APRÈS LA P£MT£COT
nos reins pai* la ceinture de la vérité, qui est oomme le baudrier du soldat do Jésns-Ohnet,
c'est-à-dire ne pas céder à la sensualité, dont la région lombaire est le siège, et d'où partent avec les impulabns cbarneUee tontes sortes d'ilinsioiis,
qui par le prestige de Timagination eDtraiDent l'esprit dans l'erreur et la volonté dans le désordre. Gehii qui aime avant tout la vérité, et ne cherche
qu'elle, s'efforce avecla grâce de Dieu du dominer les appétits grossiers^ qui tendent aveuglément à leur satkfaotion sans s'inquiéter dn vni eu da faux, du juste ou de l'injuste. Cequi, quand ils pré- . valent, rend la vie dissolue^ dissoUUa^ c'est*à-dire dénouée y non contenue , comme une robe flottante, s'échappant de tous les côtés par l'expansion de ses désirs , tandis que ^ la vie chréti^me, au contraire, consiste k se releniri à se soumettre au joug de la loi ; ce qui la règle et la maintient comme ùii vêtement serré et orné par une cein-* ture. Puis le chrétien revêt la cotraase de la jus* tice : ce qui peut s'entendre d'abord de la justice ou de la justiiication acquise au prix du sang du Sauveur répandu pour nos péchés et qui nous a réconciliés avec Dieu; et ensuite du sentiment de l'équité qui se développe dans une conscieDoe chrétienne, et qui la préserve des tentàtions diverses par lesquelles le malin esprit tâche de l'entraîner dans l'iniquité vis-à-vis de Dieu et du prochain.
S&4 VXNOT-UNliatB DHlàNCHE
L'homme jute, en eSel, ét qui praliqm eéiÎMi-
semaui ia jusiice* esl cuirassé par elle contre les ^tteiiitop 4b la eensiiAiHé, 4e k vauiiié, cba l'an*. iMdon, éê Tâivariee, ou antres passions qui poussent ordinairement à manquer au devoir ^ dajgis fedéflondre»
En outre, le chrétien doit toujours être prêt à marcher pour aDuoacea l'évangile de la pai&, en d'aulMfi iennae toutes ses dénarebeay ses jM^tîoos, ses entreprises doivent tendre uniquement à ma-^ fliiester la volonté de Bieu parmi les hommeSi à , ' féire eonoaitre la dectrÎM de Jésns^^jbrist et mrtout à la pratiquer. Il doit prêcher par toute sa conduite y ou autrement joe ma dire ou ne rien iHre <pai ne eecve cUreclanent aa ûidij^tenieiit
au service de Dieu et au Jjien du procliaia. C'est pourquoi il dm( se couvrir du houclier de la foi, c'es^Ânline reponseer par sa fen&e adhésion à la parole divine les oppositions ou les doutés qui Tasasillant quelqueioia dans son esj^it e4 dans son emr, afin de les mMn «n guerre avec Dîea et ses semblables. Les traits enflammés de l^'ennemi viMUMsnt fi^éteindre contre oe beaeliw iwgi par le fisu da ciel, et qui nend plus sùmnwt ûnmhiérâble que celui décrit par Uumère. Il m^ enfin aur aa léle ie casqw dn sakiti pendant ^pij» aa nMÎn droite saisit le ^Mve. Par ce casque, qui protège la têle oontre les coups de i «mem^ les
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uns enleDdeul l'espéraDce cLrë Liée ne qui nous somtient dans le combat cootra la im1, aous ais^ )»êoIiaiit da dé£ûllir aolîèMnittit a« xniliMida héb
plaies et de nos chutes , coniiae il arrive aux blessés dont la tête a été préservée. D'autres voient dans ce casque la parole diviney^arme
défensive et offensive à la fois, puisque dans la tentation du Sauveur toutes les attaques du démon sont reponssées par dea textes do livre sacré. • Ainsi, dans Texaltation de la science humaine et l'embarras des doules i^*eUa suecUe, la pensée, dent la tête est T^rgane^ att urtont piéaomée 4a Teneur et des lén<^bres par la lumière de la doctrine révélée, quand aile a le bonbeujr d'en iaifa le guida de ses travaux et la flambeau da sas lantiers. Aux systèmes erronés et contradictoires d'une fausse science, elle n*a qu'à opposer sim- ' piement l'affirmation des vérités étarnenas, et le prestige est dissipé. Cependant la parole divina^ qai sert de eaaqia ou da proteciuai . dans ces cas et camma ame défensive, daidiAt une arme agressive ou d'attaque , quand elle est tmployée à annoncer la vérité en face du maosonge, qu^elle poursuit ensuite sous ses formas multiples et dans ses expressions si variées. Elle est alors la glaive de l'esprit, Fépéa spirituelle dont saint Planl dit ailleurs qu'elle est fUm péaé* trante qu'nn glaive à deux tranckants, et qu'^k
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descend jusque dans la moelle de Tâme et au point de jonctioii de l'esprit et du corps pour di^* eenier et séparer les pensées et les intentions du cœur. (Heb. II, 4, 8.)
