‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 9 sur 161 · DIMANCHE DANS L'OGTAV£ D£ NOËL · texte numérisé non relu

DIMANCHE DANS L'OGTAV£ D£ NOËL

judaïsme au christianisme. L'Église ^ eu nous citant ]eur exemple , ne songe donc nullement à

nous préserver de celte faiblesse, que TApôtre leur reprochait , et qui rendait vaine pour eux la vertu de la Rédemption. Mais le pharisaisme est de tous les temps , sous une forme ou sous une autre ; par un trop grand attachement aux observances de la loi ancienne chez les premiers chrétiens d'entre les circoncis^ ce qui affaiblissait leur foi en rÉvangile^ et les ramenait^ comme dit TApôlre, aux élénoients de rinstruction religieuse; par une confiance exclusive ou prédominante dans les pratiques extérieures dn christianisme chez les chrétiens des siècles suivants, et particulièrement do nos jours, en sorte qu'on croit avoir tout fait en les accomplissant exactement, surabondamment ^ s'attachant à la lettre qui lue plus qu à Tesprllqui vivifie, et mettant sa dévotion dans la forme plus que dans la. vérité ou Tàme de la piété, qui est la charité, comme ces pharisiens que le Sauveur accuse tout en payant exactement la dime de fouler aux pieds la justice et la miséricorde. C'est la différence de la vraie et de la fausse dévotion. La * première y comme son nom Tindique, est le dévouement de Tâme k Dieu et h sa parole, et la plénitude du dévouement ou de Tobservance de la loi divine est dans Tamour, plenitudo legis dilectio^ {Rom., Xllly 1.) La seconde, qui pourrait, comme

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