APRÈS LA P£NT£COT
festin des noces par Tordre du roi a été ouverte à tous, bons et mauvais, et comme dit saint Paul,
il n*y aplas eu ni juif, ni gentil, ni Grec, ni barbare, ni homme libre, ni esclave. {GaL^ III, 28.) Tous ont été mis dans la même condition par la grâce de Dieu, et la foi a rendu le royaume céleste accessible à chacun. Seulement pour s'asseoir au banquet, il a fallu revêtir la robe nupliale, et celui qui ne la portait point a été déclaré indigne et expulsé* Nul, en effet, ne peut entrer en union avec Dieu sans purifier son âme par le baptême ou par la pénitence. Les gentils, appelés en masse par les envoyés du ciel au festin du ciel , y sont entrés par la régéoé ration baptismale, et les chrétiens, qui depuis ont souillé leur cœur par le pé« cbé, ne peuvent rentrer dans Tunion avec l'époux, qu'en lavant de nouveau leur robe dans la piscine • sacrée où les taches disparaissent.
Prenons la résolution de ne jamais mentir, quoi qu'il arrive ; car le mensonge altère la vérité, et Dieu ôit la vérité. Tftebons aussi de ne jamais nous mettre en colère contre personne, et si ce malheur nous arrive, ne lassons point la colère rester dans notre cœur pendant la nuit. G^est le moyen de rester uni à Dieu et de pouvoir prendre part au banquet divin.