JfiVANGlLE SELON SAIiNT MATTHIEU, XYIU, 2a-3â.
Le royaume des cieux est semblable à un roi qui .voulut faire rendre compte à ses serviteurs. En commençant, on lui en présenta un qui lui devait dix mille talents. Mais conune il n'avait pas le moyen de les lui rendre» son maître commanda qu'on le vendit, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il possédait pour acquitter sa dette. Ce serviteur se jetant à ses pieds le suppliait , en lui disant : Ayez un peu de patience, et je vous rendrai tout. Le maître, touché de compassion le laissa aller et lui remit sa dette. Mais cet homme ne fut pas plus toi sorti, que, rencontrant un de ses compasgnons qui lui devait cent deniers, il le saisît à la gorge et Tétouffait presque en lui disant : Rends-moi ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à ses pieds, lecraju* rait en lui disant; Ayez un peu de patience
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et je vous rradrai tout* Mais il ne voulut
pas Técouter, et il le fit melter en prison jusqu'à ce qu'il eût tout payé. Les autres serviteurs, voyant ce qui se passait, en furent très-afûigés et racontèrent à leur mattre tout ce qui venait d'arriver. Alors le maître l'appela et lui dit : Méchant serviteur, je t'avais remis tout ce que tu me devais, parce que tu m'en avais pJrié. Me • devais-tu donc pas avoir pitié de ton camarade, comme j'ai eu pitié de toi? Ët le mattre indigné le livra aux exécuteurs de la justice, le condamnant à rester entre leurs mains, jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il lui devait. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si ctiacon de vous ne pardonne à son frère du fond du cœur.
Noos répétons chaque jour dans notre priàra du
matin et du soir : Père, remettez-nous nos dettes, comme nous les remettons à ceux qui nous doi* vent, Pater, dimitte nobis débita nasira, sicut et nos dimilhbus dehiloribus nostris. C'est bien le moins sans doute, et c'est le degré élémentaire de la morale, que nous ne fassions point aux antres ce que nous ne voulons point qu'on nous fasse. Ët cependant, d'on^ manière ou de l'autre, nous sommes portâs par Tintérêt ou la vanité à
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être eiigeants* envers oeux qui noos doivent qiiel<que chûse, on même simplement dans nos jnga-
ments sur le j>rocliain, tandis que nous réclamons la tolérance pour nous, et que nous ne manquons jamais de raisons pour nous excuser, sinon pour nous justifier. Il viendra néanmoins un moment ou tout sera miis en lumière^ sans que nos prétextes el nfis fftiaaiiBenMVts seirent de rien. Alors le roi du ciel et de la terre entrera en compte aveii ses serviiteurs, et qui d entre nous n aura pas besoin de son indulgence? Qui n'aura point à implorer sa miséricorde devant la dette immense contractée à son égard, représentée ici par la ' -somme énorme de dix mille talents, si au-dessus des moyens du semleur, et qu'à coup sûr il ne |Miurra jamais rendre sans nn secours. Ce qui signifie que l'komme, depuis le pëebé, n'aurait jamais pu acquitter tout ce qu'il doit à Dieu , si JéjQS-Ghrisl m s'en était chaiigé, et n'avait consenti à le payer au prix infini de son sang qui seul donne de la valeur à ce que nous pouvons iaisQ, •et en bous unissant à son evpialion par netre participation à ses souffrances.
