DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS
glorifiant dans le cœur très-saint de votre Fils bien* aimé les principaux bienfaits de sa charité envers nous, de nous réjouir aussi de ces bienfaits d'une manière efficace ét par les fruits que nous en retirerons^ par
noire bei^neur Jcbus-Ghrist, etc.
fiPITRK (1 Pierre, V, ô-ll).
Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu y afin qu'il vous élève au temps dé sa visite, jetant en lui toute votre sollicitude, parce que lui-même a soin de vous. Soyez sobres et veillez ; car le démon, votre adversaire, tourne autour de vous comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. Aésistez-lui donc en demeurant fermes dans la foi , sachant que vos frères, qui sont répandus dans le monde, souffrent les mêmes afflictions que vous. Le Dieu de toute grâce, qui. vous a appelés en Jésus-Christ à son éternelle gloire, vous perfectionnera , vous fortiliera et vous alfermira, quand vous aurez souffert un peu de temps. A lui la gloire et Tempire dans les siècles des siècles ! Ainsi soit-il.
Dans les peines qui nous arrivent, dans les tentations auxquelles nous sommes exposési et dans
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les tribulations qu'elles amènent, si nous y cédons^ nous somme» portés naturellement à nous apitoyer sur noire sort, qui nous semble pire que celui des autres, et comme si nous étions les privilégiés du malheur 9 nous pensons^ ou du moins nofos disons k qui veut Tentendre, que ces eboses-Ià sont faites pour nous, et que nous sommes plus à plaindre que personne. De là des sentimenls ou des psMles contre la justice de la Providence, des mouvements d'envie contre les autres, de dépit de lôurs avantages^ et le découragement en ce qui nous concerne. L*apôtre veut ici nous préserver de cette mauvaise disposition en nous montrant que nous sommes dans les mêmes conditions que • tous nos semblables , exposés mx mêmes dangers et secourus aussi par la même protection. Ces dangers nous viennent du dedans et du dehors : du dedans, par les misères de notre âme, de notre esprit et de notre corps. Uhomme est toujours prêt à s'exalter par l'orgueil, à se troubler par les inquiétudes de l'esprit, et les nécessités et les ma^ ladies du corps amènent bien des douleurs. Au dehors nous sommes plus ou moins en lutte avèe les personnes et les choses qui nous entourent. Toutes sortes d'excitations nous arrivent par l'acûoa des objets sensibles sur la concupiscence , d'où sortent des dédrs sans cesse renaissants, des passions désordonnées ; et par derrière tout cela.
Tapôtre nous montre l'ennemi de Dieu et de rhomme, celui qu'il appelle noli*d adversaire, qui tourne autour de nous comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. ]\Iais, ajoute-t-il, tous jouissent aussi des mêmes secours au milieu des périls communs. Car Dieu a soin de toutes ses créatures, et Jésus-Christ nous assure que tous les cheveux de notre tête sont comptés. (Luc, XII, 7.) Jetons donc toute notre sollicitude en la bonne Providence, et ne nous inquiétons point tant de nous-mêmes et de notre avenir* A chaque jour suffit sa peine, et chaque jour aussi apporte son secours. (Matth., VI, 34.) Quand dans une situation doniiée nous avons fait tout ce que le devoir et la prudence demandent, remettons le reste entre les mains du Père céleste, qui sait mieux que nous ce dont nous avons besoin et ce qui nous sera vraiment utile. Mais aussi pendant ce temps sachons maintanir noUe invagination , nos désirs, notre volonté propre; ne nous laissons point entraîner par l'orgueil ni par la concupiscence, afin de ne point donner prise aux atteintes de l'ennemi. Opposons constamment à ses attaques le bouclier de notre foi, contire lequel, dit saint Paul (Éphés.^ VI, 16), s'éteindront ses traits enflammés; et rappelonsnous toujours, ce qui nous sera une force et une consolation dans nos souffrances, que nos tribulations, si elles ne sont pas un châtiment mérilé.
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uue jusle expiation de nos fautes et ainsi un effet de la justice de Dieu, sont une épreuve de sa nûséricorde^ qui nous prépare par rhumiU(é> la patience, la résignation et l'abandon entre ses mains à réternelle gloire, ou nous ne pouvons être établis et fixés qu'après avoir souffert un peu de temps en union avec Jésus-Christ pour la mortification du vieil homme et la formation du nouveau.