LE DIXIÈME DIMANCHE APRÈS U PENTECOTE
ÉPITRE (1 aux Cor., XII, 2-11).
Vous savez que, quand vous étiez païens,
vous vous laissiez conduire devant les idoles muettes, pr je vous déclare que nul homme, parkut par l'esprit de Dieu, ne dit anathëme à iésoBy et personne ne peut dire : Jésus est le Seigneur, sinon par le Saint-Esprit. U y a, à la vérité, diversité de dons spirituels, mais il n'y a qu'un môme Esprit. Il y a diversité de ministère, mais il n'y a qu'un même Seigneur. Il y a des opérations diverses, mais il n'y a qu'un même Dieu qui opère tout en tous. Or TEsprit se manifeste en obacun pour l'utilité de T Islglise. A frm est aceordé par l'Esprit le don de parier avec sagesse; à l'autre celui de parler avec science. Celui-ci reçoit la foi, celui-là le don de guérir les maladies, un autre le don des mira*des ; un autre le don de prophétie ; un autre le diâcern^ent des esy^its; un autre le dou dâ parler diverses laagues ; un autre le don de les
interpréter. Mais e'est un seul et même Esprit
qui opère toutes ces choses, distribuant ses dons à chacun selon qu'il lui pldt.
Deux indications principales nous sont données dans cette épitre. La première montre à quel signe on reconnaît que Pesprit de Dieu parle par un homme, à savoir si cet homme ne dit point anathème à Jésus et le confesse comme le Seigneur, le Fils de Dieu fait homme, descendu sur la terre pour nous racheter et nous sauver. . Ge signe s'applique aux hommes de notre temps comme aux Corinthiens auxquels s'adresse la lettre de TApôtre. Ces derniers, récemment convertis, inclinaient toujours par l'habitude aux pratiques du paganisme, et ainsi étaient disposés à accorder quelque confiance aux idoles, et aux prestiges opérés dans leurs temples par Tintenrention du démon. Le dëmon séduit ausd beaucoup de chritiens de nos jours par d'autres moyenSi- moins grossiers que ceux d'alors, mais qui néanmoins tiennent quelque chose de l'idolâtrie et tendent à y ramener. C'est une autre manière pour lui de se faire rendre ime sorte de culte par des pratiques mystérieuses, qui doivent mettre les vivants en commerce avec les morts de tous les temps, pour obtenir par leur révélation la connaissance des choses secrètes ou des prophéties de l'avenir.
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De lli Fosage des Ubles tonrnaiites et fMufantes,
des crayons magiques qui dirigent la main qui les tient, conduits eux-mêmes par une main invisible ou par une force spirituelle. Les nouveaux oracles aussi obscurs, aussi menteurs que les anciens, exaltent et égarent facilement les esprits faibles de nos jours qui les écoutent. Ils y perdent leur foi, et souvent leur raison. La manière infaillible de démasquer cet esprit d'erreur et de mensonge est de eonfesser devant eux la divinité de Jésus* Christ, leur proposant de proclamer le Seigneur et le Sauveur des hommes. Cette règle de saint Paul est conforme b celle donnée par saint Jean
dans sa première Épître, cliap. IV, 2.
Lie second avertissement, donné dans cette épi*tre> tend à combattre Torgueil ou les prétentions personnelles des Corinthiens, qui se glorifiaient, à ce qu'il parait, des dons du Saint-iilsprit qu'ils avaient reçus, chacun élevant le sien ainsi que son ministère et ses opérations au-dessus des dons des autres, comme aussi, ainsi que nous le voyons ailleurs (1 Cor», III, <k), ils se vantaient d'avoir été instruits ou baptisés par tel apotre, par Paul ou Apollon. Gela arrive encore aujourd'hui dansrK» gÛse et dans le monde. Même en faisant une
œuvre commune, on tend à s'en attribuer une plus grande part d'honneur et de profit. Chacun exagère naturellement Timportance de sa tftche, les diffi«
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eohés Tamcaes, et ks réstthals obtenus. Saint Paul
nous dit donc comme aux fidèles de Corinthe : « De quoi tous glorifiez- vous, puisque vous n'aves rien de vous-mêmes, et que vous avez Icmt reçu de Celui qui est le Principe unique de la vérité et de la vertu ? Si vous avez le bonheur de faire quelque bien dans TÉglise et dans le monde, de quelque manière que vous Toperiez, c'est par remploi des dons de 1 Esprit-Saint, toujours un dans la diversité de ses grâees. Quelle que soit la multiplicité des ministères, il n*y a cependant qu un 'mû Seigneur, le dispensateur et le directeur de tous, et les fonctions les plus différentes dans le bien ressortent toutes du même Dieu, qui opère tout eu toutes choses. Donc au Dieu unique toute la gloire, puisqu'à lui seui appartient la puis* sance, et que toute puissance vient de la sienne. (Rom, y XIII, 1.) Ainsi tout ce que vous pouvez £ure, divers dans ses applications, est un dans son principe, et quelle que soit aussi Tabou Jance du développement, c'est encore une seule et même chose par sa fin, qui est Totilité de l'Église, ou le Inen de tous. Ce n'est donc ni dans votre intérêt exclusif ni pour votre gloire que les dons de TËsprit- Saint, les grâces, les fonctions vous sont départis; c'est uniquement pour Tédificalion de TEglise, c'est-à-dire pour la gloire de Dieu et le salut des hoounes. Vofiis êtes àcmc prévaricateur, quand
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TOI» TOUS aitnObaiz quelque cliose de ce que Dîea
{ait par vous; car vous lui dérobez sa gloire, autsM qu'U vous est posable, et ea même temps vous aepiieK par votre ëgotsne à vous satisiaire aux dépens des autres, à les sacrifier à votre intérêt propre eu attirant à vous au delà de la justice ce qui est donné pour tons. « CTest ce que TÂpÔtre exprime admirablement dans les versets suivants, où il compare l'Église ou le corps mystique de j^usi-GJmst, dont les ehiitifina sont dmmWÊ las membres par le Laptême^ k un corps naturel, organisé et vivant, dont la santé et la force réfijotlr tent de Tharmonie parfaite de ses organes , tan* dis que leur discorde et leur lutte produisent la maladie et la mort* Noas retrouverons ailleurs cette admirable eemparaisoD.