QaQ deviendrons^nous en ce terrible moment, «i, quand nous invoquerons la miséricorde diirine, dont i^ous aurons tant de besoin en face de la souveraine justice^ il nous est répondu que nous Avons été sans etttraiUes ^r nos f rères» les pow-
suivant» leâ preaaju à la gorge ou Ibut faisant vi(H lance y coame «e aiéchant aervitaiif, jusqu'à oa
qu'il nous aient payé? Notre dureté à l égaid des autres sera cotostatée par le tt^moignage de tous eau 4pû. Taurant vue ai qui an déposevont avec indignation. Alors se feront entendit daus le ciel ces terribley^ paroles : La mesure que vous avez êifpliquée à voire (irochaia va vms éire appliqoiéa (Matth., VII, 2), et vous serez traités comme vous avei tiCaité vos frères. Heureux les miséricordieux^ pavcaqu'ik obtiendront miséricorde. (Maitb*, 7») Mais il n'y aura point de piué pour ceux qui n'en n'ont paa eu. Ils tomberont entre les mains pui&^ aantea al inéviiablaa da rin^irascriptiJble jaslîcay
que la miséricorde ne viendra plus tem]>érer, et comme leur dette envers Dieu est inlinie , leur expiation n'aura point de fin. Tel sera le sort de
tous ceux qui n'auront point pardonné à leurs
frères du fond du cœur sincèrement et non paa seulement en paroles ou avec les apparaacea on
les formules de la charité, comme quand ou dit : Je ne lui en veux pas, je ne lui ferai point damai ; qu'il s'arrange avec Dieu qui est son juge ; je n'ai • point k m'en mêler; ou encore. Qu'il me laisse en repos et qu'il aille se faire pendre ailleurs. Parolas qu'on entend toop souvent dans le monde , même parmi les chrétiens ou des personnes pieuses, parce qu'on sait que le pardon des injures est com-
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mandé. Mais au fond la blessure est toujours vivante, et il &at peu de chose pour la rouvrir et la faire saigner de nouveau. On a pardonné, dit- OR, mais on n'a pas «oublié, en sorte que les espjiUy loin d'être réconciliés, sont toujours en défiance secrète, en hostilité cachée. La division subsiste au fond, et le démon tient séparées, sourdement irritées Tune contre Tautré, des ftmes que la charité de Jésus-Christ n'a pu rapprocher; et si elles ont le malheur de sortir de ce monde en cette disposition, sans s'être accommodées ici-bas avant de paraître devant le tribunal de Dieu, elles auront à rendre un compte bien plus terrible, et dont rien de leur côté ne pourra plus adoucir la rigueur.
PRATIQUE
Soyons intraitables vis-à-vis du démon^et combattons-le à outrance avec les armes divines que TÊglise nous met entre les mains en nous faisant chrétiens
et soldats de Jésus-Christ, à savoir le baudrier de la vérité, la cuirasse de la justice, le bouclier de la foi, le casque du salut et Tépée de la parole divine. Par contre ayons de la pitié, de l'indulgence pour nos frères, parce que nous en avons autant besoin qu'eux, et que nous demandons tous les jours à Dieu de nous pardonner, comme nous pardonnons; ce qui nous condanme, si nous ne pardonnons pas en elle t.
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Daignez, Seigneur, garder votre famille pàr une miséricorde continuelle, afin que, délivrée de tontes
les adversités par votre protection, elle rende gloire à votre saint nom par ses bonnes œuvrer, par iiotro- Seigneur, eU.