SVANGILB SELON SAINT JEAN, IV
Un officier, dont le lils pétait naïade à Capharnaûm, ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, alla le trouver et le pria de venîp chez lui pour guérir son fils qui se mourait. Jésus lui dit ; Si vous ne voyez des ^iracles et des prodiges, vous ne croyez point. Seigneur, reprit le père, venez avant que
Il nui
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APRÈS LA PENTECOTE. 54T
fils meure. Jésus lui dit : Allez, votre fils est
guéri. Cet homine crut à la parole que Jésus lui avait dite, et s* en retourna. Gomme il était en cbismin, ses serviteurs vinrent au-devant de lui, et lui annoncèrent que son fils allait bien. Il leur demdinda à quelle heure Veuimt s'était trouvé mieux. Hier, à la sepuème heure, dijneat^ils, la fièvre l'a quitté. Le père reconnut que c'était l'heure mênie a laquelle Jésus lui avait dit : votre fils est guéri ; et il crut^ lui et toute sa fajoaille.
Il y a plusieurs degrés dans la foi, si chez beau* coup , csnime dans roffiâer de cet évangile , elle
n'arrive que graduelleiueiit à sa plénitude. C'est 60 qui nous sœU^ digne de remarqne dans le £aît rapoBAé id. L'officier ^en ne ¥a Uronvor Jésse • que parce que s&n fils est à l'article de la mort. Il 'Craint de le perdre^ et sa foi consiste en ee mo^ m&ùl tout entièm dans l'espoir que son fils pmt étce guéri par le prophète ou celui qu'on regarde eoBUoe teL II a aaas doute .eAteanfai parler des gttérisons merveilleuses opérées par Jésus, et celle ide soQ eufaut par les remèdes ordinaires parais^ âant 4éfie^érée, il se rattadie k ee dernier moyen Mvame k une planche de salut. Hélas leomiKien de
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chrétiens agissent comme ce païen, et ne songent à prier Dien et à invoquer sa puissance , qu'après
avoir vainement essayé de toutes choses, et comme une sorte de'pis aller dans l'excès de leur infortune ou de leur désespoir. C'est donc une foi faible, et le Seigneur en fait le reproche à celui qui l'im* plore. Vous ne croyez, vous antres, lui dit-il, que si vous voyez des prodiges et des miracles. Car rofficier connaît encore si peu celui auquel il s'adresse, qu'il le prie de venir auprès de son fils mourant, comme si sa présence était nécessaire à sa guérison. Quelle différence entre cette foi ébauchée, et la foi parfaite du centurion qui de-* mande justement le contraire, priant Jésus de ne pas venir dans niie maison jindigne de le recevoir, mais qu'il dise seulement une pande et son serviteur sera guéri. Aussi le Sauveur s'écrie : Je n'ai pas encore trouvé une telle foi en Israël. Celui-ci, au cmtraire, insiste pour que le Seigneur aille chez lui, et de là le reproche et la leçon qu'il reçoit pour épurer et augmen* ter sa foi. Jésus voulant loi montrer qu'un senl mol de sa bouche suffit pour guérir, lui dit : Allez, votre fils est guéri. Il croit à cette parole et il s!en va. Sa foi monte d'nn degré par son adhésion à laflirmation du Sauveur. Il ne croit plus sa présence indispensable à la guérison de son fils, il a une plus grande confiance en sa puissance,* et
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quand, de retour chez lui il apprend que la guérison s'est opérée juste au moment où elle lui a été annoncée^ aa foi devient complète et en même temps efficace ; car elle se communique h sa fitmille et à toute sa maison qui crurent avec lui. C'est le propre de la loi pleine et vivante de se répandre en tout ce qui l'entoure^ et de toucher les âmes qui l'approchent , comme elle a été touchée elle-môme par l'esprit de Dieu. L'exemple de cet officier doit donc encourager les pères de famille, les maîtres et les maitresses de maison, dont le devoir est de travailler , suivant leurs forces , au bonheur de leurs enfants et de leurs serviteurs, niais surtout au salut de leurs âmes; et le meilleur moyen d'y coopérer pour leur part , c'est non pas seulement de leur rappeler leurs obligations envers Dieu et de les engager à les remplir, mais surtout de les y porter par leur exemple, de les y 'entraîner par l'ardeur de leur foi, et par la pra-^ tique sincère et persévérante des ^commandements de Dieu et de TJÉglise*
PRATIQUE
, BappeloDs-nous et disons souvent cette i^role du Sauveur à saint Thomas , qui exprime Tessenee et la perfection de la foi : vous avez cru, Thomas, parce que vous avez vu; heureux, ceux qui ont cru sans-
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voir! Pourquoi? parce ^'ils croient luûqueaieat à la parole divioe*
PRIÉES
Seigneur, daignez accorder à vos fidèles le pardon de leurs offenses et votre paix, afin qu^iis soient purifiés de tous leurs péchés et yoqs servent avec confiance et sécurité. Par Notre-Seigneur, etc.
LE
Du reste, mee Frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et ûam sa vertu toute^puissaïube. ûe-
vétez-vous de l'armure de Dieu, pour pouvoir résister aux esibâches du démou; car mus avons à combattre, non-seulement contre la chair et le sang , mais contre les principautés et les puissances de l'enfer, contre les princes de* ce monde de ténèbres, contre les esprits de lii^iiice répandus dans l'air. C'est i>oLuquoi prenec le0 amwA A» fiîea, afin fue voua puisaieE résister au jour de la tentation et den^eûrer parfaits en toutes choses. Soyez donc férmes; ^uela vérité soit la ceinture de vos reins, et la justice votre cuirasse, et que vos pieds soient toujours jMTéts à aller annoncer l'Évangile de la paix. Servez-vous en toutes choses du boudin 4e la loi, oà vienditoiit s'éteindre las tnîts«a*
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55S VINGT-UNIÈBCE DIMANCHE
jOammés du prince du mal. Prenez encore le c^ue du salut, et le glaive spirituel, qui est la parde de Dieu.
Ces p&ivles nous apprexuient quels ennemis le chrétien a à combattre^ et avec quelles armes il peut leur résister et les vaincre. Ces armes sont spirituelles, comme les emiemis qu* elles doivent affronter. Ici, comme en beaucoup d'autres an-*
droits de rixrilure, esl affirmée l'existence des esprits mauvais, puissances des ténèbres répandues dans l'air et x^rebant à nous tenter sous toutes les formes au moyen des choses sensibles, sur lesquelles ils exercent un certain empire, et par notre concupiscence qu'ils excitent par des attraits analogues. Saint Paul les appelle apiritualia ne* quitiœj le monde spiz'ituel de la méciianceté. De là la subtilité des tentaâons auxquelles Thomme est. exposé, non-seulement dans sa chair, mais surtout dans Tesprit par la vaine curiosité ou la concupiscence des yeux, et dans Tftme par Texal-* talion de la volonté ou Torgueil de la vie. C'est pourquoi Siéu lui a forgé des armes spéciales pour ce combat périlleux ob il succomberait assurément, s'il était abondonné à ses propres forces. L'annure est complète, et si nous savons la revêtir et nous eu servir comme l'Eglise nous renseigne, nous vaincrons. Nous devons d'abord entourer