‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 91 sur 161 · APRÈS LA P£NT£GÛT · texte numérisé non relu

APRÈS LA P£NT£GÛT

remplir de son venin. Quaud la colère possède «ne ftme, elle reicite de toates manières, par tontes

sortes d'imaginations, d'inventions et de pensées subtiles à trouver et à combiner les moyens de se venger. De là les machinations, les roses, et les

complots qui entraînent les hommes au crime et à la perdition par le désir de nuire à ceux qui leur ont fait du mal*

En troisième lieu, TApôtre recommande le travail, qui nous occupe utilement d^une double manière ; d'abord parce qu'il fournit à nos besoins, et nous met en mesure d'aider nos semblables : ce qui nous préserve de Tenvie de prendre aux autres ce qui leur appartient. L'homme oisif ou paresseux en est tenté un jour ou l'autre, puis*qu'il ne sait pas subvenir à sa subsistance par ses propres efforts. Puis le travail actif et con« tinu, employant vivement toutes les facultés et les forces de la volonté , de l'esprit et du corps, empêdie de penser à mal, et préserve des ten«» talions qu'amène la paresse, la mère de tous les vices.

Evangile selon saint matthibu, xxii, m4.

Jésus, continuant de parler en paraboles,

leur dit : Le royaume des cieux est semblable

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à un roi qui , "voulant iaire les noces de so& SUtf enttxya: ses servltètiffs appeler ceux qtrf étaient invités, mais ils refusèrent de venir, n envoya encore d*autres serviteurs avec ordre de dire de sa part aux conviés : J'ai préparé mon festin; j'ai fait tuer mes bœufs et tout ce qui avait été engraissé. Tout est prél : veoM aux noces. Mais eux, ne s'en mettant point eif peine, s'en, allient' Vm à sa maisoB kde campagne, l'autre à son négoce. Quelques-uns se saisirent dé ses serviteurs, les accablèrent d outrages et les tuèrent» Le roi^rayant appris^ en fut irrité; et envoyant ses troupes, il extor-* ittiaa ces naeurtriers, et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs: Le festin des noces est prêt, mais ceux qui y avaien été invités n'en étaient pas dignes. Allez donc dans les carrefours et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. Et les serviteurs, parcourant les rues, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, bons et mauvais, et la salle des noces fut remplie de convives. Mais le roi, étant entré pour voir ceux qui étaient à table, aperçut vBà hottime qui n'était point revêtu de la

APBÈS LA P£X^T£COT£. 5aâ

robe nuptiale : mon ami, lui dit-il, comment étas^Tcas «Dtré ici sois avoir la robe ooptialeT

Et cet homme demeura muet. Alors le roi dit à ses serviteurs : Liez-lui les maios et les pieds, et jetez-le dans les ténèbres extérieures. C'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de de&ts; car il y a beaucoup d'ap|)eii^s «t pw d'élus.

Les noees du fils du toi figoimt ici Timioii de

la nature divine et de la nature humaine en la personne de Jésus-Glirist, Verbe incamé, Dieu {tar la génération étemelle du Père , homme par llmmanité prise an sein de Marie. Mais le Verbe n'a revêtu la nature humaine que pour attirer à fau tons les hommes, et ks faire partîeiper au bonhear de la divinité, en commençant par plu.sieurs ^'il y a particulièrement invités et qu'il a voulu ^âttadier par leur foi, leur bonne volonté et leur amour. Cette union, qui commence par la grâce sur la terre et doit se consommer au ciel dans la gloire, constitue TJËgiise de Jésus^^rist, mib^ tante sur la terre, souffrante au purgatoire et triomphante dans 1 eteinilé. C'est pourquoi toutes

venir les épouses de Jésus - Christ, coutraclaut avec lui en ce monde ime alliani'e spirituelle^ en

Oigitized

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attendant qu'elles lui soient pleinement unies dans

le séjour céleste. Les premiers invités aux noces de l'Agneau ou à Talliance divine ont été les JuiC»^ que la miséricorde du Dieu d'Israël a préparés de si loin, si longtemps, et avec tant de bonté. Beaucoup ont été appelés et peu ont été élus. L'attachement aux jouissances ou aux affaires de la terre lea a empêchés de répoudre à l'appel d'en haut. Leur esprit charnel les a entraînés aux choses terrestres, Tun à sa maison de campagne, l'autre à son négoce. Ceux-ci n'ont point écouté la voix des prophètes qui les appelait. Ceux-là, ennuyés de leurs avis ou de leur blâme, les ont outragés, maltraités et tués. La même négligence ou les mêmes violences se sont renouvelées depuis dans l'Eglise, où il y a eu de tout temps une multitude de chrétiens infidèles ou même persécuteurs. Les Israélites ont payé de leur ruine et de leur vie la dureté de leur co ur eL leur ingralitude, et la grâce, qui leur était destinée, s'est détournée et répandue hors d'Israël sur ceux qui n'était' uL point le peuple de Dieu et qui le sont devenus. C'est lappel des gentils sûbstitué à l'é* leclion d'Israël, dont Tincrédulité a ouvert la porte du royaume du ciel aux nations. Jésus a dit , en effet, à ses apôtres : allez et enseignez toutes les nations; ceux qui croiront et seront baptisés seront sauvés. (Alalth,, XXYIII, 19.J La salle du

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