes les conditions et de tons les degrés. C'est le miracle de la propag.ation de la foi, qui n a jamais été interroni{iae dana TÉgUse,

et c'est uBe des preuTee les plus bmppmtos qvr'eUe est universelle ou catholîfie*

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